‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 31 sur 200 · C'est-à-dire le Roi · texte numérisé non relu

C'est-à-dire le Roi

4. Ce paragraphe se trouve plus amplement développé dans le Mercure français, t. VI, année 1620, p. 275-281 et 285.

Grand eut été, le jour auparavant, reçu duc et pair au Parlement*.

Cet envoi, qui étoit fait sous prétexte d'accommodement et de traité, étoit en effet pour donner de la jalousie aux amis de la Reine (jui étoient éloignés, pour la surprendre par l'apparence des promesses, ou bien pour éloigner du Roi, avec fondement, des personnes de qui la probité et l'affection au bien de l'État lui étoient suspectes.

La nouvelle de leur acheminement étant venue à Angers, il y eut diverses opinions sur les recevoir ou les refuser. L'évêque de Luçon tenoit à grande faute de ne les pas laisser venir, M. de Vendôme à crime de leur ouvrir les portes et à grande imprudence de ne les point arrêter prisonniers. Les voix prises et comptées, le courrier fut dépêché pour les renvoyer, mais aussitôt contremandé par l'autorité absolue de la Reine, qui ne voulut donner ce mécontentement à des personnes de leur considération, et moins encore au Roi son fils, qui les avoit choisis pour cet effet.

Leur arrivée fut suivie du retour du Grand Prieur ^ et de nombre de courriers qui apportoient [la nouvelle de] la prise de Gaen et du dangereux état où les affaires étoient réduites.

Le Roi partit de Paris le 7^ pour aller à Rouen ^ et

1. Le duc de Bellegarde, grand écuyer, et le maréchal de Brissac furent reçus ducs et pairs le même jour. La ville de Seurre en Bourgogne, sur laquelle le duché était assis, prit, à cette occasion, le nom de Bellegarde.

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