Voyez Ed. Rott, op. cit., p
3. Var. : fit arrêter (ms. Français 17542). Le manuscrit A donne la leçon que nous avons adoptée. Le manuscrit B porte arrêt. Le verbe arrer a, dans l'ancienne langue française, le sens de prendre à gages, engager, louer.
avec cette alternative que, si elle n'y mettoit une fin, S. M. la supplioit à ce défaut de remettre les places entre les mains des Espagnols, vu que le long temps que cette négociation traînoit sans effet étoit préjudiciable à sa réputation et à ses affaires, et que rien ne devoit retenir S. S., puisque le Roi et ses confédérés s'obligeoient volontiers à l'entretènement de ce qui lui plairoit établir pour la religion.
S. S. refusa cette promesse absolument, dit seulement qu'elle apporteroit ce qu'elle pourroit pour le bien des couronnes.
Sur cela Béthune supplie absolument S. S. de remettre les forts entre les mains des Espagnols, puisqu'aussi bien il y avoit longtemps qu'ils n'étoient plus comme déposés entre les mains de S. S.*.
Le Roi, ne voyant plus aucune espérance que cette affaire se pût accommoder, pressé par l'intérêt de la réputation et celui de tous ceux qui en avoient en cette affaire, commanda au marquis de Gœuvres de faire une levée de quatre mille Suisses et Grisons^ et fit couler^ encore par les Suisses jusques aux Grisons cinq cents chevaux et trois mille hommes françois, afin qu'ils eussent des forces suffisantes pour assister les Grisons au soulèvement qu'ils feroient pour le recouvrement de leur liberté.
Cependant le marquis de Cœuvres^, qui avoit, au
1. C'est en septembre 1624 que ces propositions furent faites.