‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 15 sur 89 · Le 16 septembre · texte numérisé non relu

Le 16 septembre

3. Neuf bâtiments, d'après Ch. de la Roncière, op. cit., p. 474.

!ii;ii.»- M I- tirant, la Vingt' et Saint-Michel toucli.i. ut ci ne purent gagner Oléron, où une partie du reste de leurs vaisseaux s étoit retirée.

On prit ledit Saint- Michel ; la Vierge se défendit et >• l.rula avec quatre vaisseaux1 du Roi qui étoient attaches a elle.

Haiiltain se signala en cette journée* et combattit oooragi nsement contre sa première intention, pour avi.ir revanche de l'injure du vaisseau que Soubise lui avoit meeli;mim.iit brûlé, an préjudice de l'accord lait entre ,-nx.

basalte, le tort de Saint-Martin de Ré se rendit a composition . De la, le duc de Montmorency fit voile en r.rouage pour chasser les rebelles de l'île d'Oléron et du toit qu'ai y taisoient. Soubise s'enfuit avec deux

I. Le Harlem, le Saint- Louis, YOlonnoisel le Saint- François . Histoire de la Rochelle, t. Il, p. 216). Voyez la lettre de Rréval au duc de Lorraine, Fontainebleau, 26 septembre « Le Roi n'a perdu en tout ce combat que M. le comte de Vauvert, frère de M. de Ventadour, qui est mort très cousement, avant accroché un grand vaisseau nommé la !-• premier dedans; mais, comme il pensait s'en •■ maître, le capitaine mit le feu aux poudres et le fit sauter avec le reste de ses gène; étant déjà blessé d'une mousquetade à la ruisse, ledil ■ apitaioi- se jeta ea mer et a été repêché

• t pria prisonnier et court fortune d'être pendu si le Roi

d'avis » (Bibl. nat., NonveUea acquisitions fran-

la lettre de Rubens à Valavez, 18 octobre 1625 : « Les BoUandoil l'attribuent [la défaite de Soubise] tout entière a leur amiral, M Hanltain » [Correspondu m ■• , t. III,

lion du manuscrit I Le 8* septembre, i • !• Saint-Martin de Ré. La garnison de six cent cin-

• !•»«"'• aoaeaeei .t. >ii eoaaaaandée par Saint-Jnst » (Ch. de la K..HI ière, op. cit , t l\ , p. 476).

ou trois vaisseaux en Angleterre; Mantin l'y suit, assisté de quelques vaisseaux que Haultain commandoit1.

Cette grande diversion des armes du Roi contre ses sujets rebelles affaiblit bien celle qu'il faisoit en Italie des armes d'Espagne2 pour faciliter le recouvrement de la Valteline, dont ils s'étoient emparés.

L'armée du Connétable et de M. de Savoie, composée de vingt-six mille hommes3, fut, dès le mois de mars, en campagne aux environs d'Asti; ils en partirent le 9e. Le Connétable menoit l'avant-garde et le duc de Savoie le corps de l'armée4.

Ils allèrent attaquer Acqui5, qu'ils prirent, Novi6 et plusieurs autres petites places7 qui ne durèrent point devant eux. Gavi8 leur fît quelque résistance et ne se rendit que le dernier avril.

1. Soubise se réfugia dans le havre de Falraouth. Voyez plus loin.

2. Var. : aux armes d'Espagne (manuscrit A). La première rédaction du manuscrit portait : « contre le roi d'Espagne ».

3. Le contingent français comprenait huit mille hommes de pied et mille chevaux (Bibl. nat., ms. Dupuy 93, fol. 11 v°). Les renseignements qui suivent sont empruntés au Mercure françois, t. XI, p. 469 et suiv.

4. Le tiers des forces était placé sous les ordres du Connétable, qui aurait préféré que les opérations fussent immédiatement engagées contre Savone (Ch. Dufayard, le Connétable de Lesdiguières, p. 545).

5. Acqui, ville de la Haute-Italie, à trente-deux kilomètres au sud d'Alexandrie, sur la rive droite de la Bormida.

6. Novi, ville de la province d'Alexandrie, sur le versant septentrional de l'Apennin ligure. Elle fut occupée par le marquis d'Huxelles et Créquy. M. de la Grange y tint garnison jusqu'à la reprise de la place par les Génois.

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