Alexandre de Vendôme
3. On trouve dans France 773, fol. 217 et suiv., une première rédaction du récit de ce voyage en Normandie, qui a été très
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coucha à Pontoise, où les députés de Caen^ le vinrent trouver, qui l'assurèrent de la fidélité de ceux de la ville et s'excusèrent de ce qu'ils n'avoient pas voulu entrer en dissension ouverte contre le château, selon que le sieur de Bellefonds^, que S. M. leur avoit envoyé, a voit désiré, d'autant qu'ils pouvoient être foudroyés par le canon qui étoit déjà pointé contre eux et qu'il valoit mieux qu'ils dissimulassent jusqu'à ce qu'ils eussent des gens de guerre qui les pussent garantir des injures dudit château; cependant qu'ils avoient gagné cet avantage que les clefs de la ville étoient en leur puissance, avec le gré de Prudent, et qu'ils avoient eux-mêmes soin des portes.
S. M. les remercia de leur fidélité et leur dépêcha le marquis de Mauny, qui se rendit à eux le lendemain 8^ juillet, les assurant que le maréchal de Praslin^ se rendroit dans six jours auprès de leur ville avec deux
utilisée pour les Mémoires. Ce récit semble contemporain des événements et est dû probablement à BuUion. Il forme un fascicule de 18 pages, au dos duquel est écrit : « 1620. Affaires de la Reine mère. Procès-verbal par jour de ce que le Roi a fait à son départ de Paris. Discours du Chancelier. Traité de paix. Pour la feuille 3*^, 1620, et 4''. » Ces indications sont de la main de Claude BuUion, sauf la date de tête qui est de Charpentier el les mots « pour la feuille 3®, 1620, et 4® » qui sont écrits par Sancy. Le texte même de ce récit, dont quelques passages ont été corrigés par Sancy, est de la main de secrétaires. Voyez plus loin, p. 65, note 2.
1. Ces députés étaient le conseiller Bennauville, le capitaine Surville et le procureur syndic [Mercure françois, t. VI, année 1620, p. 285).