‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 36 sur 135 · En particulier a été ajouté par Sancy sur le manuscrit A · texte numérisé non relu

En particulier a été ajouté par Sancy sur le manuscrit A

3. Première leçon du manuscrit A : On entend et reçoit... Les mots De sorte que ont été écrits par Charpentier sur le manuscrit B, entre les lignes.

envoyer dans les places et châteaux particuliers, en les changeant de temps en temps, ce qui feroit que, bien que les gouvernements fussent à des grands, ils y seroient plus de nom que d'effet. Cette affaire ayant été exagérée par le Cardinal, qui offrit, de la part de la Reine mère, de commencer à pratiquer cet ordre par Angers^, La Vieuville, qui étoit près le Cardinal, étant fâché ^ qu'il eût mis en avant cette proposition, reconnue utile au service de S. M., lui dit tout bas : « Ne parlez plus de cela, je le ferai valoir, en particulier, comme il faut^. »

Étant proposé que^ le Roi se doit fortifier au (sic)

1. Ici le manuscrit A porte un renvoi à la page 3 des « feuilles de corrections ». On lit, au fol. 33 du manuscrit A, ces mots : « La Vieuville étant près de lui, lui dit tout bas : ne parlez plus de cela, je le ferai valoir en particulier comme il faut. » Puis le paragraphe suivant commence par ces mots : « 11 représenta au Roi qu'il étoit périlleux... » Jusqu'au fol. 40 (ancienne pagination, p. 55), le manuscrit A a été revu d'assez près ; on y remarque des renvois aux « feuilles de corrections » , de nombreux signes et lettres de renvoi et de fréquentes modifications de style et aussi de fond; c'est ainsi que les différences entre les manuscrits A et B sont assez considérables, quoique les idées y soient souvent identiques; mais l'ordre suivant lequel elles sont exprimées est absolument dissemblable dans les deux manuscrits.

2. Première leçon du manuscrit B : La Vieuville étant près le Cardinal et fâché...

3. La fin de ce paragraphe, depuis qu'il eût mis en avant..., a été empruntée par le manuscrit B à la « feuille de corrections » (A£f. étr., France 779, fol. 91).

4. Le manuscrit A, fol. 34 v°, porte : « On propose que le Roi... » Ce paragraphe, qui se trouve dans A à quatre pages de celui qui le précède immédiatement dans B, a été mis là parce que la « feuille de corrections » en porte l'indication. On y voit, en effet (AfT. étr. , France 779, fol. 95), après les mots

Liège, parce que c'est le Cardinal il rejette cette proposition. Enfin il y prête l'oreille pour faire avoir au beau-frère de Joyeuse * trois mille Liégeois en commandement^.

Parce que^ l'agent de Bavière n'avoit pas, en quelque

« comme il faut », un renvoi à la suite duquel on lit plus bas : « On propose que le Roi... V[oyez] cahier, p, 48 a jusqu'à b ». Et sur le manuscrit A, p. 48 (fol. 34 v°), on retrouve les lettres a et b, encadrant le paragraphe en question.

1. Henri de Haraucourt, marquis de Faulquement, seigneur d'Acraigni, marquis de Haraucourt, fils d'Elisée, marquis de Haraucourt, et de Christine de Marcossey, fut conseiller d'État, grand maître de l'artillerie de Lorraine et commanda 6,000 fantassins et 1,000 chevaux au service de l'Empereur; il fut tué en 1632. Il avait épousé Anne de Joyeuse, fille d'Antoine de Joyeuse, comte de Grandpré, et d'Henriette de la Vieiiville, sœur du surintendant de la Vieuville. Sa femme était donc la nièce du surintendant, et il était devenu par son mariage le beau-frère d'Antoine-François de Joyeuse, comte de Grandpré, et de Robert de Joyeuse, seigneur de Saint- Lambert, tous deux neveux de La Vieuville.

2. Richelieu rapporte au tome HI des Mémoires^ p. 317, que la Reine mère aurait dit à La Vieuville « qu'il ne falloit pas négliger l'offre du pays de Liège, qui, ennuyé des tyrannies d'Espagne, se vouloit donner à la France... ». Ce sont évidemment les idées du Cardinal que relatent les Mémoires au tome ni, plutôt que celles de la Reine mère; celle-ci n'a peut-être jamais prononcé ces paroles; ou bien, si elle a donné de tels conseils au Roi, c'est sous l'inspiration du Cardinal (voyez p. 111, note 3).

3. Ce paragraphe est contenu à la fois dans le troisième et dans le quatrième cahier. Celui-ci commence avec la page 51 (fol. 38); sa feuille de garde porte les mentions suivantes : en haut, quelques mots qui semblent être à demi co (peutêtre, à demi collationné) et le mot bon, puis le millénaire 1624. Sancy a écrit en lettres énormes : Cahier 4*. Au milieu du feuillet. Charpentier a résumé le contenu du qua-

rencontre, traité* avec lui comme il désiroit, il fit soudain faire une lettre au duc de Bavière par M. de Nevers, pour rappeler son agent. De là à peu de temps^, l'agent, en ayant avis, tâcha de lui faire le plus de civilités qu'il lui est possible. Aussitôt il fait écrire par le duc de Nevers au duc de Bavière qu'il ne prît pas garde à ce qu'il lui avoit mandé.

Tant qu'il voit^ que les ambassadeurs d'Angleterre disent du bien du cardinal de Richelieu, il est mal avec eux; et pour leur faire connoître que c'est par lui qu'il faut passer, lorsque le Cardinal et le Garde des sceaux demeurent dans les termes prescrits par S. M., non seulement sous main il leur promit, de sa propre autorité, qu'on se contentera d'une simple lettre pour assurance que les catholiques ne seront point persécutés, et, encore de plus, dit qu'en effet on ne s'en soucie pas, sinon que parce qu'il faut, sous ce prétexte, obtenir la dispense. Ce qui est bien croyable, puisqu'il est certain qu'en parlant de ce mariage il dit : « Morbleu, ces prêtres-ci me gâtent tout !» Et ^ il renvoya le milord

trième cahier : « Suite des déportements de La Vieuville. — Son éloignement. — Rappel de M. de Schônberg. — MM. de Charapigny et de Marillac surintendants des finances. — Discours du Cardinal au Roi sur l'éloignement de La Vieuville. »

1. Première leçon du manuscrit A : ... V agent de Bavière ne traitait pas...

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