François de Bonne de Créquy d'AgouIt, comte de Sault et
gion prétendue, en laquelle le maréchal de Lesdiguières, son grand-père, l'avoit nourrie
Le Roi, étant à Saumur, sut qu'il y avoit ordre de l'assemblée de la Rochelle de lui refuser les portes de Saint-Jean-d'Angély et qu'ils avoient fait entre eux un département de toutes les provinces de la France dans lesquelles ils étoient dispersés, lequel faisoit le partage, non seulement des villes qu'ils appeloient de sûreté, mais de tout le royaume, qu'ils avoient divisé en dix-huit églises, subdivisées, les unes en d'autres églises simples, les autres en colloques, qui avoient nombre d'églises simples sous eux.
En chacune de ces églises, ils avoient nommé et ordonné des chefs pour commander les armes, avec des conseillers qui les dévoient assister, et pouvoir d'établir un ou plusieurs lieutenants sous eux et donner toutes les autres charges, à condition toutefois qu'on prendroit provisions de l'assemblée générale.
Ils avoient aussi ordonné des gouverneurs de toutes les places particulières et fait des lois de police et de gouvernement, tant en paix qu'en guerre, lesquelles ils vouloient être observées parmi eux-.
depuis duc de Lesdiguières, fils de Charles de Créquy, duc de Lesdiguières, et de Madeleine de Bonne. Il avait été substitué aux noms et armes des d'Agoult par son aïeule Chrétienne d'Aguerre, comtesse de Sault, héritière de son fils Louis d'Agoult, comte de Sault. Il mourut en 1677.
1. Les deux paragraphes précédents sont encore tirés du Mercure françois, t. VII, année 1621, p. 304-306. Il faut remarquer que le Mercure lui-même cite comme source de son récit la a Relation de ce qui s'est passé au second voyage du Roi », imprimée à Toulouse par R. Colomiez.
2. Ce règlement d'organisation du parti protestant se trouve,
Ils ordonnoient le duc de Bouillon pour leur chef général, avec pouvoir de commander et exploiter leur armée générale ; mais il se garda de se méprendre et n'y voulut point entendre^; la charge enfin demeura au duc de Rohan et à son frère ^, qui n'en eurent pas l'issue qu'ils espéroient.
Cet acte de rébellion et dessein formé d'étabhssement d'une république dans le royaume anima le Roi davantage contre eux au lieu de l'étonner et l'affermit en la résolution de se faire obéir par la voie de ses armes.
Il part de Saumur le 1 T mai, s'en va droit à Saint- Jean-d'Angély. Le duc de Rohan, n'osant s'y enfermer, y laisse son frère ; les villes de Saint-Maixent, Fontenay-^, Maillezais^, Marans^, fontjougà S. M. Parabère, gouverneur de Niort, quoique de la Religion prétendue, lui demeura fidèle. On s'assura aussi de Loudun et envoya-t-on La Ghesnaie dans le château, bien qu'on ne se défiât pas de la personne d'Armagnac, premier valet de chambre du Roi, qui y commandoit, mais seulement de la Religion prétendue qu'il professoit.
en copie, aux Affaires étrangères, France 774, fol. 13. 11 a été imprimé dans le Mercure français, t. VII, année 1621, p. 311- 323. Dans le parti catholique, on appela ce règlement le Contre-État ou V AntimonarcJiie et lois fondamentales de la république des églises prétendues réformées.