‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 22 sur 200 · France 773 : sur cela la Reine a répandu · texte numérisé non relu

France 773 : sur cela la Reine a répandu

3. La fin du paragraphe ne se trouve pas dans France 773. On y lit : qu ayant l'honneur dêtre sa mère, elle a plus d'intérêt de la conserver que toute autre; que, puisque le Rai na pas agréable cette proposition, elle n'ose en reparler, mais qu'elle demande d'autres sûretés raisonnables, non à l'égard du Roi, étant du tout assurée de son affection, mais du sieur de Luynes, attendu les choses qui se sont passées depuis l entrevue de Tours.

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qu'elle aimeroit mieux mourir que de commettre une action si peu honorable \ que parce qu'aucuns ne sont mieux attachés au service du Roi que ceux qui ont quelque affection pour elle, que pour ce que, quelques particuliers ne lui voulant du bien, ce seroit une grande imprudence à elle de se séparer de ses amis pour se fier tout à fait en leur parole.

Blainville, néanmoins, la presse si puissamment de se confier en la parole du Roi et en la résolution forte que Luynes avoit prise de la servir qu'elle demanda trois semaines pour en prendre avis de ses amis et voir avec eux si cette sûreté seroit suffisante^.

Depuis, le sieur de Blainville ayant encore séjourné trois ou quatre jours pour lui faire connoître qu'on ne vouloit point rompre la négociation, on lui proposa que, si le Roi avoit agréable que la Reine demeurât en son gouvernement et ses amis et serviteurs aux leurs, jusqu'à ce qu'elle eût les effets que l'on lui promet, tant pour elle que pour eux, elle y demeureroit, pourvu qu'elle demeurât liée avec sesdits amis et serviteurs ; en sorte que, si on lui manquoit, le Roi eût agréable qu'ils se joignissent pour sa défense; ce que le sieur de Blainville se chargea de proposer.

La mauvaise volonté que les Luynes portoient au

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