‹ MémoiresChapitre 43 sur 172 · C'est-à-dire les princes assemblés · texte numérisé non relu

C'est-à-dire les princes assemblés

2. Les Mémoires d'Estrées (p. 417) donnent des détails plus précis.

3. Le texte de cette déclaration a été imprimé dans le Mercure françois, p. 264-267. Elle y porte la date du 30 septembre et fut enregistrée au Parlement le 25 octobre 1616.

cas mentionnés en icelle, les princes et seigneurs ou autres officiers de S. M., qui étoient partis de Paris le l®"" septembre; mais qu'elle les tenoit tous pour ses bons serviteurs et vouloit qu'ils jouissent de ses grâces et faveurs et exerçassent leurs charges ainsi qu'ils avoient fait auparavant. Elle en fît une autre particulière* sur le sujet de M. de Longueville, qu'elle dit être assurée n'avoir eu aucune mauvaise intention contre son service et ne l'avoir non plus entendu comprendre en sa susdite première déclaration.

Toutes choses, par ce moyen, sembloient être pacifiées, au moins pour quelque temps. Les places que tenoit Monsieur le Prince en Berry étoient toutes rendues à M. de Montigny qui avoit été fait maréchal de France avec M. de Thémines peu après la détention de Monsieur le Prince^; Ghinon, où Rochefort étoit allé pour s'enfermer, étoit aussi remis en l'obéissance du Roi, ledit Rochefort en étant sorti, non tant sur les lettres de Monsieur le Prince que sur l'appréhension de l'événement du siège que le maréchal de Souvré avoit mis devant cette place; le gouvernement de laquelle fut donné à d'Elbène. Toutes

1. Cette seconde déclaration portait la date du 16 octobre et fut enregistrée au Parlement le 25 du même mois. On en trouve le texte dans le Mercure français, t. IV, année 1616, p. 267-269.

2. Le Mercure français, t. IV, année 1616, p. 207, mentionne les nominations de Thémines et de Montigny comme maréchaux de France. — Thémines avait, en 1591, défendu Villemur contre les ligueurs, comme gouverneur du Quercy. — François de la Grange d'Arquien, seigneur de Montigny, maréchal de France en 1616, avait servi sous la Ligue, fut gouverneur de Blois, du Mans et de Paris et mourut en 1617.

choses étoienl aussi rétablies en leur premier état à Tentour de la Rochelle, ceux de la ville ayant remis entre les mains d'un exempt du Roi le château de Rochefort dont ils s'étoient saisis, et le duc d'Épernon retiré ses «garnisons de Surerères et Tonnav-Charente^. Les princes et seigneurs unis étoient retenus en leur devoir, au moins en apparence, par ce dernier traité. M. de Nevers seul apporta de nouveaux troubles, fît des levées de gens de guerre, s'assuroit de ses amis, alla plusieurs fois consulter à Sedan le démon ^ des rébellions^ et mit des gens de guerre dans Mézières, Rethel, la Cassine, Ghàteau-Porcien *, Richecourt^ et autres places de son gouvernement^, sans permission du Roi, dont les plus sages, qui ne considéroient pas son esprit, étoient étonnés, attendu les forces que le Roi avoit prêtes, auxquelles il ne pouvoit faire aucune résistance s'il les eut voulu employer contre lui.

1. Le Mercure français, t. IV, année 1616, p. 272-303, donne de longs détails sur la solution de ce différend. Dans une lettre à M. de Traînel en date du 23 décembre 1616, Richelieu mentionnait ces mêmes faits. « Cela met, ajoute-t-il, ceux de la religion prétendue réformée hors des appréhensions et opinions qu'ils avoient qu'on leur en voulût » (Avenel, Lettres et papiers d'Etat du cardinal de Richelieu, \, p. 326).

2. Var. : Le donjon des rébellions (M). — Le manuscrit B portait primitivement l'oracle. Sancy a mis à la place daimon.

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