‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III ... et autres peronages marquants depuis la Saint-Barthélemy jusqu'à la Fronde; pour faire suite à toutes les collections de mémoires sur l'histoire de France; (volume 3)Chapitre 2 sur 114 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

JG22~i641.

SOMSTÂFR^.

Paix de Montpellier. — Le Maréchal de la Force se rend à là Cour.

— Smpattffax Catholiques, il^me peot pius^eminirar tBiGaycnne.

— Il est employé aux négociations avec Soubise et Rohan. — Xe Roi lui donne le commandement de l'armée de Picardie. —.11 pourvoit^ la défeue de Calais et de tomte la frondére. •-* 8. H. lui confie l'armée pour secourir le Duc de Mantoue. — Le Marquis de la Force est rappelé de Hollande pour y servir de Maréchal de camp. — Xa Forée passe le Mont-Cénis et assiège Pignerol. — La Tille et le château capitulent à la vue du Duc de Savoie et de Spinola. — Le Maréchal de la Force chargé de fortifier Briqueras. — Ptise de la ville tt du château de Carigna». — M. de 1b Force et son fils se distinguent à l'attaque des retranchements et du pont de Carignan, qu'ils emportent à la barbe des Espagnols et des Im- Tériaux.— Prise de Veilla». — Les Maréchaux de la Force, de Schomberg et de Marillac voatsecourir Casai. — Au moment de livrer bataille arrive le signor Mazarini. — Ses offres sont acceptées jde&dux côtés. — La Force reçoit un Pouvoir pour tiaiier de la paix. — Ennuyé des retards qu'on y apporte, il demande un congé à S. M. — A, peine revenu à la Cour, le Roi l'envoie commander ea Champagne. — 11 dissipe certaines l&xées de Monsieur pris de .Saint-Loup. — Défait k régiment du colonel Mars. — Se rend à Sedan et fait renouveler à la Duchesse .de Bouillon, -au nom de son fils, le serment de fidélité au Roi.

Après s'être semis de sa maladie, la paix faite à i9

octobre.

ttoctobrt,

1692. Montpellier 1 , le Maréchal de la Force fit un voyage à la Cour, où il demeura quelques mois. Étant revenu en sa maison de la Force, qui avoit besoin de grandes réparations, il n'y put guère demeurer avec contentement; tous les jours ce n'étoient qu'avertissements qu'il n'étoit là qu'en grand ombrage aux villes catholiques voisines. De plus, afin d'avoir prise sur lui, l'on pratique des hommes pour leur, faire dire qu'il leur avoit voulu bailler de l'argent , et qu'ils lui donnassent moyen de se servir de leur place. Il ne peut plus supporter ces traverses et se résout d'alleravecsa famille enFrance, où il a des maisons 2 , pour s'y tenir.

1825. Il voit leurs Majestés, mais il ne se trouve plus au lustre du vieux temps; sa religion aussi contrarie fort aux avantages que son mérite lui pouvoit acquérir 8

ie». Les mouvements faits par le sieur de Soubise lorsqu'il entreprit sur Blavet, le Maréchal de la Force fut employé aux moyens d'accommodé-

1 Voir (Correspond., 3 nov. 1622) une lettre du.Marquis dé la Force a sa femme sur les circonstances de l'entrée du Roi dans Montpellier.

2 II ayait en Normandie le château de la Boulare, près d'Évreux, que madame de Lar chant, sa sœur, lui avait laissé par testament, et la belle terre de la Ferté , dans l'Ile de France.

* Il y a ici une lacune ; le Maréchal et le Marquis de la Force vinrent à la Cour au commencement de 1623. Voir leurs lettres. , Correspondances, 23 janvier, 2 et 16 février 1623.) .

LITRE m, CHAPITRE XVI. 5

ment qui furent ensuite proposés ; sa négociation *«• étoit agréée du Roi, et ceux de la Rochelle 1 étoient bien aises qu'il s'en mêlât; il y eut plusieurs lettres écrites de part et d'autre ainsi qu'au sieur de Rohan, les affaires étoient venues en termes bien avantageux pour les Rochellois . Gela fut interrompu, et quelque temps après survint le siège de la Rochelle , où sa Majesté fut presque toujours.

Sa Majesté eut quelque ombrage du côté de la « ■"» Picardie, et y envoya le Maréchal de la Force avec Commission pour commander son armée conjointement avec le Maréchal de Chaulnes, Lieutenant du Roi en là province , et le gratifia de beaucoup de bonnes paroles, avec commandement de visiter toutes les places de frontière /témoignant de prendre une grande confiance de lui et de se reposer fort sur son expérience , voulant qu'il visitât toutes les fortifications et tous les magasins, pour lui donner avis sur le tout et de l'état de son armée.

Ce qu'il fit si exactement, que sa Majesté en de- • meura fort satisfaite. Quelque temps après survint la prise de Bréda par le Marquis de Spinola *, lequel **■*»•

* Voir (correspondances, 18 mars et 11 avril il 625) une lettre de MM. de la Rochelle et la réponse du Maréchal, ainsi qu'une autre lettre de MM. de la Rochelle au Baron de Coppet, chargé par MM. de Genève de prendre part à cette négociation.

5 Ambroise Spinola, Marquis delos Balbacètf; noble génois, le meil-

6 MÉiflwuea ra ucc m m bdkge.

"»*• ameimste son armée' s?en vint au teng- de qes frontèère^ et l'Infante "à Itoràerque et Gratines, qui n'est qu'à trois Kemes de Calais. Le Red dépêcha un ^courrier yers le Maréchal de la Force, qui étoit spCorbie;, avec eunamandeinent de se rendre audit Galons et de pourvoir à> la sûreté de lai place.

Il prenebsoudain la posteet y futrecu arroe grande joie par L'appréhension où étoifc ce peuple qnfil trouva fort atome, et à lamenté la râlie: en trèsmauvarâdtat, soit par ses fortifications, soit par ses Magasins* Sa* Majesté lut <forrvoit souvent de ne rien épargner de tout ce qu'il jugerait nécessaire; . il ^rapporta aussi', teisoin et telle diligence, qu'en fort peu de joura il mit cette place en bie» autre étoufe, et rassura tellement ce peuple par le bon ordre ipt'ii mettait à tout, qn'il we ciaignoit ph» rienv il rertdoit compte 3 tous les jorars de ce qui se passok & s* Majesté, qui eut demeupoit fort contente.

tw Générai de Philippe W; iFprrt ntnittra de^Rwene* f> excellait dans les sièges. En 1630 il fut opposé au Maréchal de la Force en Italie; mais n'étant pas secondé par son Gouvernement, il mourut pan: après de chagrin.

1 Isabelle-Claire-Eugénie, née en 1566, Comtesse de Flandre par la donation que Phiiipp* H, ion pète* tei fit,, cfc !£&&, 4a la Principauté des ^ays-ëas et d« la Franchc-CôaateVeD faveur da sm mariage avec r Archiduc, AJbert, fils de L'Empereur Marâiïan» mort en 4624.

* Voir {correspondano*â>,ib(Mto 160») u»&teMrB.dtt Maréchal au Roi sur la situation da k frontière ell'.&at de la vël». de Giteù.

lift*

L,'awnée espagnofeocctipai^tinB gramte étendue de pays auilong (tes fasnlières;d& Pôsardte, ee qui tendit toutes ies places en Jalousie; LW aroit opi-

çoisea fitnir k\aee&UBS d& Bréda^ que l'Espagnol se Yoaioki v&ngev. Sa Majesté partagea les places des frontières aux sieurs de Ghsuines et de la Force, <H*i futpacticuliércraent chargé des ville» de Calais, Attises, Montsauîi, Boulogne* Monihulin et Àbbe~ ville. Les Espagnols se contentèrent de forcé menaces* sftns rien- entreprendre , ainsi il sue s'y passa aucune chose ; mais je dois dire qu'en cette petite occasion le sieur de la Force laissa une ai bonne odeur de lui et aLbonae impression que toute bu Noblesse , fei édiles- maritimes et soldats ne se Sficvoknt saouler d'en dire du bien. Sa Majesté et tous lesMinistresde l'Étatl'en louaient aussi grandement et de la bonne administration qu'il a voit faite des denier» du Roi; je sais qu'il a été dit maintes fois par des plus grands, que sans l'obstacle de sa religion, le Roi l'auroit admis, en son Conseil et aux

plu&gfnandescharge^de l'État .

Quelque temps après étant de retour de Picardie, iwfc au mois d'octobre A 629* 1 , la Cour étant à Fontaine-

1 Le Hbi avait nommé le Mtoréchai au commandement de l'armée deBtc^dèyfrmrôrd'auùr; lerProvisnras lui en furent expédiées le

tm.

bleau, le Roi fit appeler le Maréchal de la Force en son Conseil, où étant , sa Majesté lui dit : Je vous ai choisi pour commander mon armée que fat en Bresse , sachant quelle est votre expérience et prenant toute confiance en votre capacité et affection, c'est pour le secours que je désire donner à mon cousin le Due de Mantoue , contre V Empereur et les Espagnols qui ont mis le siège devant Casai ; je vous ferai délivrer des instructions bien particulières de ce qui est de ma volonté.

En même temps sa Majesté écrivit au Marquis de la Force l en Hollande, où il avoit encore deux frères, les sieurs d'Eymet et de Tonneins, y ayant tous deux charges, et se trouvèrent au siège et à la prise de Bois-le-Duc, qui a été une des belles actions du temps; le Roi lui fit commandement de le venir trouver, qu'il se vouloit servir de lui en son armée, et qu'il y allât faire sa charge de Maréchal de camp.

Toutes les instructions baillées au Maréchal de la

25 septembre. La Force ne partit que yers la fin d'octobre et après qu'on lui eut délivré l'état qui assurait le payement et la subsistance des troupes ; cette pièce, qui fait partie des archives de la famille, est du 9 octobre. La correspondance du Maréchal ayec le Roi et le Cardinal ne commence que le 4 novembre suivant.

1 Voir toutes les circonstances de départ du Marquis de la Force pour la Hollande, et les lettres qu'il écrivit à sa femme pendant le temps qu'il y séjourna. (Correspondances, années 1628 et 1629.)

UYBE m, CHAPITRE XVI. 9

Force étaient pour tenir l'armée au long de la fron- «»• tière de Savoie, et les moyens qu'il falloit employer pour entreprendre sur les troupes dudit Duc, et, par ce moyen, faire une puissante diversion , d'autaiit que l'on voyoit bien que le Duc de Savoie joignoit ses intérêts avec l'Espagnol en cette guerre du Montferrat.

Le Maréchal de la Force se rend en Bresse, où le Marquis de la Force, son fils, arrive bientôt; et y ayant demeuré quelque temps avec l'armée, monsieur le Cardinal vint à Lyon avec le Maréchal de Schomberg et quelques vieux régiments, mande audit Maréchal de la Force de venir le trouver là, ce qu'il fit.

Le Duc de Savoie reconnoissant le désavantage 16î * qui lui pourroit arriver de se roidir, tache de s'accommoder avec le Roi, et offre à sa Majesté le passage de son armée en Savoie, Ses députés étant venus à Lyon , on traite pour les étapes dont il est convenu de la route et du prix. Le Maréchal de la Force eut la conduite de l'armée du côté du Mont- Cénis avec le Marquis de la Force , Maréchal de camp.

Ledit sieur Cardinal prit son chemin du côté du Dauphiné avec quelque cavalerie» et quelques ré-* giments, et ils se rencontrèrent presque en même

MÉMmE* mnooc m m force.

tin temps a Sure T an delà du Nbat-Céai* , aà* étant,. Ton ne pevd pas de tempe ; le Doc de Savoie avoùû promis de fournir les vivres nécessaires , oit le presse d'y satisfaire. Il se trouve Sort embarrassé, ne voulant rompre d'aucun côté; les armes du Roi nepouvoient aussi demeurer là inutiles, il y eut plusieurs pourparlers entre monsieur le Cardinal * et le Prinee*fePiéni®»t 2 . Ledit sieur Cardinal deraandok des vivres ^n payant; peur munir Casai et pour la subsistance de l'anaée* On Lui promet tout , et: sur cette espéranee., l'armée s'avance et fait denc ou trois logements; plus elle s'avance, moins l'on, voit l'effet des promesses qui étoient faites, et Faumée du Duc, qui n'étoit guères moins forte qus celle du Rei , la côtoyoît; c'étoit toujours* dès nemises. Le- sienrdardinal^qui commençait à découvrir qu'il y assoit là de la fourbe et qu'il mettait sot réputation et les armes dit Roi en périt, prit une 20 ma», ncaineUso résolutica» efc fait tourner l'armée demis'

1 Armand daPlessis, Cardinal de Richelieu. Tous les écrivain* contemporains ne l'appellent que Monsieur le Cardinal ; c'est ainsi <ju'«h Bsjmgne'Oiliwrés était seulement nemnéle Comte Duc.

2 Victor-Àmédé I er , second fils de Charles-Emmanuel, Duc de Sa*voie, portait le titre de Prince de Piémont depuis la mort de son frère atné^ ii avait épousé 'Christine de France, sœur de Leuis XIII, et il succéda à son père cette même année, étant alors âgé de quarante-trois ans. Depuis longtemps il prenait une part active à toutes le* affaires de rÉtat. '

J3VHI M, CHâMtrafc XML 41

Egnerol r l'envoie investir afin d'avoir un passage m* assuré dis coté de la f*?aae di'oà ii feUoit tarer tes vivres.

Le leroéeraam,. il y fut avec toute l'armée, et les canons étant en batterie contre*» rifle, «lie scre» dit. L'on fit de sl bonnes diligcnaes anse attaques dm château., qui est une t* ès-bonue place,, qu'ayant par deux endroits gagné le pied d'un bastion, fe «onzième jour de l'attaque, iis> se rendirent i r biea 30 mu* que k Marquis de Spinola r arme son ari»éey et le Duc, awc la sienne, nefbssetrt qu'à trois lieues* de &, ©u ils, éioiewt Tenus pour leu secourir , iby avoit déjà quatre jours* L'une des attaques se Faisort au -dedans de la ville par le Maréchal de Gréqui% l'amh t»; au dehors* t<sut à découvert par le Maréchal de h. Force sl la maiu droite, et par le Maréchal de Schanabeirg à la gauche:;/ et comme ces Généraux a voient le ccroiBûamlemeiii page tour, chacun sa se*- 5, il se rencontra que: s'était celiri eu ftteé*-

1 Voir (corre$pondancet, 24 février et 5 avril 1630) les lettre» du Marquis de la Force sur le passage du Mont-Cénis et sur la prise de ÊigneroL

2 Charles de Blanchefort et de Canaples, Marquis de Créqui. Il éJ>ousa successivement les deux filles de Lesdiguières et hérita de sa 3)ttché-Pairia., Un duel, qu'il eut jmkc lebàtatd de* Saroie, an sujet d'une écharpe, fit du bruit dans le temps, et ses exploits eu Italie lui acquirent la réputation d'un chefbraye et habile. 11 fut tué en 1638, au siège de Brème.

i««. chai de la Force, qui fut fort loué du grand travail et bonne diligence qu'il avoit faits de son côté, s'étant logé auprès d'un bastion aussitôt que le Maréchal de Créqui , qui étoit à couvert et qui n'avoit pas vingt pas à faire.

Cette place prise, il fallut songer à la mettre en état de se conserver; il s'écoula beaucoup de temps sans entreprendre autre chose; s'étant aussi engagés à fortifier l'entrée de la vallée de Lucerne, où il y avoit eu autrefois une forteresse nommée Briqueras , cela coûta beaucoup de temps et d'argent; le Maréchal de la Force y fut envoyé avec six ou sept mille hommes de pied et huit cents chevaux ; il ne partit point de là qu'elle ne fût en bonne défense. Il demeura dix-neuf mois en ladite armée dans le Piémont sans en bouger; ses confrères s'allèrent tous rafraîchir chacun à son tour. De quantité de belles expéditions qui y furent faites , il a dans toutes les occasions rapporté beaucoup d'honneur et de louanges; son expérience' et son courage s'y faisoient beaucoup remarquer.

Le Marquis de la Force,, qui ne s'épargnoit pas aussi, fit la première attaque de Saluces, de même celle de Villefranche et de Pancalier, qui lui

saoùi. réussirent toutes fort bien. Celle de Carignan l fut 1 Voir {correspondances^ août 1630) les lettres du Maréchal et du

UVRE m, CHAPITRE XVL il

fort remarquable : il avoit été envoyé avec un ré- ieso. giment seulement et deux cornettes de cavalerie, pensant que les ennemis eussent passé de là la rivière du Pô ; mais ils étaient revenus avec toute leur armée et s'en vinrent au devant de lui. La partie étoit mal faite , car il n'avoit rien pour le soutenir à plus de deux grandes lieues de là; il fallut payer de bonne mine, et s'aidant d'un ruisseau qui se trouvoit entre deux, il fit ferme là , témoignant tant de résolution que les ennemis crurent que toute l'armée du Roi y devoit être , de sorte qu'ils ne l'osèrent enfoncer ; s'il eût lâché pied, il étoit perdu. Il entretint l'escarmouche fort longtemps; enfin les ennemis qui vouloient repasser de là l'eau sur leur pont et craignant quelque désordre sur leur retraite, délogèrent.

Le Marquis de la Force, qui les faisoit suivre de loin, apprend qu'ils n'arrêtent point à Garignan et qu'ils vont droit à leur pont, va se saisir dudit Garignan et s'y loge ; quelque temps après toute l'avant-garde arrive.

Les ennemis, pour assurer le passage et leur pont, délibèrent de faire un bon fort à la tête; ils y font

Marquis de la Force, ainsi que celles du Roi et du Cardinal de Richelieu sur le combat de Carignan.

14 MÉMOflOS fl» «DC US IA AUGE.

m* travaille* jaur rt/mil avsfe telle diligpnceiqaedaM dou& jours ttfute&Jbaiiaeidftfaiae. . Messieurs «de Mûatafcare&cy i <et «TEfiat*, «pri étaient 4 Camgnaa avec une partie de L'armée, fioAt recofi&aîtfeice tarai! et ee jugent pas le dtorairttfe» taquerqu'ils n'aient l'arei» dii MarédhaA delaiEtatoe^ eft«e qui restait de l'aimée .avec lui, lequel étort demeuré An siège du château de ViUefm&obfc, bonne place, auquel il fiât fait ai bonne dHigem», qu'après environ deux *ônU «oups de «anou , ils se rendront. Ces messieurs quiétoient à<€arignan, le prient de â'&Yaacer ; il. marche dès le point tdo jour, y arrive sur le midi; l'on tient .conseil sur ce <fui ae devok faire; la ffésoluthm est prise d'attaquer ^e fart, il se charge de le reconnokne et de placer l'artillerie dès le soir, prépare (oui ce qu ? tt

ïïïmtin, Dmc dte lffiitammcT, Maréehal :de (France en Ifllft,

aprè&le combat de Veillane ; il embrassa le pArti.de Gaston d'0rleao,s* Vaincu et pris le 1 er septembre 1632 à Castelnaudary, il eut la tête tnnehee dans lH4tei-de-Vilte de Toulouse, le 30 octobre de la même année. 11 était âgé de trente-huit ans : la première et la plus illusttfi branche des Montmorency s'éteignit par sa mort, et tous ses biens fusent dévolus au Prince de Condé, qui avait' épousé sa saror.

2 Antoine Coiffier-Ruzé, Marquis d'Effiat, d'une famille du Bonrbonnais, Surintendant des finances et Maréchal de France en 1631 ; il mourut le 27 juillet 1632 devant Saverne. Il a laissé plusieurs ouvrages sur les finances et sur ses campagnes, ainsi que des mémjwre* manuscrits. M. deGiBqrMaw, Grand. Éouy«r d« France etûfavori de Louis XIII, était fils du MonfoftW xUlflsl.

font poiff «taatfet, ot'OrdameMiiifai»tiHiteir«kMa gir'en faisant k» j t p ygo eh es^ il faôscât m archer .4* scaur d'Jnmîac ^ Manfeiml de camp, i sa «mki droite avec un bon corps d ? i«£anteïrê»cÉ<fk kcm?» krie, pmr tts soutenir;; leMaarqpik de>la .fiance, aussi Moaréctal nie camp, suwec ma pareil ttttdbra.; marchait à 3a igauckc, et hacHt MasécUL *fe Ja Eoree ^tii miliem^Les emenia faot «orèir tfe i'iofruiterie et fldenneiltau défaut; ayantiait toundë* charge^ ik se pensent retirer en leur fort par des pacages qu'ils avoient laissés entre ledit fort «tlla rivièue; ces messieurs qui voient l'occasion y tes poussent; si fermement tous ces (rois corps A la foi», qu'ils entrent pêle-mêle et les foicemtâ la barbelé toute leur armée, qui en teewt tel éioHnementiei fut tellement ébranlée , que si le reste eût été préparé pour donner en même temps, ils mettaient tout en déroute; les ennemis y perdirent plas>de douae ou treize cents hommes et forcé prisonniers. Après cela le Maréchal de Schombefg «iaiavec cinq ou six mille hommes de rafraîchissement. Veillane fut attaquée et prise; Ton fit une cessation

J U Avait quatre-vingts ans, et s'y porta avec .autant de vigueur qatan jeune homme, disant à ceux qui l'en vonloient divertir qu'il ne naaafdoit gu'un ou deux an* contse trente, quarante, xinquante

6 août.

d'armes pour quinze jours, les sieurs de Montmorency et d'Effiat s'en retournèrent en France, bientôt après arriva le Maréchal de Marillac ' avec quelque nombre de cavalerie.

L'on se prépare pour le secours de Casai, il se fait quantité de farines, de biscuit et de pain; l'on envoie le bagage de toute l'armée en lieu de sûreté pour se décharger et aussi pour employer tous les chariots et mulets à porter lesdits vivres; les trois Maréchaux de la Force, de Schomberg et de Marillac, après avoir pourvu à tout, donnent le rendezvous général de toute leur armée, prennent leur ordre de marcher et forment les trois corps avantgarde, bataille et arrière-garde, où chacun aie commandement à son tour.

C'étoit une haute entreprise, les ennemis avoient en leur armée huit ou neuf 'mille hommes de plus que celle du Roi; ils étoient très-bien retranchés par une grande circonvallation; outre ce, ils étoient maîtres de la ville et du château , il n'y avoit que la citadelle qui tînt pour le Roi, action la plus gé-

1 Louis de Marillac, Maréchal de France en 1629 pour avoir conduit l'armée de Champagne en Languedoc; s'étant joint à la Reine- Mère dans le complot formé contre Richelieu, il devint une victime de la journée des dupes (11 novembre 1630). Le Cardinal, sous prétexte de quelques exactions qu'il avait commises en Champagne, le fit condamner à mort ; il eut la tête tranchée à Paru le 10 mai 1632.

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