‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 2)Chapitre 91 sur 233 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

voulut être du nombre des opposants , un épieu à mm. la main, mais malheureusement, car il fut emporté d'un coup de pièce qui lui donna dans l'estomac; et il se rencontra que plusieurs l'ayant vu auparavant en cet état et lui disant : Comment, Monsieur, vous êtes là ! — Oui, leur répondoit-il ; car c'est aujourd'hui le jour de mon repos. Voulant dire qu'il ne devoit pas prêcher ce jour-là, car il y avoit beaucoup d'autres Pasteurs, et il ne songeoit pas que quand et quand il prédisoit sa mort, car véritablement ce fut là le jour de son repos. Les gens du Roi donnèrent en même temps, mais comme ils ne pouvoient venir là que par un défdé, la tranchée n'ayant pu être faite que fort étroite, quoique les premiers fussent armés de cuirasses, ils furent néanmoins repoussés et contraints de se retirer avec perte. Voyant le désavantage qu'ils avoient reçu, n'y pouvant venir en corps , ils firent ensuite au bout de ladite tranchée , un corps de garde couvert avec des ais et des soliveaux , avec des cuirs de bœuf par-dessus, pour empêcher qu'on n'y pût mettre le feu au moyen de cercles à feu et fagots goudron-

versé aux langues hébraïques, grecques et latines, et même avait la connaissance de la philosophie. // fut autant regretté de ses coreligionnaires, dit Dupleix, que s'ils avoient perdu une des meilleures places de sûreté qu'ils tinssent en France.

nés, afin de pouvoir sortir de là dehors. Il est encore à noter que ce corps de garde étoit aussi joignant la contrescarpe du fossé qui étoit fort petite, et à l'endroit où le canon avoit abattu la muraille et de la ruine d'icclle, comblé entièrement le fossé; mais jugeant encore après cela que ce corps de garde n'étoit pas suffisant pour contenir le nombre d'hommes qui étoit nécessaire pour donner, ils en firent un autre tout contre. Ainsi voilà leurs affaires qui s'avancent de ce côté-là, et le péril très-imminent et inévitable à ceux de Montauban , s'il n'y est promptement remédié.

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