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CHAPITRE IV

Où se poursuivent mes voyages au Levant, avec mes aventures jusqu'à mon arrivée en rile de Stampalie.

Toute la nuit, je poursuivis mon voyage, le cap sur la Beibérie, et le matin me surprit dans les Sèches * à dix milles de la côte ; il y avait là une galiote de dix-sept bancs, qu'il ne me fît guère plaisir de voir. Dès qu'elle m'aperçut, elle arbora l'étendard vert à trois croissants, qui pendait jusqu'à l'eau ; le cœur commença à manquer à mes gens et le patron s'écria : « — Pauvre de moi ! Nous voilà esclaves ; c'est la galiote de Saïd Mami de Tripoli. » Je le rebuffai et fis : a — Courage ! mes enfants, car nous tenons pour aujourd'hui belle prise, n

Sans plus voguer, je mis en panne, pour me préparer au combat; je tins prête ma moyenne^ ; je la bourrai jusqu'à la gueule de clous, balles.

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