LA MÊME AU MÊME
iâ juin 1813.
Salut à Monsieur le Recteur ! Je désire bien vivement, Monsieur, être la première à vous donner le salut de votre nouvelle dignité qui vous a été conférée hier. Vous avez trouvé ici beaucoup d'amis, et je vous le dirai, vous en aviez besoin, car les dissidents étaient peu nombreux, mais un est fort en crédit. Enfin, la raison, votre bonne réputation, votre talent, tout a concouru pour votre nomination. Recevez-en mes compliments bien sincères. Cependant comme le monde est un mélange de bien et de maux, vos amis, tout en vous servant, voyaient avec peine qu'en faisant ce qui vous était agréable ils s'ôtaient l'espérance de vous voir fixé à Paris ; et ce n'est pas sans regret qu'ils faisaient ce sacrifice. 11 est véritable pour moi. Monsieur, qui ai su apprécier vos talents, votre bonne et intéressante conversation, mais vous savez mieux ce qui vous concerne que nous
M. Cuvier, arrivé depuis deux jours de son voyage d'Italie, a été trèsbon pour vous. Vous avez sûrement appris qu'il a eu le malheur de perdre son fils, ce qui l'afflige beaucoup. Les dignités, les places, la faveur, rien ne le console de ce malheur qui pour lui est sans remède. — Adieu, Monsieur le Recteur.