‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 63 sur 200 · Ci-dessus, p. 26 et · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 26 et

protestants, pour lesquels l'électeur de Brandebourg^ se t'aisoit fort, que nul desdits princes et États de l'un et l'autre parti n'envahiroit, ne molesteroit ni n'entreprendroit d'envahir ni molester les États les uns des autres, mais demeureroient en bonne paix les uns avec les autres, sans faire passer leurs gens de guerre dans les États de leurs voisins qu'avec leur permission, excepté seulement le royaume de Bohême et les provinces incorporées à icelui^.

Cet accord fut d'une grande conséquence ; car tout le poids de la guerre demeuroit entre le roi de Bohême et l'Empereur ; en quoi ledit Empereur y avoit cet avantage que les protestants, qui étoient lors les plus forts en Allemagne et eussent empêché, ou par jalousie ou par hostilité, que les princes catholiques ne lui eussent prêté secours, lui donnèrent lieu par ce moyen de le recevoir et d'assembler une si puissante armée qu'elle pût faire et crainte et mal à son ennemi.

Lorsque cet accord fut fait, le duc de Bavière avoit une armée de vingt-cinq mille hommes à Weiden^, et le marquis d'Anspach'^, qui étoit général de celle des protestants, en avoit une de quinze mille hommes à Langenau^, près d'Ulm. L'accord fait, ils décampèrent ; l'électeur tira droit en Autriche, le marquis

1. Georges-Guillaume de Hohenzollern, électeur de Brandebourg en 1617, mort en 1640.

2. Le texte de cet accord est imprimé dans le Mercure français, t. VI, année 1620, p. 151-156.

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