C'est-à-dire le 18 octobre
2. Ce paragraphe est un bref résumé du Mercure françois, t. Vil, année 1621, p. 871-877.
3. Dans le conseil où fut arrêtée cette décision, Bassompierre fut, paraît-il, le premier à oser dire ouvertement que le seul parti à prendre était de lever le siège [Mémoires de Bassompierre, t. II, p. 359). Sans être aussi sévère pour Luynes que l'est, ici et plus loin, Richelieu, il reconnaît cependant que l'entreprise fut mal conduite.
4. Les Mémoires, pour la rédaction de ce paragraphe, ont résumé le Mercure francois, t. VII, année 1021, p. 882-884.
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et, pour le faire croire, il ne donna jamais, pendant ledit siège, audience au nonce, qui l'a depuis redit à ladite dame Reine, qu'il ne fît intervenir des courriers avec des lettres de personnes supposées qui lui donnoient avis qu'elle se vouloit prévaloir des occupations que le Roi avoit dans son État et ne le chargeât d'en écrire en cour de Rome, pour, en cas qu'il fût pressé d'en venir à un accommodement, d'avoir ses décharges ; car il est certain qu'il n'en eut jamais ni la crainte ni la créance. Et Contades* même a avoué, depuis sa mort, qu'il n'eut oncques opinion qu'on pensât à un tiers parti, mais qu'il le publioit pour rejeter sur la Reine ce blâme de la paix, laquelle il prévoyoit bien que le Roi seroit contraint de faire par sa mauvaise conduite, d'autant qu'il y engageoit fort mal à propos, se fiant beaucoup plus en ses espions qu'en ses forces.
A la vérité, il y avoit peu d'apparence de le continuer davantage^ ; il n'y eut jamais plus de douze mille hommes, où trente mille n'eussent pas été trop pour ce dessein. Le Roi ne laissoit pas de faire une excessive dépense ; mais elle vient au profit des particuliers, qui s'avantagent du dommage public.
Pour le paiement et entretènement des troupes qui furent mises sur pied, depuis le 25® d'avril jusques au 1" décembre, il ne falloit pas plus de deux millions, et néanmoins quinze furent employés à cet effet. Sur
1. André de Contades, fils d'Antoine de Contades et d'une Pardaillan, né à Narbonne en 1572, fut sous-gouverneur de Gaston d'Orléans. D'après Tallemant des Réaux, un gentilhomme de ce nom avait contribué à pousser le jeune Luynes à la cour et les Contades auraient profité de la faveur accordée à leur ancien protégé.