‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 21 sur 200 · C'est-à-dire Blainville · texte numérisé non relu

C'est-à-dire Blainville

dus du temps d'Angoulême et la permission de mettre sa compagnie de chevau-léf^ers sur pied.

Pour les garnisons d'Angers et du Pont-de-Cé et pour les pensions de la noblesse qui étoit auprès d'elle, il donna du papier et point d'argent; mais il fit entendre à la Reine que le Roi trouvoit très mauvaise l'ouverture des parlements, comme préjudiciable à son autorité. Il avoit pensé une chose plus convenable et plus sûre : que le Roi lui-même s'engageroit à lui faire rendre par M. de Luynes le respect et le service qui lui étoit dû^

La Reine repartit^ que, les parlements tenant leur autorité du Roi, elle n'a pas cru, en faisant cette ouverture, blesser celle de S. M. particulièrement^, vu qu'elle ne prétend c[u'ils agissent en cette occasion par le droit de leurs charges c|ui ne s'étend pas jusque-là, mais par commandement et par commission particuculière du Roi ;

Qu'elle ne peut abandonner ses amis, tant parce

1. On lit (France 773, fol. 212) à la place de la dernière phrase de ce paragraphe ces mots : lui, sieur de Blaimnlle, as'oit pensé une chose plus convenable et plus siire, sai-oir que le Roi ccriroit une lettre par laquelle il lui promettrait de faire que le sieur de Luynes tiendrait la parole qu il aurait donnée et rendrait à la Reine Ihanneur et le respect qui lui est dû.

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