Ce paragraphe semble avoir été tiré du Mercure français
Son* parlement de Metz étonna grandement les favoris qui se rassurèrent aucunement quand ils surent qu'au lieu d'aller à Blois, comme ils le croyoient, il tira droit à Angoulême : ce que le duc fit expressément pour leur ôter l'imagination de ce qu'il vouloit faire et l'exécuter plus sûrement, ainsi qu'il fit, en ce que, comme il fut à l'entrée de l'Angoumois, il retourna droit à Loches pour y recevoir la Reine, que Monsieur de Toulouse^, maintenant cardinal de la Valette, et le sieur du Plessis^, sergent de bataille, domestique et confident du duc d'Épernon, étoient allés quérir à Blois pour la rendre à Loches au même temps que ledit duc y arriveroit^.
t. V, année 1619, p. 133 et suiv. La lettre écrite par le duc d'Epernon au Roi, du pont de Vichy, y a été imprimée p. 133.
1. Avec cet alinéa commence un nouvel emprunt au document écrit par Cherré (France 772, fol. 246 v°).
2. Louis de Nogaret, troisième fils du duc d'Epernon, né en 1593, archevêque de Toulouse en 1614, cardinal en 1621, fut chargé par Richelieu d'importants commandements militaires et mourut le 28 septembre 1639. Il a laissé une Relation de la sortie de la Reine mère de Blois; voyez ci -dessus, p. 315.
3. Girard, dans V Histoire de la vie du duc d'Epernon, t. II, p. 227, appelle ce personnage le sieur du Plessis-Baussonnière et en donne le portrait suivant : « Ce gentilhomme s'étoit attaché à son service [du duc d'Epernon] dès ses plus jeunes années et... l'avoit suivi et servi en Provence, commandant, durant tout le temps que le duc y fit la guerre, le régiment de Pernes, son beau-frère. On l'a vu depuis, durant la longue vie du duc, toujours employé dans les plus grandes et les plus importantes affaires qu'il ait eues. Sa bonne conduite y a paru également avec sa fidélité. »
4. Ici s'arrête le second emprunt fait au document écrit par Cherré.
Étant résolue à sa sortie et considérant que, d'un côté, on avoit mis des forces à l'entour de Blois, qui servoient de ceps * à sa liberté ; que le comte de Gheverny^, gouverneur du Blaisois, avoit promis de s'opposer à tous ses justes desseins; que quelques-uns même de ses domestiques étoient gagnés à cet effet, elle se trouve contrainte de se servir de la nuit pour couvrir sa retraite et de ne point rechercher d'autres portes que des fenêtres, d'autres degrés qu'une échelle^. Elle descend donc de la hauteur de plus de six-vingts pieds et, passant seule avec une de ses femmes, le comte de Braîne, son premier écuyer, deux exempts de ses gardes^, elle gagne un carrosse qui étoit au delà du pont, avec lequel, accompagnée de huit personnes, elle se rendit à Montrichard^, à six grandes Heues de là, où elle rencontra le cardinal de la Valette, lors archevêque de Toulouse, avec trente ou quarante gentilshommes qui l'accompagnèrent jusques à Loches, sur le chemin duquel elle fut reçue du duc d'Épernon, assisté de deux cents chevaux^.
Le sieur de Luynes, après avoir reçu les lettres du