‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 61 sur 89 · Par le neuvième article » (ibid · texte numérisé non relu

Par le neuvième article » (ibid

tien par Sancy dans le manuscrit A. Ce qui correspond .igraphe dans la source est de la main de Richelieu, i montent oà Richelieu •■< rivait cette lettre paraissait un opnsi uli- de l'aine des Sainte-Marthe, <p'i travaillait évidemment sur l'ordre du Cardinal : Kxpediiie Valtclinara auspiciis

nistimi stiserpta .

uatprimé ebei Robert, avec privilège du 6 février 16

Tandis que ces choses se passoient avec le roi d'Espagne et que tout s'acheminoit à la paix1, les ambassadeurs d'Angleterre, qui n'en sa voient rien, arrivèrent à Paris pour rechercher une alliance défensive avec le Roi, traiter des affaires d'Allemagne2 et se plaindre de Blainville, rejetant sur lui toutes les fautes qu'ils avoient faites, et solliciter les huguenots de s'accommoder, à quelque prix que ce fût, avec le Roi3.

Pour l'alliance défensive, le Roi demanda que la restitution des vaisseaux qu'ils avoient pris seroit préalablement faite, mais que, si leur humeur n'étoit pas qu'elle y fût mise, comme ils chicanent en toutes choses, il n'étoit pas honorable à S. M. de renouveler cette alliance sans cela.

Sur les propositions qu'ils firent touchant les affaires d'Allemagne, on ne s'y arrêta guère, étant reconnus pour gens qui disent toujours beaucoup de choses et ne proposent rien qui se puisse ou qu'ils veulent exécuter.

On donna ordre de leur faire ramener les vaisseaux anglois qui avoient servi à l'armée navale, lesquels ils redemandoient.

1. Voyez ci-après, p. 247. La négociation avec l'Espagne se trouve coupée en deux.

2. Ces quatre mots ont été ajoutés par Sancy (ms. A, fol. 20 v°).

3. Cf. dans V. Siri, Memorie recondite, t. VI, p. 79, un résumé d'une audience des ambassadeurs anglais du 24 janvier 1626. Louis XIII, dans une lettre à Blainville du 14 mars (Arch. nat., KK 1363, fol. 235, et Bibl. nat., ms. Brienne 51, fol. 406- 408, copies), parle d'une audience qu'il leur donna. Cette lettre n'est pas la source directe des paragraphes suivants ; mais on y retrouve les mêmes idées, parfois les mêmes phrases.

DE RiriiFLIBU. 8M

Kt. pour If regard de Blainville, le Roi leur fit sen-

-nparavant que de les voir, qu'il étoit offensé du

murait traitement qu'il avoit reçu1 et que tout le tort

rtcit de Ifiir ente. Ce qui leur fit changer le langage

qu'Ai a\< tient prémédité* ft dirf au Roi, en leur pre-

audience, qu'ils avoient ordre de continuer à

S. M. les plaintes que le roi leur maître lui avoit

déjà faites de la mauvaise conduite de Blainville, mais

que. ayant su depuis que S. M. avoit été autrement

informée et qu'on lui avoit voulu persuader que sa

\<>it été blessée en la qualité qu'il portoit de

unbassadeur, ils venoient pour l'assurer que cela

étoit tellement éloigné des intentions du roi leur

maiti <\ qu'il recfvroit des honneurs et des respects si

publics que personne ne pourroit douter du dessein

qu'il avoit de conserver par toutes voies son amitié et

bonne intelligence, si nécessaires au bien de ces deux

I tats, el que, pour cet effet, ils déclaraient à S. M.

que le rai leur maître n'avoit jamais entendu lui

-iirles mauvais traitements subis par Blainville en Angleterre, cf. sa correspondance, pour l'année 1626, aux arch. des Angleterre 36, 37, 38 et 41, piiih, I La lettre de Louis XIII à Blainville porte : « Us m'ont demandé audience et m'ont tenu les propos contenus en deux que je vous envoie, par lesquels vous verrez qu'ils m'ont assuré que vous recevriez des honneurs et respects si publics que personne ne pourroit douter de l'intention qu'a ledit roi m h beau-frère de conserver par toute voie mon amitié et intelligence, si nécessaire au bien de ces deux Etats. Ouaiit i voir» ieen taire, encore que lesdits ambassadeurs nient qu'il ait été innocemment arrêté par les olli. iers des lieux, ils ont toutefois promis qu'ils recevront telle peine voudrai, comme aussi qu il me seroit donné toute satison sur cette violence faite en votre logis... »

défendre les libertés permises et dues aux ambassadeurs.

Et quant au secrétaire, qui avoit été retenu, ils assuroient S. M. qu'il n'avoit point été reconnu; que le roi leur maître étoit très fâché de cette méprise et qu'il mettroit si bon ordre que tels inconvénients n'arriveroient plus; et que, bien que les maires des lieux où il avoit été arrêté l'eussent fait innocemment, ils recevroient telle peine que voudroit S. M.1.

Ils demandèrent après la mainlevée de toutes les marchandises et navires appartenant aux Anglois2 qui avoient été arrêtés en cet État, et, pour empêcher semblables maux à l'avenir, que S. M. eût agréable de

1. Le manuscrit A, fol. 20 v°, porte, raturé : « Le Roi leur répondit : Je suis très aise de l'éclaircissement que vous me donnez, vous confessant que cette affaire me tenoit au cœur. Si mon ambassadeur avoit manqué à ce qui est dû au roi mon frère et à ce que je veux qu'il lui soit rendu, j'en aurois plus de déplaisir que lui. Lors ils ajoutèrent : Nous supplions très humblement V. M. de nous donner consentement sur la prière que nous lui avons faite d'accorder la mainlevée. »

2. La lettre de Louis XIII à Blainville, du 14 mars 1626, porte : « Vous verrez aussi par le second écrit ce qui a été traité sur la levée et restitution des vaisseaux et effets des sujets des deux couronnes et comme, lesdits ambassadeurs m'ayant donné parole solennelle, par ordre reçu de leur maître, de faire restituer dans trois semaines, pour tout délai, les marchandises détenues en Angleterre, je leur ai accordé la mainlevée des saisies faites sur les effets et marchandises des Anglois. Suivant ce conseil, vous aurez à poursuivre par delà l'effet de cette restitution dans le terme préfix, sans presser néanmoins le jugement des prises jusques à ce que le sieur évêque de Mende, qui partira dans peu de jours, soit arrivé par delà. »

i. ik,u\. It i !«• traité lait en l'an I6101, Tassurant, par onliv . \|ir« s qu'ils disoient 80 avoir reçu du roi leur maître, <|ue l'on restitueroit, dans trois semaines pour huit délai, les marchandises et navires «letenus en Angleterre et qui seroient justifiés appartenir aux sujets de S. M.

Le Roi la leur accorda, mais à telle condition que2, si • n Angleterre on n'exécutoit pas fidèlement ce qu'ils promettaient si solennellement, et que son ambassadeur, ou l'évêque de Mende, qui, par le traite. |m»ii\uk ni assister au jugement, lui écrivoient que l'on retint quelque choM à ses sujets, le roi son frère tmin.ioit bon qu'il 60 fit de même3.

I. Herbault à Blainville, 8 mars 1G2G (Arch. nat., KK 1363, foi. 232 v°-233 v°, et Bibl. nat., ms. Brienne 51, fol. 403-404, copies) : « Lesdits ambassadeurs ont depuis quelques jours fait instance pour le renouvellement du traité de l'an 1610, conformément au troisième article d'icelui, ce qui, volontiers, leur

• té accordé; mais comme, en même temps, ils poursuivoient la mainlevée de la saisie faite par les juges ordinaires

mandie, des vaisseaux, biens et effets de leurs sujets, prétendant qu'elle ne leur pouvoit être déniée, suivant la teneur du dit article dudit traité, dont je vous envoie un extrait... »

•-ci a été corrigé par Sancy (fol. 22). Le manuscrit A 12] portait primitivement : « Le Roi leur dit : Je m'assure sur la parole solennelle que vous me donnez et m'y confie de u ||. aorte que, dès cette heure, je veux faire donner mainlevée. Mais si en Angleterre... »

! •• manuscrit A, fol. 11 \", donnait ici la fin d'un discours

i : « Je viens d'avoir avis d'une nouvelle offtOM qui a été faite en la maison de mon ambassadeur. Je ne vous en dis ri. n, parce que je veux croire que la réparation et le châtiment de ceux qui l'ont commise aura été suivi tout à l'instant;

cela n'ét< fa grand sujet de me plaindre. » A

quoi ils répartirent : « Sire, V. M. aura raison d'en user ainsi

Le Roi donna avis à Blainville de tout ce qui s'étoit passé avec eux sur son sujet et lui commanda de demander audience au roi d'Angleterre pour recevoir de lui les bonnes paroles qu'il lui diroit comme ambassadeur, conformément au langage tenu ici par les siens 1 ; après laquelle il demeureroit deux ou trois jours, plus ou moins, tant qu'il estimeroit à propos, puis demanderont son audience de congé et s'en viendroit. Si, en partant, il pouvoit obtenir la délivance des marchandises françoises, ou de partie, il seroit bon ; sinon, qu'il ne s'y arrêtât pas. S'il revenoit ayant été satisfait pour le Roi, S. M. enverroit, peu après, le sieur de Fossez pour y être son ambassadeur ordinaire, sinon le partement dudit sieur Fossez seroit fort différé, S. M . laissant à penser si elle voudroit envoyer un ambassadeur en lieu où les siens seroient si mal traités2.

On traitoit la paix en Espagne avec un si grand secret3 que non seulement on ne le savoit, mais on ne

si l'on ne fait justice sur la plainte des François. Quant au nouvel avis qu'elle a reçu, nous l'assurons qu'elle aura toute satisfaction sur ce sujet. »

1. Ici le manuscrit A, fol. 22 v°, porte : « Et, pour cet effet, il lui envoya la lettre suivante pour le roi [d'Angleterre]. » Le fragment de cette lettre, dont une copie intégrale se trouve aux Arch. nat., KK 1363, fol. 234 v°, a été raturé. Voyez le texte à l'appendice VIII.

2. Ce paragraphe résume une lettre de Louis XIII à Blainville, du 20 mars 1626 (Arch. nat., KK 1363, fol. 237; Bibl. nat., ms. Brienne 51, fol. 419, et arch. des Aff. étr., Angleterre 36, fol. 378, copies). Voyez l'appendice IX. Satisfaction fut donnée à la France, du moins en partie, et le Roi réitéra son congé à Blainville le 18 avril 1626.

3. Sur le secret gardé, cf. une lettre d'Herbault à Coeuvres, 19 mars 1626 (Arch. nat., KK 1363, fol. 216 v°).

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