‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 70 sur 200 · Aujourd'hui, les Landes · texte numérisé non relu

Aujourd'hui, les Landes

3. L'abbé du monastère bénédictin de Notre-Dame de Cagnote était alors Jean Polie, qui en était encore abbé en 1630. Ce monastère, fondé au ix'' siècle, puis bientôt détruit, et reconstruit au xn^ siècle, était situé près de Dax (aujourd'hui canton de Pouillon).

4. Le sieur du Luc, gendarme de la compagnie du sieur de Poyanne [Mercure françois, t. VII, année 1621, p. 249).

5. C'est le lieutenant de M. de Poyanne, le sieur de Lataulade, <|ui fut envoyé vers le duc de la Force [Mercure français, t. VII, année 1621, p. 249).

bientôt la place, lui manda premièrement que cette entreprise pourroit altérer le service du Roi S puis enfin fit donner arrêt au parlement de Pau, par lequel il étoit enjoint, sous peine de crime de lèse-majesté, à ceux qui étoient dans lesdites tours d'en sortir, et défendu au sieur de Poyanne de faire aucune assemblée de gens de guerre dans le Béarn, sans l'exprès commandement du lieutenant du Roi.

Celui qui étoit porteur de cet arrêt s'adressant audit sieur de Poyanne, [celui-ci] lui dit qu'il parlât premièrement à ceux qui étoient dans lesdites tours de Montgiscard et les fit obéir, puis qu'il parleroit à lui, sinon qu'il les auroit bientôt rangés à la raison et fait quitter la place. Lors le sieur de la Force, voyant que toutes ses ruses lui étoient inutiles, assembla tous les gens de guerre qu'il put, et dans lé Béarn et dans les provinces voisines, pour essayer de défendre lesdites tours. Il y fit entrer quelque secours, mais ne put néanmoins faire lever le siège, ni empêcher que la place fût remise en l'obéissance du Roi et aussitôt démolie^; ce qui les étonna, pour ce qu'ils étoient bien avertis que le Roi savoit que c'étoit une chose faite par ordre de l'assemblée de la Rochelle et de la leur^.

Aussi, incontinent après, S. M. envoya le sieur de

1. D'après le Mercure français, t. VII, année 1621, p. 250, ce fut le duc de la Force qui aurait fait dire au sieur de Poyanne « que, s'il alloit à Montgiscard, ... [il] estimoit que ce seroit altérer le service du Roi dans le Béarn ».

Page 1