C'est-à-dire interrompu
4. Bernard Potier, seigneur de Blérancourt, fils de Louis Potier de Gesvres et de Louise Baillet, mort en 1662.
de Ham'. Tandis qu'ils étoient là, M. de Termes y arriva de la part de M. de Bellegarde à M. de Guise ^, sur le sujet de ce qu'il lui avoit mandé par le gentilhomme qu'il lui avoit envoyé^.
Il avoit eu à Liesse réponse de M. de Lorraine par le comte du Boullay^ qui l'étoit venu trouver de sa part, et le gentilhomme qu'il avoit envoyé à M. d'Épernon revint aussi et ne rapporta que de belles paroles, étant échappé audit sieur d'Épernon de dire en sa présence que, si M. de Guise étoit parti promptement de la cour, il y retourneroit encore plus vite.
M. de Guise, soit qu'il ne fût pas encore résolu de les quitter ou qu'il ne voulût pas faire semblant de l'être, fit diverses propositions, tantôt de s'en aller à Joinville^, comme étant un lieu qui est plus proche de Lorraine, pour y faire de plus grandes levées, et essayer de retirer sa femme de la cour, qui l'assisteroit de bagues et d'argent ; tantôt il proposoit d'aller
1. Ham, chef-lieu de canton du département de la Somme, à 24 kil. sud-est de Péronne.
2. Fa?'. : Y arriva de la part de M. de Bellegarde avec la réponse à M. de Guise (H).
3. Tous ces détails se retrouvent dans les Mémoires d'Estrées, p. 415 et 416, dont quelques phrases ont été pour ainsi dire textuellement transcrites ici. Néanmoins, d'Estrées entre dans de plus grands développements.
4. Louis de Lorraine, fils du cardinal de Guise (ci-dessus, p. 80) et de Charlotte des Essarts, porta d'abord le titre de comte du Boullay, puis celui de prince de Phalsbourg : voyez les Mémoires d'Estrées, p. 415.
5. Joinville, chef-lieu de canton du département de la Haute- Marne, à 16 kil. sud-est de Vassy, était une ancienne baronnie qui avait été érigée en principauté en 1552 en faveur de la maison de Guise.
en Provence pour y faire une plus puissante diversion ; mais ces princes, connoissant son humeur peu arrêtée en ses paroles et en ses pensées, ne faisoient ni mise ni recette de tout ce qu'il disoit.
Le cardinal de Guise blâmant la conduite de son frère, ils lui promirent tous de lui obéir, ayant une qualité qui les ôtoit de jalousie pour les rangs.
M. de Nevers n'étoit pas à Paris quand Monsieur le Prince fut arrêté, ni n'avoit aucun sujet de se lier avec eux en leurs menées, ni eux ne l'espéroient aussi, quand ils sont étonnés qu'un gentilhomme leur arrive de sa part pour leur faire entendre qu'il veut être de la partie, tant il étoit léger et peu considéré.
Il avoit témoigné à la Reine, après le traité de Loudun, être dégoûté des brouilleries qu'il voyoit entre les grands et avoir désir de s'employer hors du royaume en un dessein qu'il avoit de longtemps contre le Turc*, pour lequel il supplia la Reine d'écrire au Pape et au roi d'Espagne. Et, pour ce qu'il espéroit aussi de disposer les princes d'Allemagne à y contribuer, il désira d'aller en ambassade extraordinaire vers l'Empereur, sous couleur de se réjouir, de la part de S. M. , de sa nouvelle assomption à l'Empire ; et, avant partir, il apporta à la Reine un livre où il espéroit de faire signer tous ceux qui voudroient contribuer en cette affaire et la supplia d'y vouloir signer en tête pour quatre cent mille écus. Après avoir reçu d'elle toutes ces satisfactions qu'il avoit désirées, il partit au commencement d'août pour son voyage.
Étant sur les frontières de Champagne, il reçut la