A MA FEMME POUR LE JOUR DE SA NAISSANCE
Saint-Seine^ 10 septembre 1825.
Un an de plus pèse donc sur ta tête.
Chère Fanny ; c'est pour t'en consoler Que nous venons ici nous rassembler Et célébrer joyeusement ta fête.
Ta fête aussi c'est notre fête à tous ; Car si le temps de sa main surannée T*a ce matin fait cadeau d'une année, A tous il a baillé des mêmes coups, Un an de plus !
Crois-moi, le temps ne fait rien à l'affaire. Le temps a-t-il changé ton caractère, Appesanti ta tournure légère, Ou bien jeté la neige en tes cheveux ? Non, mon enfant, mais de ta complaisance. De ton désir de faire des heureux.
Nous avons fait la douce expérience.
Un an de plus !