‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III ... et autres peronages marquants depuis la Saint-Barthélemy jusqu'à la Fronde; pour faire suite à toutes les collections de mémoires sur l'histoire de France; (volume 3)Chapitre 83 sur 114 · V. DE BRASSAC AU MARECHAL PB LA FORGE · texte numérisé non relu

V. DE BRASSAC AU MARECHAL PB LA FORGE

lujoneUon à M. de Lorraine de licencier ses troupes. — La Princesse de Pfeabbourg assiégée par les Suédois.— Marche du Cardinal Infant

Monsieur, j'ai reçu celle qu'il vous a plu m'écrire par votre garde ; j'avois déjà appris comme quoi vous aviez fait exécuter l'affaire de Sirck, lequel est parfaitement bien allé. Quant aux troupes de M. de Lorraine, il m'envoya ici le même exempt qui vous étoit allé trouver , pour me demander ui| consentement par écrit de licencier ses troupes, à quoi je ré^ pondis que j'estimois bien, que comme vous lui aviez dit, qu'il feroit plaisir à S. M. de les congédier, mais que ce consentement par écrit (que je ne croyois pourtant pas nécessaire) devoit être du Roi ou de vous; maintenant on n'est plus en ces termes, car le Roi lui a spécifié sa volonté par le retour d'un gentilhomme qu'il lui avoit envoyé, laquelle est qu'il vous envoie sesdites troupes, et les paye ou qu'il les licencie. Je vous écrivis hier, Monsieur, comme madame 1$ Princesse dePhalsbourg m'avoitprié de vous mander qu'elle étoit assiégée par les Suédois ; je ne sais si ce n'étoit point pour disposer des excuses, afin de ne congédier point cesdites troupes; toutefois l'on assure que les Suédois y ont été; vous le pourrez mieux savoir.

Pour le voyage de M. d'Arpajon, je crois que M. l'Electeur de Trêves s' étoit bien avancé ; ces messieurs qui sont sur les lieux, sont bien plus croyables que lui.

Il est vrai que ss l a tenu conseil pour s'éloigner, mais enfui il s'est résolu d'attendre; Salomon 2 a écrit à Denis 3 qu'il sût si Calisto * lui veut donner contentement sur l'affaire de Jacob 5 ; et suivant un mémoire que Daniel 6 a envoyé à «Sfônas$è$\ lequel est un peu long, demandant éclaircissement sur les affaires de Lisis*, Antoine 9 est allé vers ss l0 ; je ne sais ce qu'il répondra, et s'il ne résoudra point de faire ce tju'Qn avoit dit à Félix i0 qu'il avoit déjà fait, je ne le crois pas.

4 Lorraine. — '• Le Rof. — * Srassae. -r « Lorraine. — •* Monrievr. — * te *U- 'lamine.-' J* totaca* ftargvwrite.*-' Wiww**- 14 ** Font»

Le bruit a couru que le Cardinal Infant étoit passé, et même

«laitier. m # de Lorraine a fait mettreen prison l'Intendant de ses postes

gui ne l'en avoit point averti ; depuis, on m'a assuré que ce

n'étoit pas lui , mais un Seigneur allemand qui aUoit à

Bruxelles.

Je ne faudrai point d'écrire samedi pour notre affaire, afin qu'il soit poursuivi vivement, volontiers que l'éloignement du Conseil (le Roi étant à Chantilly), le pourroit retarder. . Je suis bien marri de votre indisposition , et prie Dieu qu'il vous l'ôte, demeurant, etc. , etc. Brassac Nancy, ce 12 e janvier.

IS janvier.

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