‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 84 sur 89 · Henriette de France · texte numérisé non relu

Henriette de France

Blalavflle

J. Les huit vaisseaux prêtés pour l'sipédltion contre Isahissi

V l du< <!• < ln-vreusc.

bouche de S M. les aigreurs beaucoup moindres que je ra'étois imaginé, depuis ce que j'en avois appris dans ses Etats, les causes de cette mésintelligence étant si légères qu'elles ne pouvoient produire aucun mauvais effet. Car, pour ce qui touchoitM. l'Ambassadeur, quand il y auroit quelque chose à désirer en la forme de parler, qu'il étoit très aisé d'y remédier; que les établissements nouveaux d'étrangers, de personnes de diverse langue et religion, ne se pouvoient faire sans qu'il se trouvât quelques mauvais passages, qui ne seroient pas capables d'arrêter la bonne intelligence entre le roi Très Chrétien et lui, s'il vouloit se laisser persuader par les intérêts communs, par l'exécution des choses promises où son honneur étoit engagé et par les charmes de l'amour d'une si belle princesse que la reine, qui véritablement étoit embellie plus que je n'eusse pu m'imaginer depuis qu'elle étoit entre ses mains; qu'au moins porterois-je à la reine, sa belle-mère, de laquelle j'avois l'honneur d'être domestique1, cette bonne nouvelle qui lui seroit extrêmement agréable, n'y ayant rien au monde qui la touchât si sensiblement que ce qui concernoit la santé et le contentement de cette chère fille. Quant à ce qui étoit des vaisseaux, que je m'étonnois plus que je ne pouvois exprimer à S. M. que sept ou huit navires prêtés au Roi son beau-frère pussent causer aucun désordre entre personnes si éminentes; qu'il y avoit à Paris, à Londres et à Amsterdam, cinquante marchands en chacune qui ne feroient pas un procès à leurs compères pour chose de pareille valeur ; que la demande exacte qu'il faisoit de cette restitution donnoit quittance au Roi mon maître de l'obligation qu'il lui en avoit, outre que, dans

1. Guillaume Bautru bénéficiait d'une pension de 3,000 livres accordée par la Reine mère le 6 juin 1624 (Bibl. nat., Dossiers bleus, 66). Il avait reçu la charge de mestre de camp d'un régiment d'infanterie par commission de Marie de Médicis du 20 juillet 1620 et avait participé à l'action du Pont-de-Cé.

les termes ordinaires, il ne les pouvoit redemander qu'après (li\-liuil mois expirés.

ht pour ce qui touchoit M. de Buckingham, qu'il pou- \<>ii. si lui plusoit, \<>ir la lettre que M. de Chevreuse .«•risoit audit sieur duc1, et qu'il verroit là dedans combien l<s intentions de mon maître étoient éloignées des bruits que l<urs ennemis communs épandoient pour profiter il. leur division. Mon discours seroit de la taille d'un <l< l'arehevêque de Rouen2, si je voulois ne ri« m omettre de la longue conversation que j'eus avec ce roi qui m*- donna la plus bénigne et favorable audience que je |H>u\..is souhaiter, et tant s'en faut qu'il prit en mauvaise part rien de ce que je lui dis, qu'il me témoigna avoir très agréable et la liberté de laquelle j'usois, et les raisons que je lui ITOÎI apportées.

I< lendemain, j'ai fait aboucher MM. de Blainville, de

Mende et de Tillièrea avec le duc, où ils ont fait des pro-

tions d'amitié telles qu'il se peut désirer, et particuliè-

it M. île Mende s'est lié de très étroite affection avec

lui. le priant instamment qu'il voulût être médiateur de

bienveillance en son endroit. Je ne fus jamais plus

etimne (|ue lorsqu'il me dit que tout le monde lui disoit

i|iie \<>iis m I aimiez point, vous qu'il estimoit par sus tous

les ministres ,|,s pou 'lu momie, et de qui il avoit reeher-

<he la bonne volonté avec une passion très violente; qu'il

sa\oit bien que ses ennemis vous avoient voulu faire croire

<|u il se réjouissoil que vous fussiez malade et qu'il n'a\oit

nulles lionnes intentions pour votre service, ce qui étoit,

il . plus faux que les diables mêmes auxquels il se

donnoit. s il as oit jamais tant regretté chose que l'éloigne-

1 Noos avons donné le texte de cette lettre, dictée par lien, p. 17"). n. 1.

' rançois de Harlay de Champvallon avait publié en 1625 les « Apologia Evangelii pro catholicis ad Jacobum Majoris annise regem », in-fol., 988 p.

ment de vos bonnes grâces; qu'il savoit que vous aviez trouvé mauvais qu'il eût changé de façon de vous écrire, mais que vous aviez commencé auparavant, et qu'il voudrait s'être rompu les doigts lorsqu'il fit la suscription hors la coutume.

Je pris la parole, Monseigneur, sur cet article et dis que ces choses-là faisoient si peu d'impression en votre esprit que, lorsque vous aviez reçu la lettre des mains de M. de Chevreuse à Noisy, je croyois que ç'avoit été M. d'Eflufl ou moi qui en avions fait l'observation1 ; que pour la haine prétendue que tant s'en faut qu'il en dût rien croire, qu'il avoit des arguments très pressants du contraire par la façon que vous aviez traité avec lui lorsqu'il étoit en France, par ce qu'il valoit et par votre naturel, qui étoit entièrement répugnant à toutes démonstrations d'altération et de haine, et là-dessus je lui ai conté, devant ledit sieur de Mende, l'histoire d'entre vous et feu Ruccellaï2; qu'au contraire je serois caution de ma vie et que je vous l'avois souvent ouï dire que vous auriez une extrême joie que les choses qui pourroient apporter contentement à notre Roi vinssent par son moyen, et qu'il ne s'arrêtât point à tous ces petits contes-là que lui faisoient des personnes pleines de mauvaise intention envers nos maîtres, mais qu'il leur donnât des démentis par des effets et qu'il verroit que vous le chéririez et aimeriez, comme sa condition, son mérite et la personne qu'il soutient en cet état le requièrent.

M. de Mende a ajouté avec serment que, depuis quinze jours, il avoit reçu deux ou trois de vos lettres, qui toutes

1. Cet incident est rapporté par Tillières, Mémoires, p. 68. Voir aussi Amelot de la Houssaye, Mémoires historiques... , 1. 1, Amsterdam, 1722, p. 546.

2. Sur l'intervention du Cardinal, en 1619, auprès de la Reine mère en faveur de Ruccellaï, voyez le tome II de nos Mémoires, p. 356.

lui enjoignaient de bien vivre avec lui, avec témoignages .1 .l 'estime et de bonne volonté de votre part en son endroit

Monsieur l'Ambassadeur a voulu venir aux éclaircissements sur le particulier de toutes les affaires, mais M. de Mande et moi l'avons prié que l'on changeât de méshuy M st\le de débats en oubliant entièrement le passé, mais bien qu'on vit les effets des protestations d'amitié que l'on \enoit de faire de part et «l'autre. Je crois qu'il y avoit plus de deux mois < jn'ils n'avoient parlé d'affaires audit doc, même que, depuis trois jours que le Carlisle avoit été pour soir latnbassadeur, son valet de chambre lui avoit dit ijue l'on ne voyoit point et qu'il avoit pris médecine. Le comte de llolland et Carlton partent dans trois jours pour aller en France. Vous en aurez été averti avant la mi< une, le comte de Holland étant allé en donner avis à M. de l>lain\ille

I oearoia quasi assurer, Monseigneur, que, si l'on conduit

daires par le chemin que je vous ai dit, l'on fera plus

en un jour qu'en un an par une autre voie. Je voulois m'en

retournai ■▼ac M de Mende, mais je n'ai pu obtenir congé

prime, qui me fait beaucoup plus d'honneur que je n'en veux, ni que je n'en mérite.

irdon cro\oit partir dans deux jours, mais j'ai rompu ce voyage, ne le jugeant aucunement à propos; ce n'a pas été sans l'avis de M. de Mende, duquel je ne saurois assez louer l'affection au service de M maîtresse, son adresse et

indusirie en l.i gestion des affaires et la passion en tout ce qui touche \otre nom

\u reste, Monseigneur, je vous supplie très humblement iii< «pie je suis demeuré dans les termes |,i , mi ils, Sans re avancé de la moindre chose en rien qui pût blesser ni la dignité du maili-'. ni eonlrexenir à VOS commandements, qui DM seront a jamais des lois inviolables, étant]

s;iiis condition ni réserve, Monseigneur, votre très humble, très obéissant et très obligé serviteur.

Bautru.

(.4/* dos :) A Monseigneur, Monseigneur le cardinal de Richelieu.

Appendice VI.

Avis du garde des sceaux de Marillac au sujet de la paix avec l'Espagne (début de 1626 1).

Le Roi a la guerre en deux endroits, hors son royaume couvertement avec le roi d'Espagne, et dedans son royaume ouvertement contre les huguenots en plusieurs provinces.

On traite de la paix de l'un et l'autre côté : du côté d'Espagne par l'entremise du Pape et ministère de Monsieur le Légat.

En ce traité, le premier article est pour la Valteline, que le Pape demande être délivrée de la sujétion des Grisons et que la religion catholique y soit tellement assurée qu'il ne reste rien à craindre de la puissance des hérétiques sur eux. A quoi se présente une difficulté que le Roi se rendroit blâmable si le secours qu'il donne à ses alliés alloit à les priver de leurs Etats et soustraire de leur obéissance les provinces qui y sont sujettes.

Car toute la face extérieure de cette guerre est que le

1. Ci-dessus, p. 208. — Ms. A, t. II, fol. 3v°-8v°; Archives nationales, Papiers de l'Oratoire, M 232, fol. 71, copies. — Cf. Houssaye, le Cardinal de Bérulle et le cardinal de Richelieu, p. 50. Le légat partit le 24 septembre 1625. — Nous donnons le texte du manuscrit A. Dans M 232, le discours de Marillac ne commence qu'à ces mots : « Si le Roi rompt le traité de paix... », vers le milieu du texte, et les quelques lignes qui terminent la copie du manuscrit A à partir de : « Conserver et ne pas perdre l'honneur de ceux qui servent le Roi... », ne s'y trouvent pas.

Roi donne secours aux Grisons, ses alliés, pour raoosmei la Valtelinç que l'Espagnol leur a usurpée.

Oi fait mu «(la beaucoup d'ouvertures pour accommoder l'affaire, auxquelles je n'entre point. Je me contente (l«- «lin «ju'il n'est pas malaisé d'en trouver et de considérer les raisons qui peuvent mouvoir à faciliter cette affaire et la résoudre, sinon en la manière que l'on voudroit, au moins en celle qui en approche le plus, quoiqu'elle ne i isse pas entièrement; mais il la faut prendre plutôt ne (!<■ rompre; car il faut prendre tous partis qui peuvent être honnêtes plutôt que de rompre.

lis donc qu'en l'extérieur cette guerre est le muni que le Roi donne aux Grisons; mais, en effet, c'est le Roi (|iii m Mil du prétexte des Grisons pour, avec eux, entrer en la Valteline et s'en rendre le maître pour s'assurer des passages et du pays; et le principal intérêt au traité de la paix regarde le Roi, lequel, néanmoins, ne doit pas abandonner ses amis, mais aussi ne doit-il pas se ruiner à cause de ses amis. Il se doit rendre maître de l'affaire et faire pour soi et pour ses amis ce qui est du bien de l'un et «le

I au!'

Rendre absolument la Valteline aux Grisons et remettre les Valtelins en leur pleine puissance, il n'est ni juste ni

mil<- ;i l'un ni a l'autre. Il n'est pas juste, car «'est les

metirc <mi manifeste oppression «t ruine, «le laquelle !<• Roi la doit garantir solam qu'il pool bosmétemeat, puisque

Dieu l'a établi prince puissant sur les alliés et que MO

«t. dit «>t son nom peut les réduire civilement a la raison.

Il est .more moins juste «jue. Dieu ayant donné au Roi

- t autorité sur un peuple Catholique, il le jotM a

l'abandon <l«- la fureui <i «ruante «les hérétiques, principn-

i si, |»;u quelques honnêtes conditions, il s'en peut

exemp

Il «si anoure moins juste que, troerram une proi délivre.- «h- i : ,11 le nom <l.- Dieu esi purement

invoqué, il ôte par ses armes cette province à Jésus-Christ et la rende à Satan, vu qu'il peut justement éviter cet écueil, que le royaume de Dieu est accompagné de justice, qu'on le peut toujours chercher et satisfaire amplement à tout ce qui est juste et honnête; et, s'il arrivoitque S. M. fût conseillée de faire cette action, je crairidrois grandement le retour de la punition divine, lui faisant perdre de ses propres provinces et un grand blâme en toute la chrétienté sur ce conseil, vu principalement que tout le monde sait que par honnêtes moyens et sans violence, mais pour les offices justes et dignes d'un roi Très Chrétien, il peut persuader les Grisons et les faire contenter autrement.

Il est aussi contre le bien de tous. Il n'est pas utile au* Grisons mêmes, pour ce que les Valtelins ne sauraient supporter leur domination hérétique et se remettront sans doute sous l'Espagnol ou tout autre qui les en pourroit délivrer; en quoi non seulement les Grisons perdront ce pays, mais y auront encore ce désavantage d'avoir l'Espagnol dans leur pays, ayant par là le moyen d'entreprendre toujours davantage .

Il est aussi contre le bien du Roi, d'autant qu'il perdra, par ce moyen, ces alliés et le passage.

Mais il lui est encore plus nuisible, d'autant que, prenant cette résolution ainsi simple et absolue, c'est rompre le traité de paix et entrer en une guerre malaisée à terminer que par la ruine de l'un ou de l'autre, dont le conseil du Roi sera d'autant plus blâmé que l'on saura que tout cela n'est que pour avoir voulu conserver un morceau de terre aux Grisons, les pouvant contenter autrement, et perdu une province catholique, la pouvant préserver par moyens justes et honnêtes.

Si le Roi rompt le traité de paix et laisse partir Monsieur le Légat sans rien faire, que dira-t-on que l'on ait fait tant de plaintes du Pape de ce qu'il laissoit allumer si

avant le feu en la chrétienté sans s'entremettre de l'éteindre, et qu'à présent qu'il s'en mêle à si bon escient e son entremise?

Que dira-t-on que, pour ces petits respects remédiables |i;ir Mlle voies, le Roi laisse consommer son royaume et l'expose à la ruine et que, pour sauver un morceau de terre à des Suisses, il procure un si grand mal à son État? Il semble que les auteurs de ce conseil MM -ouïront un grand blâme et faut craindre que le Roi, se voyant aux t Mu -mités et angoisses où cela le jettera, ne convertisse son esprit en indignation contre eux.

Si le Roi rompt et se résout à la guerre, il aura les huguenots qui, de leur côté, fourrageront son pays de toutes parts.

On pourra dire que le Roi fera paix avec eux et leur donnera contentement, ce qui seroit bien honteux, et que S. M. fût si peu sensible d'un si infâme mépris, se laissant emporter à des petits sentiments d'intérêts étrangers auxquels encore il peut satisfaire. Il est roi et père de son peuple; il est roi Très Chrétien : ce sont qualités qui l'obligent à beaucoup et à ne les pas renverser toutes deux en cette MCMMM.

>n rompt, il ne se passera pas beaucoup de temps que l'on n'y ait regret; on verra lors à combien peu on s'est tenu, et ne sera plus temps.

Si l'étrai que le royatUM en plusieurs endroits,

il faudra plusieurs armées pour y résister et pioMUl autres pour s'opposer aux huguenots.

Les places mal munies et mal fortifiées, les soldats et les ( hefs infidèles, les compagnies réduites au tiers et au juin, la mauvaise volonté des grands, le peu de personnes a qui le Roi puisse confier une armée rendront les événements des armes fort douteux.

S l'ennemi fait quelque progrès, l'épouvante ira par-

tout; les villes iront au-devant pour se sauver. Ajoutez à cela les trahisons de plusieurs qui commandent aux places qui se joindront, qui à l'ennemi, qui au parti huguenot, ou qui se feront acheter à millions.

Le Roi se trouvera épuisé de deniers pour faire la guerre. Il ne demandera pas la paix à son ennemi, car il faut crever plutôt que d'en venir là; cependant, il faut continuer la guerre partout et, pour l'entretenir, trouver de l'argent et le prendre de tous côtés, y employer les recettes générales et les fermes, ne payer ni gages, ni rentes, ni appointements; cela encore ne suffisant point, on viendra par force aux violences et extraordinaires, car un roi ne se rend jamais faute d'argent. Il faut tout mettre pour durer : tout cela aliénera les peuples qui diront qu'on pouvoit avoir la paix, qu'on l'a négligé; les factions profiteront de ces aliénations, et il y a sur cela beaucoup de choses à prévoir et à craindre que l'on ne peut écrire.

On pourra, dans les extrémités, rechercher la paix des huguenots, qui seroit la ruine de l'État, car leur insolence les portera à des demandes si étranges que l'on ne les pourra contenter sans ignominie. En quoi il faut remarquer qu'alors la France n'aura plus d'alliance qu'avec les princes hérétiques, lesquels favoriseront ceux du royaume et les soutiendront pour avoir des conditions plus avantageuses auxquelles on sera contraint de s'accommoder, pour ce que le Roi n'aura secours que de ces princes, qui ne l'assisteront qu'à ces conditions.

Quand je considère ces événements et l'appréhension de cette dévastation, je crains que ce ne soit l'heure que plusieurs âmes très saintes prévoient de la punition de cet Etal, si on néglige les moyens que Dieu présente d'y ruiner l'hérésie.

C'est pourquoi il me semble qu'il faut bander tous ses esprits pour acheminer les affaires de la paix et n'en négliger les ouvertures, prenant toujours celles qui approchent

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plus de ce que nous prétendons, mais en effet ne point rompu-, a quelque prix que ce suit;

\poxt i le rojaame i tant de ruines pour une poignée (I. Suisses donl le Roi prend II querelle pour son avantage; mais il ne doit pas prendre leur avantage pour sa ruin

N'exposer pas le royaume a l'heresie et a la perte de les avantages que le Roi ;i eus contre les huguenots; Ne donner cet avantage aux factions et mauvaises volontés de plusieurs grandi et poil

ler l'extrême indignation de tout le cierge, les parlements, les villes et le peuple;

Conserver et ne pas perdre l'honneur de ceux qui servent tl aux principaux conseils de son htat et ne les pat li asard» i ;m mécontentement du Roi;

N'e.xposeï S M. a la nécessité de faire plusieurs fioea et autn pour avoir de l'argent pour faire la

b, de laquelle on peut si aisément s. garantir et Ire la plus belle occasion qui s'offrira jamais de ruiner l'hérésie et la faction buguenote-en Prenne; rendre le Roi seul et absolu nattre de son l.iat et. pai ce moyen, puissant contre toutes les factions et mauvaises volontés, élevant ainsi sa couronne au plus haut point qu'elle

puisse êtl

l'avis ci-dessus et les conditions glorieuses ma

nous avec lesquelles le Hoî termina la

d'Italie, il parofl tnanifestemenl quelle Force et fer-

lu avoir pour soutenir la réputation

du II. h .h . ette affaire si important-' . t sm laquelle toute la

( •hretieiil.- |,!<(it les Veux .1 .luit si intéressée qu'oïl poil-

voit dira que d'elle seule dépendait ■ l'avenir s., servitude

ou sa lile

Ce qui 'toit le plus fâcheux, /me ,{ltns le

Appendice VII.

Lettre de M. du Fargis au Roi*.

A Madrid, ce 7e janvier 1626.

Sire, N'ayant reçu celle qu'il a plu à V. M. de m'écrire du 5e du passé que le 27e du même* mois, je me suis trouvé tellement engagé par les conférences que j'ai eues avec le comte d'Olivarès, ensuite -de celles dont j'ai informé V. M.3, qu'il m'a semblé ne m'en pouvoir retirer selon que V. M. me faisoit l'honneur de me commander, sans causer beaucoup d'ombrage par deçà, et même dommage à l'effet des intentions de V. M., lesquelles il vous plut me faire savoir par des dépêches des 25e et 29e d'octobre, et qui me sont même confirmées par la conclusion de ladite dernière du 5e du passé. De sorte, Sire, que, m'ayant semblé que les choses s'étoient approchées et comme réduites aux termes où V. M. a toujours désiré qu'elles fussent, savoir que MM. du Conseil d'Espagne ne prétendissent, au nom du roi leur maître, ni d'ôter aux Grisons la puissance et souveraineté qu'ils ont sur les Valtelins, ni de se conserver aucun droit ou usage dans les passages de ladite vallée, j'ai hardiment usé de la licence qu'il vous a plu me donner par celles du 25° d'octobre et ai signé avec M. le comte d'Olivarès les articles que j'envoie à V. M. avec les raisons qui se sont dites et pensées es contestations qui se sont offertes avant que nous y descendis-

1. Ci-dessus, p. 210. — Ms. A, t. II, fol. 9-10 v°; Aff. étr., Espagne 14, fol. 320 (copie de Charpentier); Arch. nat., M 232, liasse 3, pièce 3, copie.

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