LES HABITANTS DE LA ROCHELLE AIT MARÉCHAL DE LA FORCP
Leur traité »'est pas exécuté. — Us se plaignent de nouveaux, impôts et de l'érection de nouvelles forteresses autour de leur ville. — Ils réclament l'appui de 91. de la Force.
Monseigneur, le rang émineni <gue vous tenez entre ceux *<hsqui par la grâce du Seigneur font même profession de Reli- 18 gioo igné-flous en ce Royaume, nous oblige en ces occurrence» de vous représenter au vrai ce qui a été de nos comporte-* mente et du traitement qu'avons reçu, notamment depuis 1a Dédatatio» de la paix faite devant Montpellier. Vous savez, Monseigneur, que S. M. nous fit entendre, même par article formel, portant qu'après qu'aurions reçu et fait publier la paix en* cette ville, envoyé des députés vers Mgr le Comte de Soissôns poer tari faire les soumissions requises, fait retirer Y armée navale de cette ville , licencié les gens de guerre qui étaient parmi nous, démoli les fortifications des lies de Rbé etd'Okt on* rendu les vaisseaux: de M. de Nevers ( sans y être précisément obligés pat fetra&Éé), et député vers S. M. pour lin raaaafcfec lesennenH de: fidélité, snbjection et obéia&aaiee? <fm les fort* de F Aiglon ef edui qui est proche de cette vile, seroievt fané*, ïout ce que dessus a été, long-
temps y a, exécuté de notre part; néanmoins le rasement desdits forts nous a été jusqu'ici non-seulement dénié, quelque sollicitation assiduelle que nous en ayons faite par nos députés qui ont toujours été depuis aux pieds du Roi, pour le supplier très-humblement nous faire jouir promptement et sans remise de l'effet de ses royales promesses, mais , au contraire , on a parachevé lesdits forts depuis la paix, quelques plaintes et remontrances que nous en ayons pu faire à S. M. par nos députés ; on a même depuis un an établi nombre de Maltôteries en ce Gouvernement, et levé de grands et inouïs impôts sur le bled, vin et autres denrées qu'on apporte en cette ville, même sur les fruits qui croissent dans les borderies et métairies des habitants d'icelle, au préjudice de nos anciens et très-exprès privilèges ; et quelque plainte qu'en ayons de jour en jour réitérée par nos députés à la suite de la Cour, nous n'avons pourtant pu obtenir justice, non pas même une surséance pendant procès , combien que nous ayons exhibé nos privilèges au Conseil de S. M., portant exemption entière de tous subsides et impositions, notamment sur les fruits dudit Gouvernement. On fait aussi valoir sur nous les lettres de représailles comme au plus fort de la guerre, et nous recherche-t-on, et nos circonvoisins, des choses couvertes par l'Édit, tant civiles que criminelles. Mgr de Soubise nous ayant écrit du treizième de janvier de la présente année, que les manifestes contraventions au traité de ladite paix avec plusieurs apparents présages de desseins formés à la ruine de ceux de notre Religion , l'avoient obligé à se mettre en état de faire que le Roi fût obéi en l'exécution de ses royales promesses, et spécialement en celles qui regardent la démolition du fort près la Rochelle, de quoi si nous pouvions tirer des assurances si certaines que Ton n'en pût douter, et lui et ceux qui se trou voient joints en si juste et nécessaire parti, se retireroient là par où l'on voudroit Cette déclaration , quelque nécessaire qu'elle nous pût sembler pour notre bien et repos , ne fut pourtant par nous embrassée ni ne l'a été depuis, quoiqu'il fût assez manifeste que les navires pris par ledit Seigneur, ensemble le grand nombre de pâlies, tranchées, pieds et hottes, étoient pour exécuter le dessein de bâtir encore d'autres forts prés