Voyez tome II, p
2. Pour plus de détails, consulter le Mercure français, t. VII, année 1621, p. 111-126.
3. Jean d'Armagnac, premier valet de chambre du Roi, gouverneur de Loudun.
4. Jean de Jaucourt, seigneur de Villarnoul, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, conseiller d'État, marié le 8 mars 1599 à Marthe de Mornay, fille aînée de Philippe du Plessis-Mornay.
l'autre côté de l'eau, firent prendre résolution au sieur du Plessis de ne pas s'y opposer; ce que, sans cela, il eût fait indubitablement. S. M., auparavant que de partir de Saumur, tint conseil sur ce qu'elle avoit à faire de cette place, si elle en ôteroit le sieur du Plessis ou si elle l'y continueroit en la charge de son gouvernement.
La connoissance qu'elle avoit de l'artifice de ces rebelles à colorer leurs mauvaises intentions et tirer l'avantage de toutes choses, faisoit craindre qu'ils ne prissent occasion de tromper ceux de leur secte qui demeuroient encore dans la fidélité du Roi, leur représentant faussement que cette action étoit un effet tout contraire à la promesse que le Roi leur avoit faite en sa déclaration, et que c' étoit une suite de la maxime qu'il ne falloit point garder de foi aux hérétiques. Mais, d'autre part, la grande importance de cette place au parti dans lequel elle demeuroit, le grand dessein qu'y fondoit l'assemblée de la Rochelle, le peu d'assurance que le Roi avoit en la personne de du Plessis-Mornay, que l'on savoit s'entendre, bien que secrètement, avec ladite assemblée, joint que son âge eût été facilement circonvenu par les siens, quand il n'eût pas été de leur faction, mais principalement que cette ville ^ n'étoit point une place de sûreté, mais avoit été simplement donnée pour assurance par le roi Henri IIP à Henri IV% lors roi de Navarre, quand il le vint servir à Tours, firent résoudre le Roi de lui en ôter le gouvernement et la mettre en la garde du comte de Sault-, qui faisoit lors profession de la Reli-