‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 189 sur 200 · C'est-à-dire Puyzieulx · texte numérisé non relu

C'est-à-dire Puyzieulx

4. Ces mots prouvent assez que tout ce passage a été tiré d'un document dont on avait transformé le style direct en style indirect. Il peut être ainsi expliqué : « A quoi le Roi ajouta que si Puyzieulx avoit été bien averti, il eût su que c'étoit lui, le Roi, qui avoit prié la Reine d'être de son avis. >;

ter, par une armée navale, à prendre La Rochelle, à la charge qu'il abandonneroit les Hollandois.

La Reine, voyant que Puyzieulx appuyoit cette proposition, prit la parole et maintint que cette proposition du roi d'Espagne étoit captieuse, pour l'embarquer dans une guerre dont il n'avoit pas de besoin ^ tant parce qu'il n'avoit pas encore eu lieu, depuis qu'il en étoit sorti, de la refaire, que parce qu'il pouvoit mieux ruiner La Rochelle par la paix que par la guerre.

Le Roi en approuva les raisons et inclina à ses sages conseils; mais, bien que cet homme ne pût en goûter la protection, si est-ce qu'il n'en haïssoit point l'argent^. Il reçut vingt mille écus de leur^ part pour leur en faire toucher deux cent mille qui leur avoient été accordés la présente année ; ce qui s'est découvert d'une étrange façon.

Du Maurier^, qui réside en Hollande pour le Roi, étant fâché de ce qu'on n'avoit pas payé ces deniers par ses mains comme on avoit accoutumé, eut soin de s'enquérir bien soigneusement comme toute cette affaire s'étoit passée, trouva que de là on n'avoit tou-

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