‹ MémoiresChapitre 45 sur 172 · C'est-à-dire au duc de Nevers · texte numérisé non relu

C'est-à-dire au duc de Nevers

4. Arnauld d'Andilly, qui donne un récit analogue, ajoute qu'à la suite de cet incident, Barenton « s'étant troublé l'esprit par l'appréhension qu'il prit des menaces de M. de

corps, qui, le Sir dudit mois, lui fît commandement de sa part de faire sortir du château dudit marquis les gens de guerre qu'il y avoit envoyés, et que ce qu'il avoit fait à Reims étoit par son commandement. M. de Nevers lui répondit fort insolemment, et, entre autres choses, que ceux qui étoient à la cour étoient sous la baguette, mais qu'il n'y étoit plus ; que dans trois mois tous auroient la même franchise, et qu'il iroit avec vingt mille hommes* au-devant du sieur de Praslin, qui commandoit les armes de S. M. en la province^; et, néanmoins, il n 'avoit pas effectivement en ses troupes^ pour garder la moindre place de son gouvernement. Barenton en dressa son procès-verbal qu'il apporta à S. M., laquelle commanda au garde des sceaux que, sur icelui et sur le rapport des sieurs de Gaumartin^ et d'Ormesson^, conseillers d'État, qui lui avoient été aussi envoyés pour informer des levées des gens de guerre et entreprises dudit duc, et sur

Nevers... se tua d'un coup de canif dans le cœur, le 13 décembre » [Journal d'Arnauld d'Andilly, p. 232).

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