‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 186 sur 200 · Charles de l'Aubespine, marquis de Châteauneuf, abbé de · texte numérisé non relu

Charles de l'Aubespine, marquis de Châteauneuf, abbé de

ver Bassoinpierre^ intime ami de M. de Guise, pour lui dire que c'étoit la Reine qui avoit gâté son affaire et qu'au Conseil elle avoit Tait ouvertement contre eux. MM. de Guise s'en voulurent éclaircir avec Roissy^ et BuUion ; ils trouvèrent qu'elle n'en avoit parlé ni de près ni de loin.

La Vieuville dit à M. de Guise que le comte de Soissons, à son départ, avoit prié les ministres d'assister M. de Montmorency, et avec telle instance qu'au cas qu'ils le fissent, d'être content d'abandonner ses intérêts : ce qui étoit faux et ne tendoit qu'à se décharger sur les autres.

La Reine, sachant que le prince de Joinville, la princesse de Conti, et sa femme ^, croy oient que c'étoit elle qui étoit cause de leur mécontentement, voyant qu'elles^ lui en faisoient la mine, ne voulut rien dire jusques à ce que le Roi fût de retour de la chasse où il étoit allé. Mais, depuis, ayant su que le Roi disoit que quiconque attribue ce conseil à la Reine en avoit menti, elle témoigne à tout le monde qu'elle auroit toujours à honneur qu'on lui imputât des conseils que prendroit le Roi, parce qu'elle savoit bien qu'ils seroient bons ; quand même elle n'auroit pas été d'un

Préaux, garde des sceaux en 1630 et disgracié en 1633 à la suite d'intrigues contre Richelieu.

1. Le maréchal de Bassompierre ne parle pas nommément de cette démarche de Châteauneuf dans ses Mémoires.

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