Var. : tenu V. M. informée
APPEMHI I S
sions et que nous en tombassions d'accord1. Au-devant de tout. -s lesquelles raisons et considérations je supplie très humblement V. M. de donner rang à l'exemple du feu Hoi. de très glorieuse mémoire, père de V. M., lequel, en même sujet et toute telle altération dans les Grisons, il y a
ans, se contenta à beaucoup moins, et hors quasi de (••ut. comparaison que ce que nous avons obtenu, ainsi que l'a écrit du depuis celui qui avoit l'honneur de le servir auprès des Ligues Grises en la même fonction que j'exerce par votre commandement de deçà. Or, Sire, comme les résolutions et conduite de ce grand monarque sont, après les exprès commandements de V. M., ce que
levons regarder en cette vie avec plus de vénération et suivre avec plus d'assurance, je ne puis craindre que V M . m trouve bon que j'aie donné à cet exemple le rang qu'il doit tenir en la conduite de cette action, laquelle, rouant il voua être agréable, je serai arrivé au bout de toutes nos intentions et desseins, lesquels j'ai toute ma vie
§ au service seul de V. M., et lesquels j'ai animes partieulierement et de nouveau en ce sujet, les accompagnant
peu «I industrie que je puis employer.
il- t. Nie, si je mesurois lu qualité de ce service :i 11 peine que ces gens ici m'ont donnée par leur artifice et dureté, j'aurois quelque occasion d'en demeurer s;itis(;iit Toutefois, puisque ma règle est et doit être en toutes choses l'utilité et satisfaction de V. M., je serai en l;i peine que mon juste respect me doit donner jusques à ce que je s;i.|)e que V. M. ait eu à plaisir ce qui s'est passé, ;tinsi qui- m désire qui soit, et par-dessus toutes choses de ce morille, après la conservation de votre prospérité et s.uite. selon le devoir de celui qui est de V. M . Sire, très
humide, très obéissant et très fidèle serviteur et sujet
Du Farcis.
1 <f. « Considérations de M. du Fargis sur ledit traité » (Aff ..• • 1'., fol. 32 V-.'W. Copie).
Appendice VIII.
Lettre de Louis XIII au roi d'Angleterre^.
13 mars 1626 (antidatée).
Très haut, très excellent et très puissant prince, notre cher et très aimé bon frère, beau-frère, cousin et ancien allié.
Le désir que nous avons toujours eu d'entretenir entre nous la sincère et étroite intelligence nécessaire pour l'intérêt commun de nos couronnes et l'intime et cordiale amitié que nous portons a votre personne, semblable à celle que nous nous sommes toujours promis de vous, nous a fait entendre avec déplaisir, tant par votre lettre du 7e du mois passé que par la créance de vos ambassadeurs, les plaintes qui nous ont été faites en votre nom de la conduite du sieur de Blainville, notre ambassadeur. D'ailleurs, il ne nous a pas été moins sensible de savoir qu'il se fut passé en sa personne8 quelques rencontres dans lesquelles notre dignité semble avoir été blessée, mais, ayant depuis été éclairci et assuré par vosdits ambassadeurs que c'étoit chose dont vos intentions étoient entièrement éloignées, et que notre dit ambassadeur recevroit des traitements si honorables que personne n'en pourroit douter, nous avons donné ordre à notredit ambassadeur de continuer ses services près de votre personne, estimant (comme vous) être à propos pour le bien commun de nos États et la réputa-
1. Ci-dessus, p. 224. — Arch. nat., papiers d'Herbault, KK1363, fol. 234 v°. Copie. — Cf. la pièce suivante.
2. Le manuscrit A. (t. II, fol. 23) reproduisait à peu près textuellement la fin de cette lettre : « Ayant été averti qu'il s'étoit passé quelque chose à la personne de mon ambassadeur où ma dignité, etc.. »
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tion de nos affaires de faire voira tout le monde la per- • !i de notre bonne intelligence et correspondance, à i|tioi nous contribueront toujours de noire part tout le soin .1 affection <|tii dépendra de nniis, vous assurant que nous aurions plus de sentiment que \ous-mème si aucun de ceux qui nous appartiennent vous dommit sujet de mécontentement. Nous nous remettons du surplus a notredit ambassadeur, auquel nous vous prions de donner toute M».-. Nous prions Dieu, etc.
Appbnoicb IX.
Lettre de Louis XI 11 à M. de BlainvilleK
20 mars 1626.
Monsieur de l'Iaim ille,
lie que le sieur de la Folaine vous aura rendue de ma part, je \((iis ;ii donné avis des propos que les
ambassadeurs du roi de la Grande-Bretagne, mon beaufrère, m'avoient tenus sur les chotef ci-devant arrivées par delà et lei assurances qu'ils m'avoient données que j'en mis toute latiafaction. le veux donc croire que les
effets s'en seront ensuivis Néanmoins, attendant que j'aie de »oa nouvelles sur ce sujet, j';ii résolu de renvoyer vers vous \f rieur de Rome et vous adresser par lui deux lettrée puni ledit roi mon I». au-frère. I.a première, qui est anti- . servira «le répons,- | la si. •une. Kl j,- détire qu'incontinent la présente reçue nous demandie/. audience pour la pi. udit roi, l'accompagnant de telles parolea
civiles et respectueuses qne tous ju^'i/ convenables, eu
1. «li-dessus, p. 22V — Arch. nat . papiers d'Herbtalt, kk 1363, loi. 137. Copie; krefc des \n étr . Angleterre 36, ■ pte,
égard à l'état où se trouveroient les choses ii l'arrivée du sieur de Rome, soit de la satisfaction qui pourroit déjà vous avoir été donnée, comme à mon ambassadeur, ou du retardement qui pourroit y avoir été apporté. Vous pourrez aussi prendre sujet de faire offre en cette audience, en mon nom, pour la restitution des vaisseaux et marchandises de mes sujets, suivant les paroles que lesdits ambassadeurs m'ont données. Et, soit que vous obteniez la délivrance de tout ou de partie d'iceux, ou que le refus vous en soit fait, ou que vous ayez reçu, comme mon ambassadeur, satisfaction, ou qu'elle ait été retardée, je vous accorde la permission de revenir près de moi, que vous m'avez plusieurs fois demandée.
Et mon intention est que trois ou quatre jours après cette première audience, plus ou moins, selon que vous verrez être à propos, vous en demandiez une seconde audit roi pour y présenter mon autre lettre et pour y prendre votre congé. Ce qu'ayant pareillement accompli avec la reine, ma sœur, vous pourrez vous mettre aussitôt en chemin pour me venir trouver, sans vous arrêter davantage par delà, me proposant, si la satisfaction est faite, d'y envoyer par après le sieur de Fossé, mon ambassadeur ordinaire. Sinon, son départ sera différé, et je prendrai temps pour penser si j'aurai à envoyer un ambassadeur en [un] lieu où ma dignité en leurs personnes est si peu respectée. Cependant, je ferai acheminer le sieur évêque de Mende pour servir près de la reine, ma sœur, et ailleurs selon que les occurrences s'en présenteront. C'est ce que je vous ferai savoir par ledit sieur de Rome, me remettant sur lui de toutes nouvelles et occurrences de deçà et du contentement que j'ai de vos services. Sur ce, je prie Dieu...
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Appendice X.
Lettre* >(t' ht reine d'Espagne au eardùutl de Richelieu et à lu Heine mère{.
25 février 1626.
Mon cousin,
bons et fidèles services que vous rendez et avez toujours rendus au Roi Monsieur mon frère et à la Reine Madame ma mère, avec l'estime particulière que je fais de votre personne, m'ont toujours fait désirer de vous témoigner ma bonne volonté en toutes occasions; mais je m'y trouve bien plus particulièrement obligée à cette heure que je sais que, si le mauvais état où a été au passé la correspondance de ces couronnes a du changement, votre bonne intention et industrie y ont contribué autant ou plus que tous les autres ensemble. Et, bien que je fasse profession de ne me mêler point d'affaires, j'ai eu celui-là si ;i cœur que je l'ai toujours appelé et le tient comme mien, comme étant le plus glorieux que je veuille entreprendre. C'est pourquoi, après vous avoir remercié de ce m MWM J ivez fait jusques ici, je vous exhorte <le continuer courageusement. L'honneur vous en demeurera devant Dieu et le monde, et à moi le désir de vous témoii ooe je suis, mon cousin, votre bonne cousine
I I l/.ABKTH.
I). Madrid, ce 25* février.
J<> f.-M-irr lf>26.
Madame,
I m mi de r.imliassadcur du Hoi Monsieur mon I orne la bonne intelligence «l'entre ces couronnes, que j'ai