‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 75 sur 135 · Montholon et Gueffier · texte numérisé non relu

Montholon et Gueffier

3. Les deux ligues (Grise et Cadie) et Mayenfeld rejetèrent solennellement le traité de Madrid le 19 décembre 1622.

4. Ce fut aux derniers jours d'octobre 1622 que les autorités des cités évangéliques firent savoir à l'ambassadeur français Miron qu'ils s'engageaient à garantir les libertés des catholiques en Rhétie et en Valteline. Nous rappelons que quatre

ordre pour réprimer l'audace du duc de Féria et faire exécuter de bonne foi ce qui avoit été conclu.

Le temps défaudroit si l'on vouloit particulariser les artifices, les violences et le peu de sincérité qui se pratiqua durant sept ou huit mois que l'on traite inutilement à Lucerne de cette affaire. Il suffit [de dire] que M. de Montholon^ mourut sans avoir pu apercevoir en l'archiduc Léopold, au duc de Feria et au président de Dole, une seule action qui lui pût faire espérer de pouvoir, par la négociation, vaincre leur obstination à troubler la paix de la chrétienté.

Que ce soit eux qui, exprès à ce dessein, soUicitèrent les cantons catholiques de ne pas donner leur consentement, il appert assez manifestement par les remercîments que le sieur Casati^, envoyé à Bade, où se tenoit l'assemblée générale de toute la Suisse, l'an 1623^, en fit aux cantons catholiques, au nom du gouverneur de Milan; et la traite du blé, qu'il leur accorda en récompense, en est encore un autre témoignage assez suffisant^.

cantons, Berne, Zurich, Bâle et Schaffhouse étaient protestants; Glaris et Appenzell jouissaient de la liberté de conscience, mais Appenzell était en partie protestant, et Glaris se rattachait souvent aux quatre cantons protestants,

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