‹ Mémoires;Chapitre 64 sur 173 · ARMES CACHEES EN UNE CAVE · texte numérisé non relu

ARMES CACHEES EN UNE CAVE

Nous arrivons en un pays qui s'appelle Hornachos, lequel était alors tout morisque, le curé seul excepté. J'étais logé dans la maison d'un de ces mécréants où j'avais mis mon drapeau et qui

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me servait de corps de garde, quand un soldat qui se nommait Vilches survint, disant: « — Senor alférez, je suis tombé sur une trouvaille. » — <( Comment ça h) Lui : a — Je suis logé dans une maison où il n'y a pas eu mèche de me faire donner à manger, parce que les gens disent qu'ils n'ont rien autre que du raisiné et des jQgues. En cherchant par la maison pour voir s'il n'y aurait pas des poules, j'entre dans une pièce qui est au dernier bout de l'habitation. Là, il y avait dans le sol comme le couvercle rond d'un silo. Je gratte et je trouve qu'il est mobile. Je le lève. En bas, il faisait noir. Pensant qu'il peut y avoir là des poules cachées, j'allume une chandelle que j'avais dans mon sac, et je descends ; il faut vous dire qu'il y avait une échelle. Quand je me vis au fond, je me repentis : contre les parois il y avait trois tombeaux très bien blanchis, de même que tout le caveau. Je soupçonne qu'on a enterré là quelques maures. Si Votre Grâce veut que nous y allions, il ne peut manquer, si ce sont des tombeaux, de s'y trouver des bijoux, car ces gens-là s'enterrent avec. » Je fis : (( — Allons. »

Je pris mon épieu, et nous nous rendons tous deux seuls à la maison; nous y entrons, nous demandons une chandelle. L'hôtesse, car l'hôte n'y était pas, désolée de me voir chez elle, me la

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