‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 2)Chapitre 198 sur 233 · Chapitre premier." — Dessein de l'auteur de ces Mémoires · texte numérisé non relu

Chapitre premier." — Dessein de l'auteur de ces Mémoires

Esprit dans lequel ils sont écrits. — On a commencé à attaquer ceux de la Religion par M. delà Force. — Le Marquis de Montpouillan protège les frères Luynes. — A la mort du Marquis d'Ancre, il cède à l'aîné la charge de premier Gentilhomme de la chambre. — Ingratitude du sieur de Luynes. — Il se sert du prétexte de la Religion pour éloigner Montpouillan et procurer la disgrâce de la Maison de la Force. — Le Duc d'Epernon a ordre d'entrer en Béarn avec une armée. — M. delà Force lui envoie des députés pour s'enquérir des motifs de son voyage.

— D'Epernon les amuse. — Il fait marcher ses troupes à grandes journées sur Pau.— M. delà Force, abandonné de ses partisans, se voit réduit à quitter le Béarn. — Il passe en Guyenne à travers mille dangers. —Assemblée deLoudun. — Réélection des députés pour la Rochelle. — Le Marquis de Castelnaut élu à la place de Favas, suspect aux Réformés. — Une maladie l'empêche de se rendre à l'Assemblée générale. — Boisse-Pardaillan et Lusignan essayent de faire nommer un autre député. — Castelnaut déjoue leur dessein. — Efforts de Pardaillan pour être élu Général du Cercle de la Basse-Guyenne.

— Castelnaut lui offre la Lieutenance. — Troubles au^ynode à ce sujet. — On. arrête de soumettre ies nominations à l'Assemblée de la Rochelle — Castelnaut y va porter les résolutions prises à Sainte-Foi. — 11 est élu Président de l'Assemblée générale. — Il sauve des mains de la populace le sieur de Villarnoul , gendre de du Plessis-Momay et porteur des

iv. 31

1021. lettres de Lesdiguières. — Prétentions de Favas à la Cour. — II est contraint de se retirer. — Honneurs rendus à Castelnaut par ses coreligionnaires. — La nomination du Maire de la Rochelle lui est déférée. — Il choisit M. de Serbiers. — Favas arrive et porte les esprits à la guerre. — Retour de Montpouillan à la Cour.— Les Luynes l'en font chasser une seconde fois.— 11 revient a Bergerac trouver M. de la Force — Rohan et la Trémoille à la Rochelle. — Castelnaut obtient un congé pour rejoindre son père et pourvoir à son Gouvernement. — Pardaillan et Théobon s'emparent de Sainte-Foi 91

Chap. IL —Synode de la Basse-Guyenne à Bergerac— Pardaillan réunit une Assemblée schismatique à Sainte-Foi. — Les députés de la Rochelle se rendent a Bergerac. — Ils apportent les nominations des Chefs avec les Commissions pour lever des troupes. — M. de la Force Général de la province. — M. de Pardaillan Lieutenant-Général. — 11 refuse, méconnolt le Synode de Bergerac, et désobéit à l'Assemblée de la Rochelle. — Rohan tente vainement de le réconcilier avec M. de la Force, qui lui propose le commandement du Bas-Agénois. — Siège de Saint- Jean-d'Angely. — Mort de Hautefontaine. — La garnison corrompue, Soubise est contraint à capituler. — Le Marquis de Chàteauneuf rend Pons au Roi. — Pardaillan envoie Malleret offrir à S. M. de lui livrer Sainte-Foi et Bergerac. — La Force nomme le sieur de Panissault son Lieutenant-Général. — Les habitants de Bergerac appellent à leur secours M. de la Force. — 11 fait travailler à leurs fortifications. — Nouvelles pratiques de Pardaillan. —Trahisons et manœuvres de Panissault a Bergerac. — Le Maire et l'un des Baillifs, ses complices. — Arrivée du Roi à Coutras. — Résolution des bourgeois de Bergerac. — Ils jurent de se bien défendre. — L'approche du Roi les fait changer subitement. — Inutiles efforts de M. de la Force pour les ramener. — Assez puissant pour les contraindre , il se détermine à se retirer. — Panissault avertit le Roi qu'il peut le faire saisir à son passage. — La Force quitte Bergerac avec toute sa famille, et déjoue cette perfidie. — Consternation des habitants. — La Force se rend à Monflanquin. — Le Marquis do la force va à Clairac. — M. de la Force, avec les sieurs de Castelnaut et de Tonneins, s'arrête à Tournon. — Dangers qu'il court pour arriver à Caussade. — Le Marquis de la Force ne pouvant dérider les habitants de Clairac à soutenir un siège, rejoint le sieur d'Kymet imoins-dessus. — Ils échouent également parla défection du Gouverneur de Tonneins-dessous. — Le Moi s'achemine .ï Sainte Poi et à Bergerac. — Reddition de Nérac. — Le Comte de Bourgfranc va trouver M. de la Force à Caussade. — Il

TABLE DES MATIÈRES. £j83

cherche à lui interdire l'entrée de Vïontauban. — Mauvais procédés des-habitants à l'égard de M. de la Force, qui ressent vivement cette nouvelle disgrâce 125

Chap. III.— Justification de M. delà Force d'avoir quitté le Béarn et Bergerac. — Il entre dans Montauban avant qu'on ait pu délibérer si on le recevroit. — Les Consuls lui rendent visite et lui assignent un logement. — Mouvements populaires suscités contre lui. — On parle de le poignarder et de le jeter dans le Tarn. — Son entrevue avec les Pasteurs Béraud et Charnier. — Il dissipe les préventions accréditées parmi les habitants. — Les Marquis de la Force et de Montpouillan pénètrent dans la Rochelle à travers l'armée de d'Épernon. — Le Baron d'Eymet arrive à Montauban malgré les obstacles qui s'opposent à son passage. — Les Montalbanois assomment et noyent un Catholique qu'ils prennent pour un espion. — M. de la Force blâme cette cruauté, et sauve un bourgeois que la populace alloit égorger. — Arrivée du Comte d'Orval. — Castelnaut va le chercher à Caussade.— Le Comte de Bourgfranc veut s'arroger l'autorité. — M. de la Force déjoue ses pernicieux desseins. — On lui donne le commandement des troupes en campagne. — Soumission des villes de lu Basse- Guyenne. — M. de Rambures bâtit une citadelle à Bergerac.

— Clairac déterminé à se défendre. — Le roi vient l'assiéger.

— La place se reudau bout de quinze jours parla trahison des chefs. — Cruautés commises par l'armée royale. — Le Duc de Mayenne s'approche de Montauban. — M. de Castelnaut donne une alerte à ses troupes.— Démarches faites pour gagner 3I.de la Force. — Le Roi passe l'Aveyron et met le siège devant Montauban. — On offre à M. de Castelnaut le quartier de Ville- Bourbon.— Il préfère celui de 3Iontmirat comme le plus foible.

— Désertion du sieur de Veilles. — Escarmouches entre les assiégeants et les assiégés. — Inexpérience de ces derniers. — M. de la Force les dirige. — Le Roi croit avoir bon marché de la place. — Ses motifs. — Isolement de Montauban. — Défection de la plupart des gentilshommes de la Religion 165

Chap. IV. — Les assiégeants pointentleurs canons sur la maison de M. d'Alliez. — Un boulet emporte le chevet du lit ou M. de la Force avoit couché la veille. — M. de Castelnaut se retranche à l'aide de barriques dans les cornes de Montmirat. — Ardeur des femmes au travail. — Distribution des quartiers de l'armée royale. — Mayenne, après s'être emparé des dehors de Ville-Bourbon, ouvre la tranchée et place ses batteries. — Sauvage, ancien lieutenant de Castelnaut, se jette dans Montauban. — Lendresse, gentilhomme béarnois, envoyé vers

tlSU TABLE DES MATIÈRES.

18-21. M. de la Force.' — Travaux et zèle de Castelnaut aux cornes de Montrnirat. — II y passe six semaines logé dans une cuve. — Adresse d'un arquebusier écossois. — Les assiégeants démas- . quent une batterie de dix canons contre Montrnirat. — Ils renversent l'enceinte des cornes. — Le feu prend à leurs poudres.

— Cet incident sauve la ville. — Les assiégés réparent leurs fortifications. — Singulier effet d'un coup de canon. — Nouvelle batterie à trente pas des cornes. — Brèche à la courtine.

— Efforts des habitants et surtout des femmes pour y remédier. — Entremetteurs et solliciteurs de la part du Roi. — Négociations avec le Connétable et M. de Rohan. — Entrevue proposée à Villemur avec Sully, Lcsdiguières et Rohan. — Secours promis par ce dernier. — Bonne conduite de H. d'Eymet. — Les Montalbanois refusent un traité particulier.— Pratiques de Sauvage avec le Comte de Bourgfranc et quelques autres. — Us s'entendent pour livrer la ville au Roi. — Les Royaux préparent une nouvelle batterie. — Castelnaut fait renverser leurs gabions. — Intrépidité de du Rouzier, gentilhomme poitevin. — Arrestation de Sauvage. — Bourgfranc veut faire raser la tour du pont. — Le sieur de la Force s'y oppose. — Le Consul Dupuy sonde Castelnaut au sujet de Sauvage, et le prie de le voir. — Castelnaut, indigné, s'y refuse.

— Sauvage avoue sa trahison, et meurt sur le gibet, après s'être repenti 201

Chap.V — Attaque générale des assiégeants.— Le Comte de Bourgfranc tué à Ville-Bourbon. — Les Royaux repoussés partout.

— Mort des Marquis de Thémines et de la Fretle. — Reyniez blessé. — Trêve pour enterrer les morts. — Castelnaut chargé de faire rendre les corps aux assiégeants. — Conversation entre ceux du quartier de Montrnirat et les ennemis. — M. de Pardaillan à la tranchée. — Castelnaut découvre une mine des Royaux. — Elle produit un effet contraire à leur espoir. — Dangers que courent MM. de la Force, d'Orval et de Castelnaut. — Soi tie des assiégés. — Ils enclouent les canons et mettent le feu aux tranchées. — Défense du Moustier et de Ville- Bourbon. — Travaux exécutés à Montrnirat. — Castelnaut fait sauter un corps de garde des ennemis. — Seconde mine des assiégeants. — Ils donnent à la brèche et sont repoussés. — Intrépidité des Montalbanoises. — Mine de Castelnaut, qui fait sauter un porteur de Commissions et une vingtaine de Royaux.

— Secours envoyé par M. de Rohan. — Beaufort, qui le conduisoit, est pris avec une partie de sa troupe. — Cinq a six cents gagnent Mnntauban. — On offre à Castelnaut le cnmmandement du Moustier. — Insubordination d'un bourgeois.

— Attaque <lu Prince de Joinville au Moustier. — Mort de

Daniel Charnier, ministre protestant. — Dangers de la ville de 1621.

ce côté 237

Chap. VI. — CastelnauttueleDucde Mayenne d'un coup d'arquebuse. — Le Roi reconnoît l'auteur de sa mort à la balle qu'on lui rapporte. — Alerte dans les tranchées. — Mines des assiégeants à Montmirat. — Ils gagnent la tète des cornes. — Canon pointé contre la messe des Royaux. — Effets qu'il produit. — Des entremetteurs offrent carte blanche à Castelnaut pour lui et pour son père. — Sur son refus de la prendre, la carte demeure sur le terrain. — Négociations de M. de Veyrières agréées par le Roi. — Entrevue projetée entre la Force et le Maréchal de Chaulnes. — Ce dernier se fait remplacer par MM. de Brantes et de Bassompierre. — La conférence ne produit aucun résultat. — On cherche à intimider la Force en le menaçant de faire raser son château. — Noble réponse qu'il fait à cette occasion. — Députation envoyée à Castres vers Rohan. — Attaque au bastion de Paillas. — Grandes sorties ordonnées par M. de la Force et le Comte d'Orval.— Les assiégés enclouent les canons, mais sont repoussés avec perte. — Ils font une mine au Moustier, et se rencontrent avec les assiégeants. — Détresse de ceux de Montauban en ce quartier. — M. de la Force vient à leur secours. — Autorité qu'il prend sur tous les habitants. — 11 fait jouer la mine avec beaucoup de succès. — Sortie des assiégés, qui s'emparent des tranchées.

— Vénération et reconnoissance des Montalbanois pour M. de la Force. — Passe-ports du Roi pour la députation à Castres. — Le sieur d'Esplan veut obliger Castelnaut à quitter l'écharpe blanche. — Lesdiguières fait prier les députés de venir le voir. — Ils arrivent près de M. de Rohan. — On traite de la paix. — Conditions exigées par le Roi. — Retour des députés.

— Le mot de pardon blesse l'orgueil des Montalbanois. — Us repoussent les offres qui leur sont faites. — Les assiégeants abandonnent le quartier du Moustier. — Entrevue avec le Maréchal de Chaulnes. — Ses menaces sans effet. — Railleries de Marsillac et de Castelnaut. — Les Royaux quittent le quartier de Montmirat. — Le peuple de Montauban se précipite au pillage des tranchées à la vue des ennemis. — Désespoir et craintes de Castelnaut. — Le Roi se loge à Montbeton , tout près de la ville. — On défend de tirer le canon de ce côté. — Le château brûlé après le départ de S. M. — Le siège levé, M. d'Angoulême reste pour tenir en bride les Montalbanois. — M. de la Force indique les moyens de remédier aux défauts de leur place 267

Chap. VII. — Mouvements en Basse-Guyenne. — Mécontente- 162M622.

ment de l'inexécution des promesses du Roi.— M. de Pardail-

16S& lan part pour apaiser ces rumeurs. — Il est tué à Gensac par

Savignac d'Eynesse. — La Marquise de Castelnaut, inspirée de l'esprit de Dieu, prêche la révolte en Guyenne. — Elle forme une entreprise sur Bergerac. — La trahison la fait échouer.— Siège de Monhurt. — Députation envoyée à la Rochelle aux Marquis de la Force et de Montpouillan. — Ils se rendent à Sainte-Foi, et font prier M. de la Force de venir les joindre. — Mort du Connétable de Luynes. — Le Marquis de la Force défait à Gontaut sa compagnie de gendarmes.— Reddition de Monhurt. — Retour du Roi à Paris. — Thémines et d'Elbœuf commandent en Guyenne. — M. de la Force part de Montauban. — Regrets des habitants. — Prise de Négrepelisse par les Montalbanois. — D'Eymet, Gouverneur de Saint-Antonin.

— MM. de la Force et d'Orval s'assurent de Cadenac et de Figeac malgré Sully, auquel ces places appartenoient. — La Force se dirige par la Vicomte de Turenne.— Obstacles sur sa route.

— Il oblige un juge, le pistolet sur la gorge, à lui laisser passer la Dordogne. — Il voyage au milieu des mousquetades, et gagne ses gîtes l'épée à la main. — M. de Bourzolles vient au-devant de lui et le conduit à Castelnaut. — Le Marquis de Castelnaut se rend à son château de Cugnac. — Surprise des dames à son arrivée. — Inaction du Duc d'Elbœuf, intimidé par le retour de M. de la Force. — Le capitaine Monlong se saisit de Moncucq. — M. de la Force se rend à Sainte-Foi.— Mort de M. d'Espalungue. — Entreprise de Castelnaut sur MonQanquin. — Elle manque par une panique

de son infanterie, qui se débande à la vue d'un troupeau. . . . 303

Chap. VIII. — L'arrivée de M. de la Force à Sainte-Foi fait lever au Duc d'Elbœuf le siège de Gensac. — L'armée royale se retire à Pcllegrue. — La Force la suit avec sa cavalerie. — Retraite de MM. de Beynac et de Bourzolles. — M. d'Elbœuf à Bergerac. — Les deux partis s'observent.— Défection du Marquis de Mirembeau. — Mécontentement de M. de Théobon.

— Il s'entend avec le Duc d'Elbœuf. — Il fait évader un traître qui vouloit mettre le feu aux poudres de Sainte-Foi. — Indignation du Vicomte de Castets. — Modération et prudence de la Force. — Tentative de M. de Castelnaut sur Tournon.

— Il s'oppose à ce qu'on s'attaque aux maisons des gentilshommes. — 11 se jette dans Monflanquin et s'y fortifie. — M. d'Elbœuf se met en mouvement pour l'attaquer, mais le voit en si bon état qu'il y renonce. — 11 se résout à entreprendre mu li' château de la Force. — Représentations de M. de Bourdcille. — Le Duc persiste dans son dessein. — la M<>the-GMChop se saisit de Montravel. — Siège du château (Je la Fore* — Il est battu parle canon. — Cruautés des Royaux.

— M. de la Force marche au secours de sa maison. — Il ren- 1622. contre l'armée du Duc d'Elbœuf rangée en bataille, et défait

le régiment de Bourdeille. — Escarmouches des deux armées.

— M. de la Force visite son château après en avoir fait lever le siège. — Il s'empare de la ville et du château d'Eymet. — MM. de Castelnaut et de Lusignan, favorisés par une demoiselle de la Religion, surprennent Clairac. — Siège du château de Tonneins-Dessous. — Il est pris par escalade. — Le Comte

de la Vauguyon se rend à merci 337

Chap. IX. — Le Duc d'Elbœuf assiège Montravel. — Le Marquis de la Force y jette des soldats. — La Mothe-Gaschon, Gouverneur, est tué sur la brèche. — Bussac, qui le remplace, tombe frappé d'une mousquetade. — Les assiégés, réfugiés dans une tour , se rendent à discrétion. — La Force, avec sa cavalerie, cherche à entamer d'Elbœuf, qui se retiroit vers M. de Thémines. — Siège de Granges par Théobon , Beynac et Lusignan. — Jonction de Thémines et d'Elbœuf. — Ils attaquent Tonneins, où Montpouillan se fortifioit. — Délabrement de cette place. — Tonneins-Dessous et le château emportés par les Royaux.— Continuation du siège de Granges. — Le sieur de Miremont tente de le secourir. — M. de Castelnaut défait complètement Miremont , prend sa cornette , et tue le chef de son infanterie. — Reddition de l'abbaye de Granges. — M. de Lusignan s'approprie tout ce qui s'y trouve. — Siège de Tonneins-Dessus par le Duc d'Elbœuf. — M. de la Force s'approche pour secourir cette place. — Intelligences de Théobon avec l'armée royale découvertes. — Grande attaque des assiégeants. — Panique des assiégés, et des troupes du sieur de la Force. — Ils abandonnent sans combat les barricades et postes fortifiés. — La Force contraint à se retirer. — Le jeune de Boisse, fils de Castelnaut, tue un des ennemis d'un coup de pistolet. — M. de Théobon, blessé, est sauvé par Castelnaut. — Ce dernier tue d'un coup d'épée le sieur de Miremont. — M. de la Force tue également des Royaui qui le

poursuivoient de trop près 367

Chap. X. — Assaut donné à Tonneins-Dessus. — Les assiégeants repoussés avec grande perte. — Le Conseiller Duduc, prisonnier à Clairac, corrompt MM. de Théobon et de Lusignan. — M. de la Force revient se montrer avec sa cavalerie aux habitants de Tonneins. — M. de Castelnaut leur apporte de la poudre. — Entreprise manquée sur Aiguillon. — La Force veut se saisir de Monhurt, le sieur de Savignac s'y refuse. — Grand bateau chargé de troupes, de vivres et de munitions pour secourir Tonneins. — Savignac fait échouer une attaque sur un quartier de l'armée royale. — M. de la Force s'adresse à MM. d'Or-

1632. val, de Bourzolles et d'Eymet pour avoir des troupes. — Le

bateau de secours arrive à Tonneins malgré les mousquetades et la flottille des ennemis. — Le Marquis de la Force s'empare d'une église fortifiée près de Bergerac. — 11 attaque un moulin près de Casseneuil et s'en saisit. — M. de la Force se rend à Monllanquin. — Entreprise sur Bergerac. — Elle échoue par la faute d'un capitaine. — Défection du Comte d'Orval, gendre de la Force. — Arrivée de MM. d'Eymet et de Bourzolles avec

quelque renfort de cavalerie 401

Chap. XI. — Violent déplaisir de la Force. — Tristes effets de la défection du Comte d'Orval. — Réunion des troupes à Clairac.

— Résolution du secours de Tonneins. — Le Marquis de la Force dresse l'ordre pour l'attaque. — Lusignan, qui vouloit trahir, refuse de commander la réserve. — Ses pratiques avec le Conseiller Duduc. — Arquebusade tirée à coup portant contre le Marquis de la Force par un soldat de Théobon. — Lenteurs perfides de Lusignan. — Les troupes n'arrivent qu'au point du jour en présence des Royaux. — Pecharnaud s'amuse à poursuivre les fuyards et à piller un quartier. — Le Marquis de la Force, avec une poignée de monde, donne jusqu'aux bastions de Tonneins-Dessous. — Gentilshommes tués et blessés des deux côtés. — M. de Lusignan recule. — M. de Bourzolles s'arrête. — L'infanterie hésite. — Lusignan en se retirant coupe en deux la cavalerie de M. de la Force. — Désordre et confusion. — Les ennemis se rassurent. — Lusignan crie : Sauve qui peut ! — Les troupes se débandent. — La Force et Castelnaut essayent de couvrir la retraite. — Sortie des assiégés. — Ils s'emparent des tranchées et des canons. — Cette diversion favorise la retraite de M. de la Force. — Perte de ses meilleurs capitaines. — Considération sur cette journée, dont la trahison a empêché le succès. — Blessure de Montpouillan. — Détresse des assiégés. — La famine les oblige à capituler. — Conditions honorables qu'ils obtiennent. — Blessés et femmes massacrés par les Royaux. — M. de la Force va au-devant de M. de Montpouillan. — Lusignan fait fermer les portes de Clairac aux soldats de Tonneins. — Montpouillan refuse, quoique très-malade, d'entrer dans la ville si l'on n'y reçoit ses gens.— Le Duc d'Elbœuf fait brûler Tonneins malgré ses promesses. — Défaite de M. de Soubise aux Sables d'Olonne. — M. de la Force se retire à Sainte-Foi. — M. de ' Castelnaut à Monflanquin. — Le Prince de Condé attaque les dehors de Sainte-Foi. — Vigoureuse défense de M. de la Force.

— Mort du Marquis de Montpouillan. — Son éloge. — Mort

du Vicomte de Castets 429

Cuap. XII. — Pratiques de M. de Théobon pour livrer Sainte-

Foi au Prince de Condé. — La Force empêche les habitants de *622.

lui faire un mauvais parti. — Ils le chassent de leur ville. — Le sieur de la YilIe-aux-Clecs arrive de la part du Roi. — Négociations entamées. — Il cherche à intimider M. de la Force, et lui offre seulement de traiter pour lui et les siens. — La Force repousse cette proposition. — Il invite H. de Théobon à assister aux conférences. — 11 traite pour Sainte-Foi et toute la Basse-Guyenne, sans vouloir rien stipuler pour ses intérêts. — La paix conclue sur ces bases, le Roi fait son entrée dans Sainte- Foi. — M. de la Force reçoit le bâton de Maréchal de France.

— Promesse de deux cent mille écus pour l'indemniser des charges dont il avoit été dépouillé. — Il ne touche qu'une partie de cette somme. — Le 3Iarquis de la Force part pour Cadenac— Il combat pendant son voyage jusqu'à dix-huit fois en un jour. — 11 se saisit de la ville et rançonne le Duc de Sully. — Thédbon se retire vers Monflanquin dans l'espoir de s'en emparer. — Castelnaut en défend l'entrée à ses troupes, mais lui donne à dîner. — Il le loge aux environs de la ville.

— M. de Montferrand offre à Castelnaut de lui acheter Monflanquin. — Ce dernier le refuse, et y reçoit les troupes du Roi. — Maladie du Maréchal de la Force. — Il se retire à Cugnac. — Une lettre du Roi lui est apportée au milieu d'un accès de délire. — Réponse qu'il y fait. — Le Marquis de la Force remet Cadenac à S. M. — Théobon veut avoir sa part des deux cent mille écus promis au Maréchal de la Force. — 3Iauvaise querelle qu'il lui fait. — Le Prince de Condé se charge de la réconciliation. — Difficultés qui s'y rencontrent. — Coudé donne raison à la Force, et réussit à lui faire revoir

M. de Théobon 457

Abbadie ( Pierre d' ) , évêque de Lescar; sa mort, II, 95, note.

Abbeville,!, 283; III, 283.

Abelmodo, gouverneur d'Heidelberg; ne peut y rentrer, III, 97, 4J6.

Adour (1'), rivière ; tous les ponts y sont rompus, II, 545.

Aersens (François), ambassadeur de Hollande, I, 451 . — Va aude.ant des députés des États, II, 263.

Aijvn, I, 159, 160, 161, 402; II, 365, 545; III, 301.

Agenois (!'), IV, 333.

Agmet. Voir Eysiet.

Aiguebonne ( Rostaing -Antoine d'Urre, marquis d'), III, 48, note.

Aiguebonne (régiment d'), entre dans Beaucaire, III, 40.

Aigues-Caudes, I, 380.

Aigues-Morles, II, 357.

Aiguillon, en Agenois; entreprise manquéesurcette ville, III, S44; IV, 406.

Aiguillon (Henri de Lorraine, duc d'), sa querelle, II, 216. Voir Mayenne.

Aire sur l'Adour, pris par Grammont, II, 441.

Aire en Artois, III, 448.

Alais, III, 47.

Albert, archiduc, cardinal d'Autriche ; s'aftieraine vers Calais, I, 269. — Fait tirer le canon et fermer les portes de Bruxelles sur une al arme donnée par Gond é, II, 254, 256. — Refuse le passage aux troupes de Henri IV, 264.

Albert. Voir Luynes, Chaulnes et Luxembourg.

Albias , près Montauban. Voir

Bejas.

Albi, III, 379.

Albi (Alphonse II d'Elbène, évêque d'), traduit devant une assemblée de prélats pour crime de rébellion, III, 37, note.

Albret (Jeanne d'), reine de Navarre, I, 119. — Son édit, 122.

— Embrasse la religion réformée, 123. — Chasse les ecclésiastiques du Biarn, IV, 13. — Se retire à la Rochelle, I, 124.

— Confirme la saisie des biens ecclésiastiques et les donne aux réformés, 125. — Son testament, 126, 135, 233, 235; II.

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