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iu». la plaoç et ramené l'année à deux lieue* de Veil~ lane,;le Manfohai.de.ScluHnstage^ Roi de s'en retourner >en France, et ledit Maréchal de U Force paçut encore iu nouveau commandement 1 de sa Majesté de demeurer en aan armée; puis sur ike ouvertures qni furent -mises en avant pour la paix, le Aoi lui écrivit que leomme il i'avoit dignement servi duaraat la guerre., qu'il voutoit qu'il le servit aussi à faire la pak, et que pour œt effet il lui envoyait un Pouvoir exprès avec Commission de son Ambassadeur extraordinaire , et que ledit sieur de Servien 2 , Secrétaire d'État, aussi son Ambassadeur extraordinaire, s' acheminerait bientôt vers lui, instruit de ses volontés, test. Cela dura bien deux mois, pendant lesquels il y „ avoit toujours des allées et venues de la part du Duc de Savoie et du sieur Galas 3 qui commando il l'armée de l'Empereur , vers ledit Maréohal , soit
1 Le Roi lui avait d'abord accordé son congé, nais il changea d'avis trois jours après. (Voir correspondances, 11 et 14 novembre 1630.)
2 Abel Servien, sieur de Sablé, était alors chargé du département de la guerre ; négociateur habile, il -signa le traité de Westphalie en 1648, devint Surintendant des finances en 4683, et mourut en 1659.
3 Mathias, Comte de Gallas, Feld-Maréchal au service de l'Empereur, se signala pendant la guerre de trente ans; mais à sa dernière campagne contre les Suédois, en 1644, il éprouva de grands revers. H y acquit, dit Schiller, la réputation d'être te plus grand Général du monde pour perdre une armée. Il mourut à Vienne en 1647.
fttw ajuster les moyensde l'entrevue pgmr 'ledit mt . traité 1 , *soift'pour plusieurs choses qui survenaient & cause que toute l'armée du Roi étoit dans «ses termes, «et que pouren empêcher les désordres, ledit Duc a voit 'promis de fournir les 'bleds pour le pain de munition dont ils étaient convefros du prix. 'Os longueurs obligèrent ledit Maréchal de la Foroe* qui voyoit quecefa tes Twènerok jusqu'aux chaleurs, de supplier ie Roi démettre quelqu'un en sa place, et qu'il plût à sa Majesté lui permettre de 6'aller rafraîchir, ce qui hii fat accordé avec des termes les plus honorables qu'il pou voit souhaiter, en témoignant les contentements que sa Majesté avoit de son service; le sieur Maréchal de Toyras * y fut envoyé, entre les mams duquel il remit l'armée du Roi, et reprit son chemin en France:
Il alla trouver sa Majesté à Fontainebleau, de laquelle il reçut beaucoup de caresses et de témoignages de satisfaction ; dès le lendemain il eut com-
1 Voir, pour ces négociations, différentes lettres du Roi et du Maréchal delà Force. {Correspondances, 30 décembre 1630; 23 janvier, 13 février 1631.)
2 Jean du Caylar, de Saint-Bonnet, sieur de Toiras, commença sa carrière par être capitaine de la yolière de Louis XIII, mais il se signala bientôt à la guerre par une rare intrépidité; Maréchal de France en 1630 pour atoir détendu Casai, il encourut la disgrâce de Richelieu, et mourut au service du Doc de Savoie, en 1636, combattant pour les intérêts de la France qui l'avait repoussé.
*•«. mandepient de se préparer pour aller commander son armée en Champagne, sur les changements qui étoient survenus, à cause de l'éloignement 1 de Monsieur, frère du Roi, qui s'étoit retiré en Lorraine, et ne se parloit que de grands préparatifs d'armées qui se faisoient de tous côtés.
Ledit Maréchal de la Force s'étant rendu en Champagne, alla visiter toutes les places de frontière, faire pourvoir au travail et munir aux places de ce qui étoit nécessaire, suivant l'ordre qui lui en avoit été donné; il reçut commandement de sa Majesté d'aller attaquer quelques troupes qui s'étoient avancées vers le Bassigny, entre la Franche- Comté et la Lorraine, à un lieu appelé Saint-Loup. Comme il fut sur les lieux et disposé toutes choses pour cette exécution, lesdites troupes délogèrent de bonne heure; il y avoit huit cents chevaux et six ou sept cents hommes de pied. Sa Majesté, qui croyoit que cette affaire rencontreroit plus de difficultés, s'étoit approchée elle-même jusqu'à une journée dudit Maréchal, lequel lui ayant donné avis comme lesdites troupes avoient quitté, sa Ma-
1 Voir {correspondances, 1", 2 et 22 février 1631) deux dépêches du Roi au Maréchal de la Force et au Comte de Saint-Paul, ainsi qu'une lettre du Marquis de la Force sur la retraite du Duc d'Orléans.
LIVTŒ m, CHAPITRE XVI. 21
jesté s'en retourna, et fit commandement audit Ma- îasi. réchal d'élargir les troupes de son armée dans la Champagne, pour soulager les lieux où elles étoient et pour les faire vivre plus commodément. Ce que ayant fait, et s'étant rendu à Châlons , il eut avis que des troupes se présentoient à l'autre extrémité vers Mouzon et Mézières, et que Ton avoit quelque dessein de ce côté-là; il part soudain et se rend audit Mouzon, où il eut commandement du Roi d'y faire trouver une partie de l'armée, et à quel prix que ce soit qu'il chargeât * les troupes qui se présenteraient vers cette frontière. En ce même temps, il court uu bruit que monsieur de Bouillon 2 avoit été gagné par la Reine-Mère, qui étoit en Flandre, et devoit mettre Sedan entre les mains de Monsieur, frère du Roi ; le Maréchal de la Force eut commandement de voir madame 3 de Bouillon, pour en être éclairé, qui lui témoigna son affection toute en-
* Voir les lettres du Roi et du Cardinal. ( Correspondances, 17 septembre, 5, 6 et 7 novembre 1631.)
* Frédéric-Maurice, deuxième Duc de Bouillon, de la Maison de la Tour d'Auvergne, et frère atné du Maréchal de Turenne, servait alors les États-Généraux sous Frédéric de Nassau, Prince d'Orange, ion oncle ; il s'était distingué à une affaire près Bois-le-Duc, en 16*29.
3 Elisabeth de Nassau, seconde femme et veuve de Henri de la Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne et premier Duc de Bouillon. Voir deux lettres d'elle au Maréchal de la Force. {Correspondances, 15 novembre 1631 et 17 mars 1632.)
fils, et pour cet effet, envoya une Commission expresse au Maréchal de la Force, et commandement d'aller lui-même audit Sedan pour cet effet, ce qui n novembre, fut accompli * avec toutes les formalités requises, et lui reçu fort dignement, faisant marcher cent chevau-légers à sa tête et ses gardes. Soudain il en donna avis à sa Majesté, qui en demeura grandement contente. Cette affaire étoit importante, et sans doute pouvoit prendre un mauvais branle, sans le soin et bonne conduite qu'y apporta ledit Maréchal de la Force, et la confiance que prenoit en lui ladite dame de Bouillon.
1 Voir le procès-verbal du serment de la Duchesse de Bouillon, et la réception du Maréchal de la Force {Mercure François, tome 17, page 186), et les lettres du Roi et du Maréchal sur cette affaire. (Correspondances, 11 et 16 novembre 1631.)