y entrait le 31 mai
3. Guillaume de Montholon, sieur de Pluviers, conseiller au Parlement en 1596, conseiller au Grand Conseil (1602), maître des requêtes ordinaire de l'hôtel (1605), conseiller d'Etat, président à mortier au parlement de Dijon, puis intendant de justice et police en Lyonnais, Forez et Beaujolais (1607), était ambassadeur extraordinaire aux ligues Suisses et Grises depuis avril 1621. Il le fut jusqu'en mai 1622, date de sa mort. — Il y avait avec lui un autre représentant de la France négociant à Lucerne, Etienne Gueffier (1573-1660), dont il a été parlé plus haut. — L'ambassadeur ordinaire était Robert Miron, sieur du Tremblay (1569-1641), l'ancien prévôt des marchands, qui représentait la France en Suisse depuis novembre 1617 et ne devait abandonner ces fonctions qu'en juin 1627.
4. Alexandre Scappi, ancien auditeur de nonciature à Paris en 1618, évêque de Campagna de 1618 à 1627, puis de Plaisance de 1627 à 1650, mourut en 1650. Il fut nonce en Suisse de 1621 à 1628.
d80 MÉMOIRES [1624]
la qualité d'ambassadeur de l'archiduc. Ce qui fit consommer six mois de temps inutilement, sans pouvoir entrer en aucune conférence*.
Durant ce temps, les Espagnols travaillèrent en sorte avec les cantons d'Uri, Schwitz, Unterwalden, Zug, Lucerne et Fribourg, qu'ils les firent résoudre à ne point ratifier le traité de Madrid, sous prétexte que les Valtelins disoient qu'ils seroient opprimés en leur religion. Quoique les ambassadeurs du Roi^ leur représentassent qu'en ce cas le Roi demeureroit conjoint avec le Pape et les susdits cantons pour la conservation de la religion et les assisteroit de forces et d'argent pour empêcher d'être opprimés, néanmoins l'artifice et la distribution d'argent que les Espagnols firent parmi les susdits cantons fut si grande qu'il n'y eut pas moyen de leur faire ratifier le susdit traité^.
Les cantons de Soleure, de Berne, Zurich, Baie, Schaffhouse, de Glaris et les protestants d'Appenzel offinrent de faire la promesse de demeurer inséparablement attachés à l'exécution du traité avec le Roi 4.
S. M., pour ne mettre pas la division dans leur république, continua à poursuivre en Espagne nouvel
1. Ces conférences s'ouvrirent en mai 1621. Voyez le livre déjà cité de M. Éd. Rott, p. 437-438.