‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 106 sur 135 · C'est-à-dire en Hollande · texte numérisé non relu

C'est-à-dire en Hollande

2. Guillaume Marescot (1567-1643), sieur du Mesnil, fut avocat au Parlement (1586), avocat de Marie de Médicis en 1604, maître des requêtes (1611), intendant -en l'armée de Champagne (1615), intendant à Metz (1619), procureur général, conseiller d'Etat (1621), envoyé extraordinaire près des princes protestants d'Allemagne (1624). Il avait épousé en 1597 Valentine Loisel, fille de l'avocat et de Marie Goulas. Il était fils de Michel Marescot, médecin célèbre, et de Jeanne Vaudoire (Bibl. nat.. Pièces orig., 1847).

3. « Lorsque j'ai dépêché le s'" Marescot pour aller visiter, de ma part, les princes de la Germanie » — écrit Louis XIII au landgrave Maurice de liesse — « et aviser avec eux aux moyens propres à les rallier pour le bien de leurs affaires et leur procurer une bonne paix, je lui ai fait commandement particulier et très exprès de vous voir... » (Louis XIII au landgrave de Hesse, Compiègne, 18 août; publ. dans Avenel, t. VII, p. 939).

k. Octobre 1624.

pour obtenir des cantons catholiques leur acquiescement à être cautions de ce qui avoit été promis au traité de Madrid et faire accorder par les Grisons le pardon général qu'ils étoient obligés de donner aux Valtelins pour les choses passées, ayant obtenu des uns et des autres ce qu'il désiroit, non sans grande difficulté, pour les factions contraires qui s'y étoient toujours opposées, S. M. lui donna commandement de solliciter les Grisons de se tenir prêts, pour lors qu'il leur seroit ordonné, et prendre les armes contre ceux qui les tenoient en oppression^.

Ils s'y accordèrent tous, mais avec grande crainte. Tous les bannis des pays que l'archiduc Léopold avoit occupés, qui sont les deux Engadines, la seigneurie de Mayenfeld et les Huit-Droitures, promirent plus courageusement de commencer quand on voudroit et mettre leurs vies et leurs biens pour leur liberté, espérant d'en avoir une bonne issue, pourvu que le Roi les assistât d'un peu d'argent et d'armes.

Autant en firent les habitants de la vallée de Mesot^,

1. Avenel (t. VII, p. 938, 939) a publié un sommaire des instructions données au marquis de Cœuvi^es, le 10 juin. Il en avait reçu deux, l'une publique, l'autre secrète, dont les points essentiels sont résumés dans une lettre d'Herbault à Béthune, du 13 juin 1624. La première lui donnait charge d'assurer les cantons de la bienveillance « et affection de S. M. »; l'autre de « reconnoître si une proposition qui se fait pour soulever les Grisons pour le recouvrement des lieux occupés en leurs ligues et même de la V^alteline se peut exécuter, et, en ce cas, y préparer et disposer toutes choses couverteraent, pour les faire éclore lors seulement que, sur les avis que le Roi aura de votre négociation [de Béthune], elle lui en ait donné commandement exprès « (Bibl. nat., ms. Français 3666, fol. 58, 59).

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