Cette phrase reproduit presque textuellement les exprès
Ils firent plusieurs semblables équipées dans d'autres villes de la prétendue Reli<^ion ; mais la plus hardie et séditieuse fut l'entreprise (ju'ils firent, par délibération de l'assemblée de Millau, de s'emparer de la ville de Navarrenx et en chasser le gouverneur qui y commandoit pour le Roi. iMais Dieu, qui bénissoit sa cause et les armes de S. M., fit qu'ils furent découverts le 8* décembre par le soin du sieur de Poyanne, qui, sachant que plusieurs huguenots s'étoient à ce dessein glissés secrètement dans ladite ville, reçus et cachés par les habitants qui étoient tous huguenots, en fit une si exacte recherche qu'il en fit prendre quelques-uns qui furent pendus ; les autres se sauvèrent la nuit par-dessus les murailles*.
Gomme les affaires des huguenots alloient mal en France, elles alloient encore plus mal en Allemagne, la vengeance de Dieu les poursuivant de tous côtés.
Nous avons dit^ que les ambassadeurs du Roi dressèrent leur chemin vers Ulm, où les princes protestants étoient assemblés. Leur arrivée ne fut point inutile; car, par l'intervention et autorité du Roi, il y fut arrêté le 3* juillet, entre tous les princes et États cathohques d'Allemagne (le duc de Bavière, qui avoit envoyé son député à Ulm, [se] faisant [fort] pour eux) et tous les
sions du Mercure françois^ t. VI, année 1620, p. 465. Voyez d'ailleurs ce recueil, p. 463-465.
1. Voyez le Mercure français, t. VI, année 1620, p. 459-463. D'après ce recueil, le sieur de Poyanne était alors absent et ce seraient les capitaines Lazenay, Mirauraont et de la Vergne qui auraient découvert le complot. Dix des conspirateurs furent pendus.