‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III ... et autres peronages marquants depuis la Saint-Barthélemy jusqu'à la Fronde; pour faire suite à toutes les collections de mémoires sur l'histoire de France; (volume 3)Chapitre 6 sur 114 · SO MÉMOIRES HO WK3 DE IA TORCE · texte numérisé non relu

SO MÉMOIRES HO WK3 DE IA TORCE

i«32. fort mal/ même audit Duc de Bavière auquel il envahit tout son pays.

Mai. 'Cefa ftt que sa Majesté commanda *u Maréchal de la Foroe de ramener son armée tous les trois Evècbés 4e MeU, Toul et Verdun 1 et de mettre les Groupes eu garnison.

L'armée ne demeura pas là huit jours que sur les avis queJeiRoi iciit que l'Electeur de Trêves désiroit être aidé de m .protection et mettre entre les mains de sa Majesté ses meilleures places, ledit Maréchal de la Foroe eut commandement de sa Majesté de remettre toute son armée ^n corps promptement et qu'elle envoyoit le Maréchal d'Effiat 2 , Surintendant de ses finances, qui portoit forée argent pour ladite armée, et que par lui il sauroit ses volontés. Aussitôt qu'ils furent joints, ils marchent avec toute l'armée à Metz, à Saint-Avold, à Sarbruck et vont se jeter dans les logements que faisoit état de prendre l'armée espagnole qui étoit à Trêves et venoit de Flandre, commandée par Gonzalgue 3 de Cordova, oùMonsieur, frère du Roi, s e-

1 Voir ( correspondances, 6 mai 1622) une lettre du Maréchal de Schomberg au Maréchal de la Forée.

2 Correspondances, 12 mai 1632.

3 Gonsalve-Fernandès, Prince de Maratra, de l'illustre Maison de Cordoue, dit le second grand Capitaine, Gouverneur du Milanais «n 1627. Il fut envoyé en ambassade extraordinaire en France l'année 1632, et fit ce que jamais Ambassadeur n'avait fait ayant lui; il re-

wrvis m, chapitre mu. il

toit atusi joint aveoses troupes, et l'armée du Comte m*. d'Embden 4 pour l'iEiiyperenr, qui veaoit du Palatinat; le Marquis de la Force fat commaaidé d'aller avec Pavant-garde et «deux canons se saisir de k ville de Samt-Vander*, oe qui hii réussit fort 3omai. heureusement; il y trouva des Commissaires de ^Espagnol avec le maga&ia des pains de munition qu'Us aboient fait faire pour leur armée.

•Ce voyage se foisoit principalement en intention de favoriser leys troupes qu'il failoit jeter dans les places que baiHoh l'Electeur de Trêves*, ce qui fiit exécuté fort bien; l'on mit dans la Tille de CoWentz et la forteresse de Hermenstein 4 mille bons hommes de pied et eent bons chevaux, commandés par le

fusa le présent de Louis XIII, qui consistait en une épée garnie de diamants avec son baudrier de la valeur de dix mille écus. Il mourut en 164 S, après avoir pris une paît três-aclÎYe à la guerre de trente ans. Voir une lettre de lui au Maréchal de la Force. ( Correspondances, 2 juin 1631.)

*GhmU>phe, Comte d'Qst-Frke; on l'appelait communément le Comte d'Embden. Il prenait ces deux titres dans sa correspondance avec le Maréchal de la Force ; il était Gouverneur du Duché et de la place 4e Luxembourg.

2 Saint-Wendell, dans les Mémoires de Richelieu.

3 Christophe-Philippe de Soetern, Archevêque de Trêves et Évêque àe Spire, 'S^taft-mis sous la protection de la France ; il en fut cruellement puni en 1635, car les Espagnols, ayant surpris Trêves, l'emmenèrent prisonnier. Ce lut un des griefs allégués par le Roi dans sa déclaration de guerre à l'Empereur et à l'Espagne.

4 Hermannstein, ou Erhenbwitenstein, forteresse située sur un rocher et sur la rive droite du Rhin, en face de Coblenti ; l'Électeur de

tm. sieur de la Saludie ! . Cela trié de l'armée, il y avoit encore une place fort importante à pourvoir, mais Ton attendoit les nouvelles dudit Electeur de Trêves qui étoit traversé par les troupes de l'Empereur et de l'Espagnol; et sans la bonne diligence qui fut faite par les Généraux d'armée, six jours seulement faisoient prendre celle de Hermenstein.

Comme l'armée du Roi étoit entre ces deux autres armées pour cette expédition, les Généraux eurent avis que Monsieur, frère du Roi , avec toutes ses troupes, et Gonzalgue avec son armée, étoient allés ajoiû- passer au-dessous de la ville de Metz à Thionville et venus joindre monsieur de Lorraine à Nancy.

Le Roi, duquel ils avoient avis tous les jours, leur mandoit comme il s'en venoit à eux avec douze mille hommes de pied et quinze cents chevaux ; ils eurent opinion que cette jonction de Monsieur, frère du Roi, de Gonzalgue et du Duc de Lorraine, étoit en intention de se mettre entre deux et essayer à la faveur du pays du Duc de Lorraine de prendre quelque avantage sur l'une des deux armées;

Trêves l'avait fait reconstruire peu de temps avant de la remettre entre les mains du Roi de France.

1 C'était le même qui, en 1621, avait porté à d'Épernon les ordres du Roi pour expulser M. de la Force du Béarn JNommé Gouverneur d'Hermannstein, il s'y défendit bravement, quoique à la fin il fût obligé de se rendre.

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