tome in . 1. i mu i. i..i. s. i.i na§ imliiw di manne
i reprise en ce point (actuellenMUl M. 127). Sancy a • •lit i li Barge, en regard de la première ligne : « L'an
il de la rébellion dr SOUMM Ml I inpninté au nrr \nuit '.ts, I \l. |, liv.
i \..\.v notre toene m. |». 148
où, voyant le Roi fondre sur lui, il se retira à la Rochelle, comme les oiseaux craintifs se cachent dans les creux des rochers quand l'aigle les poursuit. Là il reçut encore grâce pour la seconde fois de S. M. Mais, comme la reconnoissance des infidèles est aussi infidèle qu'eux, ces grâces descendirent si peu avant dans son coeur que, ne lui en demeurant aucun sentiment ni mémoire, sa rébellion, aussi féconde que l'hydre, renaît de nouveau. Il met le feu dans le royaume tandis que le Roi est employé en la défense de ses alliés, ainsi qu'Érostrate embrasa le temple de Diane tandis qu'elle étoit attentive à promouvoir la naissance d'Alexandre1.
Dès l'automne de l'année précédente, machinant en son esprit cette méchante entreprise, il alla en Languedoc trouver le duc de Rohan2, son frère, pour la concerter avec lui. Il lui dit que les grands vaisseaux de S. M.3 sont au port de Blavet, sans garde, en assurance et en belle prise. 11 feint de vouloir faire un voyage de long cours et, sous ce prétexte, arme quelques vaisseaux^ pour s'aller saisir de ceux-là, et
1. Les trois phrases qui précèdent figurent dans un discours prononcé par le sieur d'Olive, premier avocat du Roi en la sénéchaussée de Toulouse, et inséré dans le Mercure francois, t. XI, p. 215.
2. 11 y avait été précédé par son agent La Milletière. Sur l'opposition tout d'abord manifestée par Rohan aux projets de Soubise, voyez Mémoires de Bouffard-Madiahe, publ. par Ch. Pradel, p. 75-81.
3. L'escadre de la Milice chrétienne achetée par le Roi. Le manuscrit A portait tout d'abord : « Les grands vaisseaux appartenant partie au Roi, partie à M. de Ne vers. »
4. Soubise prépara son expédition à Chef-de-Baye, près la Rochelle; M. de Loudrières était l'un de ses principaux par-
quant et <|iiuul tenter de surprendre le château, qui Bal une place qu'il seroil difficile bu Roi de reprendre
mu eux s'ils l'avoient entre les mains. Il n'est point h. -snin «le rapporter ici les raisons1 <|iiil lui mit en
ml poor lui faire trouver bon ce dessein; car, à été infidèles, le seul pouvoir de nuire sutlit | les y persuader. Le due de Hohan envo\a ineontinent sa lenime m Bas-Languedoc pour solliciter les villes à r pendant qu'il Iravailloit au Haut-Languedoc ;i la même tin.
Bqubtae, après avoir demeuré (|uelques journ<< s
us prétexte4 d'aller consoler sa mère5 sur
ta mort de sa tille', s'en alla en Aunis pour exécuter
ttsans. Sur les ressources «pi il> réunirent, voyez Ch. Bernard,
// Tes >{'• Lomja XIII contre les religionnaires
■n estât (1633), p. 440, et la dépêche du 9 janvier
25 de l'ambassadeur hollandais Langerack : Bibl. nat., ins.
0, loi. 238 v°.
1. Première rédaction du manuscrit A : « raisons très grandes ».
■ février l»>-i.">. le duc de Rohan déclara « en pleine
assemblée de la ville de Castres » qu'il voulait « suivre la bonne
la mau\iv fortune de son frère de Soubise ». Lettre d'ÎIer-
l.anlt i Uiajre, aml.assadeur a Venise, 21 février 1625 (Arch.
'. fol. 114 v«).
de Rohan à Niint^. I ièa et \\ignon, voyez le Mercure franrois, t. \l, p. 207-208.
■ (ion .lu manuacril \ feignit ». rine <1«- Partbenay. Le L8déceml r Ile reracr-
! nal pour une libéralité n" le Roi à M'u de
■an ur loi I6fl r* : le 21 février II
• lie s'adressait i lui pour ><e plaindra (fa doc da Vendôme, qnd avait rais garnison dam sa maison de Josselin (Catalogue de n d'autographe» i léric IX, n* 1189).
• li m, née à la Rochelle en mars 1577,
son entreprise. Dès qu'il fut à la mer, il se saisit de l'Ile de Ré1. Les Rochelois, qui ne vouloient pas encore paroître de la partie jusqu'à ce qu'ils la vissent plus assurée, le prièrent de s'éloigner afin qu'il ne fit point tomber l'orage sur eux. Pour contenter leur désir, il fit voile plus tôt qu'il n'avoit pensé et arriva, le 6e de janvier 16252, à Blavet avec douze navires3, force barques et chaloupes. Il se saisit, sans coup férir, de six vaisseaux* qui étoient au port, entre lesquels étoit celui de la Vierge, artillé de huictante canons de fonte verte; se rendit maître de la ville de Blavet5 et bloqua le château, qu'il pouvoit prendre s'il eût osé l'attaquer, vu qu'il n'y avoit que seize hommes dedans lorsqu'il y arriva. Mais, quelques jours après, Querolhein6, lieutenant dans la place, s'y rendit avec les
1. Soubise occupa l'île de Ré du 7 au 15 janvier. L'intendant de Bris s'était réfugié, à son approche, dans le fort Louis (J. Guillaudeau, Diaire, publ. par L. Meschinet de Richemond dans les Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, t. XXXVIII, 1908). Voyez la lettre écrite par Soubise aux Rochelais, le 13 janvier 1625, avant son départ de Saint-Martin de Ré (Bibl. nat., ms. Brienne 212, fol. 306).
2. Erreur des Mémoires, dont la chronologie pour l'année 1625 est souvent fautive. Soubise arriva à Blavet dans la nuit du 18 janvier 1625. Voyez le récit donné par Ch. B. de la Roncière, Histoire de la marine française, t. IV, p. 464.
3. C'était l'escadre de Loudrières, armée pour une expédition en Guyane (Ch. de la Roncière, op. cit., p. 464).
4. La Vierge, le plus important de ces vaisseaux, était de 800 tonneaux, le Saint-Michel et le Saint-Jean de 600, le Saint- Louis et le Saint-Basile de 300 (Guillaudeau, Diaire, p. 265).
5. Sur cette ancienne dénomination du Port-Louis, voyez Ch. Bernard, Histoire du roy Louis XIII. Paris, 1646, p. 460.
6. Nom, omis par le scribe, ajouté en interligne sur le manuscrit A par Charpentier. Querolhein commanda à Hen-
soldats. 1a- duc de Vendôme, qui en reçut la nouvelle à Nantes, y alla prnuiptcmcnt avec toute la noblesse <|ifil put amasser1 et lui tit quitter la ville et rentrer dan* Kfl \aisseaux.
I.» Hoi avoit eu avis plus d'un mois8 auparavant de Otite entreprise et avoit commande I Mantin3 et au chevalier «le Saint-Julien' d'y aller en diligence et se i d;ni> les vaisseaux avec nombre de soldats et imtelotii nécessaires pour les détendre; mais le retardement qœ les surintendants5 apportèrent à leur faire
nebont de 1612 à 1616 (arch. du Morbihan, H 2405) ; il tenait ses pouvoirs du maréchal de Rrissac (Bernard, Histoire des guerre*.... |». '«'«'♦ j voyu une lettre qu'il écrivit au Cardinal le Wf\ étr., France 780, fol. 4). La défense du leau de Blavet par Querolhein est longuement décrite dans un mémoire du sieur de Louche, vicaire de Quimperlé (Aff. étr., France 783, fol. 73).
I Voyez la lettre de l'envoyé de Lorraine, Bréval, du 2 féi L626 : « Les nouvelles de Blavet sont très bonnes et le iverneur répond au Roi de la place; toute la côte de Bretagne est en armes » (Bibl. nat., Nouvelles acquisitions françaises 3145, fol. 209 v°).
ter les mesures de précaution prises contre les a pratiquas tl menées des huguenots », voyez une lettre d'Herbault à Béthune du 4 janvier 1625 (Bibl. nat., ms. Fran- :<>67, fol.
3. Manuscrits A et B : « Manty ». — Théodore de Mantin, ■ I.- I d'escadre et vice-amiral. Cf. Avenel, Lettres du cardinal de IV , |». 738, et Pithon Cuit. Histoire de la noblesse >mtat-\'ennissin, t. Il, p. 229.
'i le chevalier Saint-Julien lut chargé d'une mission en Hollande dans le < ourant de 1625 et se distingua dans la bataille naval.- .lu !."> septembre. Cf. Gh. de la Roncière, op. cit., p. 470. I.i Vi.uvill. et iu\ lliùluii écartés par Richelieu avaient succédé les surintendants de Cli.mqiigny et de Marilluc, assistés des quatre intendants des finances d< Ckcnij. lr<>us>on, Bomatj • i <\- Soapir.
délivrer l'argent qui avoit été ordonné à cette fin fut cause qu'ils n'y purent arriver que trois jours après. Par là voit-on clairement combien les plus petits manquements produisent de grands inconvénients, avec quelle exacte diligence il faut, en matière d'État, exécuter ce qui est commandé et que les maux, pour 'légers qu'ils soient en leurs commencements, ne doivent pas être méprisés1. Le point2 est le commencement d'une ligne infinie s'il y en a quelqu'une, et les plus grands fleuves ne sont pas plus considérables en leurs sources que les moindres ruisseaux.
Le duc de Vendôme, nonobstant toutes les troupes et le canon qu'il avoit, ne put ou ne voulut empêcher3, durant dix ou douze jours, Soubise de calfater et équiper à sa vue les navires qu'il avoit pris ; après
1. Richelieu a exprimé à maintes reprises la même pensée. Voyez notamment Testament politique, éd. 1689, 2e partie, p. 17 et 206.
2. Le manuscrit A portait fautivement : « pont » ; cette bévue du copiste a été corrigée par Charpentier.
3. Bassompierre {Mémoires, éd. de la Société de l'histoire de France, t. III, p. 199), envoyé parle Roi à Blavet, se rencontra le 7 février avec Vendôme, « lequel étoit fort malheureux et fort peu aimé, mais nullement coupable des choses dont on l'accusoit ». En revanche, la complicité de Vendôme est attestée par les dépositions recueillies au cours de l'enquête de 1626, notamment celles de Châteaubriant et du chevalier de Rasilly (Aff. étr., France 783, fol. 65 et 72 v°; voyez les lettres de Vendôme au Cardinal, 15 et 22 janvier 1625 : Aff. étr., France 780, fol. 1, et France 1503, fol. 235) ; il expliquait dans la seconde lettre « la peine que j'ai eue pour faire équiper des navires ici [à Saint-Malo] pour renforcer l'armée navale de S. M., suivant son commandement, faisant cet armement à mes dépens, seul, sans aide ni contribution de qui que ce soit au monde ».
[16?5J DE RICHKLIEU. 7
quoi il fit voile1 et s'en ;illa le loiif^ de la côte, prenant dans l<"> ports les vaisseaux qu'il rencontroit pour grossir sa flotte*.
Le Koi, incontinent qu'il sut que ses vaisseaux 'lin» nt prit, en envoya dem;iml»T M roi d'Angleterre, (|ui lui | m omit de l'en assister de huit3, ne pouvant
1 Dans la nuit du 4 février 1625 (voyez Ch. de la Koncière, ... t. I\ , p. 465). Des prisonniers furent faits par les troupes royales, lors de l'embarquement. Soubise revendiquait en leur laveur, par dm lettre adressée le 20 mars à M. de Cossé, président au parlement de Rennes, le traitement réservé aux « gens de guerre » et déclarait être à la tête d'un parti ou • tout le général de notre religion prend part » (Bibl. nat., uis. Dupuj 100, fol. 145). Voyez le récit donné au Cardinal le 15 février 1625, de Port-Louis, par François de Cossé : m M" d<- Ntndùme et de Retz ... ont été tellement soupçonne province qu'il se peut dire que sans moi on leur auroit refusé l'entrée des villes, et principalement celle de ' boni. Quand il vous plaira vous enquérir de la vérité,
vous trouverez que toute la noblesse du pays m'assistoit à charger les snnemis et que ceux qui en eurent nouvelles les Grent la ville du Port-Louis pour se jeter dans leurs vaisseaux, ce que je ne trouve point étrange, parce que, les ayant fait venir, il (toit bien raisonnable qu'ils leur donnassent le d de se retirer sains et saufs. Je puis dire avec vérité que les ennemis ont été seulement maltraités par ceux de cette s leur avons coulé à fond huit navires, contraint •<seau appelé le Saint-Framois de se rendre à discrétion, nt ou six vingts prisonniers des leurs, tué trois cents bouillies oe l<ur armée et rendu les plus grands vaisseaux en t que le moindre a plus de deux cents coups de canon » Vif. fer., France 1503, loi. 3 I Noyez la lettre dllerbault à l'ambassadeur de Venise, : « Le s' de Soubise est en mer qui mutuelle les cotes I de ce royaume . t tient en alanm tel -ujels de S. M. » (Arcb nat.. KK 1361, toi 115, 21 février K125).
I la demande du Roi avait été faite le 23 janvier; dès le
lui en bailler davantage à cause de la grande flotte qu'il préparait pour envoyer en Espagne1.
Il manda au Roi que, s'il avoit besoin de sa propre personne, il irait le trouver, bien qu'il eût sujet de se phindre de Madame, qui n'avoit pas voulu recevoir ses lettres ni celles de son fils, sans en avoir eu auparavant la permission de la Reine sa mère; qu'elle l'avoit satisfait après en avoir eu la licence2, mettant sa lettre, après qu'elle l'eut lue, sous son chevet, et celle de son fils en son sein, voulant par là donner à connoître qu'elle vouloit avoir son appui en lui et loger son fils en son cœur3.
En ce temps-là, qui étoit le mois de février, le Père de Bérulle, qui avoit été envoyé à Rome pour la dispense du mariage d'Angleterre, après avoir surmonté toutes les traverses que l'Espagne apporta pour l'empêcher, l'obtint enfin de S. S., qui l'envoya à son
2 février, Effiat annonçait le consentement de Jacques Ier (S. R. Gardiner, Documents illustrating the impeachment of the Duke of Buckingham, p. 140 et 144).
1. Cette expédition, dont l'objectif final fut Cadix, n'eut lieu qu'en octobre 1625. Voyez plus loin.
2. Manuscrit A : mais qu'elle l'avoit... — Var. (ms. Français 17542) : sans en avoir eu auparavant la licence, mettant... — C'est là une bévue du scribe, qui a omis une ligne du manuscrit qu'il copiait.
3. Emprunt au Mercure françois, t. X, p. 869, qui rapporte les propos tenus par le roi Jacques, le 15 février, devant sa cour : « Lorsqu'elle sera par deçà, je lui ferai là guerre de ce qu'elle n'a voulu lire ma lettre ni celle de mon fils sans avoir premièrement eu le consentement de la Reine, sa mère. Je lui sais néanmoins bon gré de ce qu'après les avoir lues elle a mis la mienne dans son coussin et l'autre dans son sein, comme voulant dire qu'elle se veut appuyer sur moi et loger mon fils dans son cœur. »
[1625] M U IIKI.1EU. 9
nomv1 avec ordre de M U point délivrer que les articles, qu'elle avoit dressés eu langue latine, ne lussent M-noclr la main des deux rois*.
Cela apporta un grand trouble en cette affaire3, le roi delà tonde-Bretagne faisant difficulté de signer rien • If nouveau outre ce qu'il avoit déjà signé, pour ce que, la mbetance <ies articles latins étant la même de
1 . Hernardino Spada, archevêque de Damiette et nonce apost..li.|u. en 1 rance de 1614 à 1627. Le 20 mars, La Ville-aux- ■ s écrivait à Klliat : « MM. les cardinaux de la Rochefouild < t «If Richelieu, que j'ai accompagnés chez M. le Nonce », n'ont pu le « persuader de délivrer la dispense » (Bibl. nat., .1. 142).
1 Le Père de Bérulle l'annonça au Cardinal, de Turin, le ; limer 1625 : « Je vous écris ce mot en chemin pour vous ■ncore que les affaires d'Angleterre s,- soient pasmu.- on peut d.sirer et que la dispense soit pure et simpl.-. el '|u"il n \ ait «ju'niir .tiiidue de paroles un peu plus ■tes et expresses dans les conditions approuvées par S. S., *t-ce que M. 1.- Nonce, auquel la dispense est envoyée, ne la délivrera pas que ces articles, selon cette étendue de par oient signés des deux rois » (Aff. étr., Rome 36,
est sur un refus formel de Carlisle et Holland de recevoir l.s nouveaux articles que Richelieu entreprit une démarche -npréme auprès du Pape. Carlisle ■ nous met le marché à la main », écrit L<mi.-ni.- à M. .lhfli.it I»- li> mars 1625 (Bibl. nat., ms ! roi. 141). Voyez aussi la Litre de Carlisle et
IL.IIaml i Richelieu el Schonberg <Ju 19 mars (Bibl. nat., rns. Dn|.ii\ ir.. I 17 3 v°). — De ces « pressements extraordinaires » des ambassadeurs d' \n^I,t<rr.\ m.nti.>nn< s dans Linstni' tion à Béthune du 1 3 mars, il .si à p. -in.- trace dans les rns mi.- lettre «lu Jl mars adressé.- | M. il Klliat. Il H « > i m. mil. -siaii |. ,|. iir de voir la négociation du mariage ufiéc au dm <1<- Mm kingham : « Cette a II aire it bien aller, ni aucun tant que le eoeafl de
CarlM»- l'es entremettra, ne |" us. il ,i<- deeje qm- des
ceux qu'il avoit signés en françois1, il sembloit que ce qu'on lui demandoit maintenant n'étoit qu'en dessein de le faire intervenir en un acte qui parlât en catholique; ce qu'il ne vouloit pas, estimant que S. M. Très Clin-tienne ne l'y pouvoit raisonnablement astreindre et obliger, et qu'il suffisoit qu'ils fussent signés par elle, qui seule traite avec le Pape, et non pas lui.
Le Roi dépêcha pour cet elfet un courrier en diligence à Rome8, rendant par cet envoi un nouvel acte d'obéissance et de respect à S. S. et au Saint-Siège, nonobstant l'empêchement3 de ses affaires et l'avis de la plupart de ses conseillers, qui lui disoient qu'il pouvoit et devoit passer outre ; ce qu'il fut néanmoins
huguenots qui ne veulent point le mariage » (Bibl. nat., ms. Baluze 154, fol. 144). Le Cardinal et Schonberg firent appel à la médiation de l'ambassadeur vénitien Morosini. Voyez sa dépêche du 23 mars, Calendar of State Papers, Venice, vol. XVIII, 1912, p. 619.
1. Le récit qui va suivre est emprunté à 1' « Instruction envoyée à M. de Béthune pour la dispense du mariage d'Angleterre », le 23 mars 1625. La copie de ce document, utilisée par les secrétaires des Mémoires, est conservée à la Bibl. nat., ms. Français 15990, fol. 287 ; elle est de la main de Le Masle des Hoches. Une minute, d'ailleurs incomplète, de la même instruction, et corrigée par le Père de Bérulle, figure dans les papiers de l'Oratoire (Arch. nat., M 232). Le travail d'adaptation des fragments de l'instruction transcrits par le scribe a été fait sur le manuscrit A par Sancy.
2. Voyez la lettre d'Herbault à Bullion du 29 mars 1625 : « Le Roi a dépêché par exprès deux courriers, l'un par la Suisse, l'autre par Marseille, pour porter ordre à M. de Béthune de poursuivre instamment la délivrance de la dispense du mariage; mais, comme le Roi a satisfait à tout ce qui dépend de lui et que cette dispense ne peut lui être dénuée, S. M., sur cette créance, passera à l'accomplissement dudit mariage » (Arch. nat., KK 1361, fol. 206 v°).