‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 105 sur 135 · Voyez le texte et les notes des pages 213 à · texte numérisé non relu

Voyez le texte et les notes des pages 213 à

2. Voyez à ce sujet deux lettres adressées, l'une par Herbault (4 juillet), l'autre par Louis XIII (18 juillet), à Béthune. On lit dans la première : « Le Roi, considérant que le roi d'Espagne a de puissantes armées proche de ses frontières, a résolu, pour la sûreté de ses provinces, de faire recrue de ses vieux régiments et compagnies de cavalerie et de lever de nouvelles troupes jusques au nombre de 30,000 hommes de pied

en son nom le sieur de Bellujon^ vers Messieurs des

et 2,000 chevaux pour distribuer en Picardie, pays Messin et Bresse » (Bibl. nat.. ms. Français 3666, fol. 69). C'est à la suite d'un Conseil (dont il a été question p. 218) tenu le 11 juillet et auquel assistaient les ambassadeurs de Venise et de Savoie, que le connétable de Lesdiguières eut ordre d'aller « en Bresse assembler l'armée composée de 16,000 hommes de pied et 2,000 chevaux » (Louis XIII à Béthune, 18 juillet). La même lettre disait que le Connétable devait partir le 20 juillet, qu'une armée était envoyée en Picardie, « sous la charge de M. de Guise, de 14,000 hommes de pied et 1,500 chevaux », et qu'une autre armée, commandée par le duc d'Angoulême, assemblée au pays Messin, serait « composée de 12,000 hommes de pied et 1,500 chevaux ». Louis XIII ajoutait : « Je me propose de mettre sur pied trois fortes armées; ces deux-ci pour la garde de mes provinces et pour avoir la tête tournée vers l'Allemagne et la Flandre, et la troisième, avec les autres diversions de Venise et Savoie, pour favoriser la restitution de la Valteline et la négociation que vous et le marquis de Cœuvres avez ordre de faire pour ce sujet » (Bibl. nat., ms. Français 3666, fol. 72 et 73). — Voyez un l'ésumé des résolutions prises au Conseil du 11 juillet 1624, à la Bibliothèque nationale (ms. Français 3666, fol. 81-82), et ci-dessus, p. 218.

1. Daniel de Bellujon, fils de Denis de Bellujon et de Honorade de Bestez, s'attacha de bonne heure au service de Henri IV. En 1596, il fut créé maître des requêtes et exerça, dit-on, les fonctions d'intendant en 1597. Suivant certains auteurs, il aurait été, dès 1597, secrétaire du futur connétable de Lesdiguières. En 1603, il fut député au synode de Gap. A partir de 1605, il s'attache entièrement à la fortune de Lesdiguières, qui avait mis en lui toute sa confiance. En 1611, il représente le maréchal à l'assemblée politique de Saumur, oià son rôle, probablement favorable au duc de Bouillon, lui valut l'hostilité de Rohan. Cette même année, il était nommé gentilhomme de la chambre du Roi. En 1614, il est envoyé par Lesdiguières à Sedan, auprès de Condé, afin de l'engager à faire sa paix avec la Reine mère, et il contribua, pour sa part, à la conclusion du traité de Sainte-Menehould. Par la suite, il fut chargé d'une mission en Savoie et servit d'intermédiaire entre

États ^ pour faire un traité avec eux de vingt navires bien équipés, qu'ils dévoient fournir pour l'armée d'Italie et rendre prêts le mois de mars 1625. Le traité fut passé à La Haye le 24" décembre 1624.

Marescot^, maître des requêtes, fut envoyé en Allemagne pour reconnoître particulièrement l'état où étoient les affaires, afin que S. M. y pût prendre une solide résolution^.

Et le marquis de Gœuvres, qui avoit été, de la part du Roi, en l'assemblée générale des Suisses à Bade^,

les protestants révoltés de 1619 et les modérés du parti. En 1621, il est nommé conseiller d'Etat. En 1624, Lesdiguières l'envoya en Hollande pour obtenir le secours de la flotte hollandaise contre l'Espagne. A son retour, il négocia avec les chefs du parti protestant, afin de leur faire déposer les armes. Il mourut en 1629, ayant épousé Anne de Montléon (Haag, France protestante, p. 165-167).

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