‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 71 sur 200 · La place fut prise le 11 mars · texte numérisé non relu

La place fut prise le 11 mars

3. Ce paragraphe et les deux précédents ont certainement été rédigés à l'aide du Mercure français, t. VU, année 1621, p. 246-259.

la Saludie en Béarn vers le sieur de la Force, pour lui porter commandement de mettre les armes bas sans aucun délai, et, à faute de ce faire, délivrer à M. d'Épernon une commission, dont il étoit porteur, pour lever des gens de guerre et le faire obéir par force et [faire] ^^vre en paix dans le Béarn ceux de l'une et l'autre religion*.

Ledit sieur de la Force, ayant fait une réponse ambiguë à la Saludie pour gagner temps ^, il délivre ladite commission au duc d'Épernon, qui, étant entré dans le Béarn le 2!P avril, le sieur de Poyanne s'étant joint à lui avec ses troupes^, chassa hors du pays ledit sieur de la Force et tous ceux qui l'assistoient.

1. D'après le Mercure français, t. VII, année 1621, p, 260, que les Mémoires ont utilisé, la commission destinée au duc d'Epernon était de 2,000 fantassins et 500 chevaux.

2. Voici cette réponse d'après le Mercure français^ t. VII, année 1621, p. 261 : « Le sieur de la Saludie... lui fit commandement qu'à l'instant il eût à congédier les troupes qu'il avoit fait lever. M. de la J'orce lui répondit qu'il falloit aviser auparavant d'accommoder l'entreprise qu'avoit faite M. de Poyanne de prendre les armes dans son gouvernement sans sa permission. La Saludie lui répartit : « Le Roi l'a avouée, vu l'importance « de l'affaire; il est question maintenant que vous me disiez si « vous voulez suivre ou non le commandement de S. M. » M. de la Force... lui dit : « Le Roi entend que nul n'entreprenne sur « mon gouvernement; je désire savoir sur ce l'intention de S. M. « Retournez vers elle et, me l'ayant rapportée, vous trouverez « que j'ai été et serai très obéissant à jamais à ses coromande- « ments. » On a écrit que cette réponse n'avoit été faite parM.de la Force que pour gagner temps de recueillir les forces de ceux de sa religion qui s'acheminoient pour le venir trouver; ce que La Saludie ayant reconnu, il fut porter commission à M. d'Epernon pour s'acheminer en Réarn. »

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