‹ MémoiresChapitre 147 sur 172 · Aux ancêtres de Ruccellaï · texte numérisé non relu

Aux ancêtres de Ruccellaï

2. Alexandre Sardini, vicomte de Buzançais, fils du financier Scipion Sardini; il mourut le l'"" octobre 1645, âgé de soixante et onze ans.

3. A un prix bien injuste, d'après le document de la main de Cherré.

que S. M. trouva bon et lui envoya le sieur de Sardini pour l'assurer qu'à Paris il les toucheroit. Ruccellaï se trouva si surpris de cette libéralité, qu'il n'attendoit pas, que sur-le-champ il ne put se résoudre ni à l'accepter, ni à la refuser ; mais il pria Sardini et quelques autres qui lui en parlèrent, qu'il lui fût libre de faire l'un ou l'autre, quand il seroit à Paris.

Incontinent que sa réponse fut sue, nous jugeâmes bien qu'il en usoit ainsi pour ne rien faire que ce qui lui seroit conseillé en ce sujet par le sieur de Luynes, vers lequel il appréhendoit que cette gratification de la Reine ne lui pût nuire. Ainsi Ruccellaï se sépara de la Reine et, au lieu de se retirer chez lui, ce qu'il devoit faire s'il eût eu de l'honneur, il se retira à la cour, comme s'il eût voulu justifier à tout le monde l'intelligence qu'il avoit eue de tout temps avec Luynes, qui lors étoit ennemi de la Reine.

Sa retraite, qui avoit été précédée du marquis^ de Mauny qui, quinze jours auparavant, s'étoit retiré^ par complot fait avec lui, sous prétexte du refus que la Reine lui fit du gouvernement d'Angers, fut suivie de quelques autres personnes de peu de considération.

Jamais esprit n'eut tant de divers desseins, tous mal fondés, dans la tête, que ce pauvre homme témoigna

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