‹ MémoiresChapitre 135 sur 172 · Plus tôt, d'après le document écrit par Cherré · texte numérisé non relu

Plus tôt, d'après le document écrit par Cherré

2. Se trouvant étonné, d'après le document de la main de Cherré.

3. Ici prend fin le troisième emprunt fait au document écrit par Cherré.

4. La lettre que le duc de Bouillon adressa à cette occasion au Roi, et qui a servi certainement aux Mémoires, a été imprimée dans le Mercure français, p. 149.

sachant qu'il y en a beaucoup qui offrent leur service pour avoir de quoi desservir ; qu'il vît paisiblement ce que la Reine a à lui remontrer pour le bien de son État ; qu'il seroit juge et de la sincérité et de l'importance de ses avis, et départiroit la récompense ou la punition selon qu'un chacun l'auroit méritée.

Après avoir gardé la lettre de la Reine quinze jours entiers, pour la tenir d'autant plus longtemps en suspens et en incertitude de la volonté du Roi, et bien concerté ce qui étoit à propos d'y répondre, le Roi lui manda, le 12i® mars S qu'il étoit sur le point de partir pour l'aller voir quand ses lettres lui arrivèrent; qu'il chàtieroit l'injure qui avoit été faite à LL. MM. en l'action de son enlèvement de Blois par ceux qui cherchent leur avantage dans la ruine du peuple et dans la diminution de son autorité ; qu'il voit bien que la lettre qu'elle lui a écrite lui a été dictée par le duc d'Épernon, et que ce- qu'elle lui mande de l'opinion en laquelle l'avoit le feu Roi est tout contraire à ce qu'elle lui en avoit dit plusieurs fois et qu'elle avoit souvent éprouvé elle-même; au reste, que blâmer ceux qui sont auprès de lui c'est le blâmer lui-même, pour ce que les résolutions de son Conseil partent de son jugement, après avoir ouï ceux-là mêmes qui conseilloient le feu Roi; qu'aussi lui avoit-elle souvent mandé qu'elle louoit Dieu de la sage et heureuse conduite de son État, et qu'elle étoit même contente du traitement qu'elle recevoit; que si, pour quelque occasion que ce fût, elle n'avoit point la demeure de

1. Le texte de cette lettre se trouve dans le Mercure fran~ cois, p. 140. Les Mémoires s'en sont fortement inspirés.

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