‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 16 sur 89 · Gavi, ville de la province d'Alexandrie, à dix kilomètres · texte numérisé non relu

Gavi, ville de la province d'Alexandrie, à dix kilomètres

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Cependant, le duc de Savoie prit tes tnMpea, tira <lii ooté delà rrrièredu Ponanl pour préparer le eheinin au siège <lr Savone. Tout cède ;• ses armes, et, rntrv plusieurs places, prend Piève1 et Ktage2, où il fit ijuanlilc ilt- prisonniers et de grande qualité; il prit lit'ulc drapeam qu'il envoya à S. M. <'t lui fareflt présenté! le 21e mai3.

Les < itiiois prirent Oneuie1 sur lui; mais il les en chassai liiriitot après.

an ml! JÎOTÎ. Sur la résistance du château de Gavi, soli-

dement fortifié par les Génois, voyez une lettre de Bullion à Il mit, 21 avril 102."» (Aff\ étr., Turin 5, fol. 170). La ville, OCCapéc par Ii- capitaine Meazza, avait été prise dès le 18 avril; 1<- château capitale le 20.

1. Pieve di Teco, ville de la province et à vingt et un kilol'orto-M un i/io Lignrie), sur l'Arrosria, tributaire

Ife de Gènes. Piève fut pris le 11 mai par le prince de Piémont : I)'- quatre mille hommes commandés par Girolamo il y en a plus' de mille tués sur la place, lui prisonnier avec cin<| ou six cents autres, et la ville de Piève s'est rendue ensuite. » Lettre de l'envoyé de Lorraine, Bréval (Bibl. nat., Nouvelles acquisitions françaises 3145, fol. 251, 24 mai).

•ttaggioou Voltaggio, grosse bourgade au pied de l'Àpennin, sur le Lemno, entre Gavi et Pontedecirao. Charles-Emma-

mit en déroute, le 8 avril, les troupes de Tommaso Caracciulu et lit prisonnier ce dernier.

Première rédaction du manuscrit A : « et deux bâtons de M" de camp ». Charpentier avait ajouté en interligne, au-des- MU de > abréviation, « maréchaux », puis « maîtres ». Final. ■-

le tout a été rayé. Voyez, sur la remise de ces trophées

i par le comte de Caluno, fils du comte de Verrue, Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, t I. p. S34.

1 >neglia, à quatre kilomètres à l'est de Porto-Maurizio, sur le golfe de Gènes, acquise en 1566 par Emmanu.l-Pliilibert de Savoie, était passée aux Espagnols en 1614 et à Gènes en i<

Les armes du Roi ne passèrent pas jusques à Gênes, faute de l'armée de mer qui leur devoit servir pour avoir des vivres, laquelle fut divertie et employée contre Soubise1. Ce retardement donna loisir à la république d'assembler quarante galères et faire une armée de dix mille hommes de pied, cinq mille chevaux et quatorze canons*.

Avec cette armée, elle vint droit à Acqui, où, les Valaisans que le duc de Savoie y avoit mis en garnison ne voulant point combattre, le gouverneur fut contraint de se rendre3. Cette nouvelle fit retourner le Connétable qui s'acheminoit vers Savone pour l'as-

1. Sur l'inactivité des onze galions de la flotte de l'amiral Charles de Guise, en présence des forces supérieures, voyez La Roncière, op. cit., t. IV, p. 461. Guise écrivait en juin à Bullion : o Toutes mes diligences auprès du Roi sont inutiles; il me dénie seulement ce qu'il m'avoit promis auparavant; néanmoins, je m'en vais à Villefranche ; mais si, de votre côté, vous ne pourvoyez à mon armement, je serai contraint de ramener mon équipage. Si vous en avez besoin, ne me laissez pas sentir la nécessité, car, passé ce mois, je n'ai plus de fonds et faut payer mes gens par avance » (Aff. étr., Suisse 18, fol. 322).

2. Gênes reçut, en juin 1625, un renfort de cinq mille Napolitains, transporté sur les galères du marquis de Santa-Cruz; ces troupes avaient été levées aux frais de la république génoise. En même temps, le contingent des troupes des Pays-Bas et d'Allemagne, commandé par Gonsalve de Cordoue, se joignit à l'armée du duc de Feria (Claude Malingre, Histoire générale des guerres de Piémont, Savoie, Mont ferrât (1630), t. Il, p. 637).

3. La place était commandée par Balthasard Ambuel, bourgmestre de Sion (1623) et colonel au service du duc de Savoie. Sur l'ordre donné par Charles -Emmanuel d'emprisonner Ambuel, voyez Ed. Rott, Histoire de la représentation diplomatique de la France auprès des cantons suisses, t. III, p. 914.

siéger. Bien que son innée lui inégale, il tourna tète droit a l'année ennemie et la vouloit combattre; mais il ta trouva logée si avantageusement qu'il se retira à Cannes1 en Piémont.

Le duc de Feria2, en même temps, s'en alla à Nicede-la-hullc ; ; de là, il |>;i*s;i par Gavi, qui ne se voulut pas rendre à lui, mais se rendit peu après à l;iide Gênes4, puis il prit sa brisée vers Asti et se vint loger à une canonnade de la ville à la fin de juill.

Le Connétable, qui y étoit demeuré malade il y ;i\oil trois semaines, en sortit'1, et le sieur de Créquy

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