‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 37 sur 135 · Première leçon du manuscrit A : Après quelque temps · texte numérisé non relu

Première leçon du manuscrit A : Après quelque temps

3. Ce paragraphe, jusqu'aux mots : Et il renvoya le milord Riche en Angleterre...^ était d'abord écrit sur le manuscrit A (fol. 35 v°; ancienne pagination, p. 50) au passé; Sancy a mis les verbes au présent de l'indicatif.

4. La fin de ce paragraphe et les premières lignes du suivant, jusqu'à comte de Tillières, sont dans les « feuilles de corrections », p. 3 (France 779, fol. 91), écrites par Sancy. On

Riche en Angleterre sur ces propositions-là, sans qu'on en sût rien, l'assurant que le mariage se feroit aux conditions qui avoient, peu après la mort du feu Roi, été proposées par le sieur de Villeroy, sans qu'on s'arrêtât à en demander d'autres ^

Le comte de Garlisle, un des ambassadeurs extraordinaires d'Angleterre, avoua au comte de Tillières^ qu'au commencement il n'estimoit point cet homme, pour les extravagances qu'il savoit qu'il faisoit; mais qu'enfin il leur avoit fait dire que, s'ils vouloient avoir confiance en lui et ne traiter qu'avec lui, il feroit leur affaire ; à quoi ils s'étoient résolus, ayant su qu'il faisoit auprès du Roi ce qu'il vouloit, d'où il arriva ce mal-là que^, depuis ce temps, la négociation fut cachée et se faisoit sous main : ce que l'honneur du Roi, le bien des catholiques et la nature de l'affaire ne pouvoient souffrir.

retrouve ce raême passage dans le manuscrit A au fol. 38 v" (ancienne pagination, p. 52), mais sous cette forme : « Promet qu'on ne fera point de traité avec Hollande. Promet au milord Riche de faire le mariage aux conditions de Villeroy. Envoie le milord Riche sur les propositions de M. d'Angoulême, sans qu'on en sût rien. Ces propositions sont qu'on se contentera d'une simple lettre du roi et du prince, par lesquelles ils assureront de ne persécuter pas les catholiques, au lieu qu'on a toujours demandé un article comme en Espagne. »

1. Les propositions faites par l'ambassadeur anglais Edmonds pour le mariage d'Henriette-Marie de France avec le prince de Galles et les réponses qui y ont été faites se trouvent en copies à la Bibliothèque nationale (ms. Français 15990, fol. 253-259). Elles ont été entre les mains de Richelieu.

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