CHAPITRE XIII 2o
dor-de-Bayamo) et d'autres cités dont plus ne me souviens,
Je sortis de Santiago de Cuba, et, à File des Pins, je tombai sur un bateau au mouillage. Ce fut un combat de rien ; le bateau était anglais et l'un des cinq de Walter Raleigh. Mes prisonniers me contèrent comment Raleigh s'en était fui et avait débouché du canal de Bahama ; ils ajoutaient : (( — C'est que vous lui avez tué son fils, qui était amiral, plus treize personnes. Voilà comme, de terreur, Raleigh s'en est retourné en Angleterre, emmenant quelques prises. » De quoi je donnai avis au président et au gouverneur de Porto-Rico pour qu'ils ne fussent plus sur le quivive. Ce bateau renfermait du bois de Brésil et quelque peu de sucre dont il avait fait prise ; en fait d'hommes, vingt et un Anglais. Je les conduisis à La Havane où ils restèrent jusqu'à l'arrivée de la flotte qui les emmena en Espagne.
Cependant je livrai les munitions et l'infanterie qui me restaient à Sancho de Alqviiza, lequel était capitaine général de cette île et de tous les lieux circonvoisins, et je retournai en Espagne avec la flotte dont D. Carlos de Ibarra était général. En mil"Six-cent-dix-huit, j'étaisparti, en mil-six-centdix-neuf je revins.
206 MEMOIRES DE CONTRERAS