‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 4)Chapitre 65 sur 106 · LIVRE m, CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAPITRE XXIV

qui arrêta ce discoureur, jugeant bien qu'il s'étoit i*»»mal adressé.

Ledit Marquis continua son voyage et s'en alla faire ce récit à monseigneur le Cardinal, lequel soudain lui dit : Je veux vous montrer que j'en sais flus que vo\is. Et tirant un papier de sa poche, lui fit voir un mémoire qu'il avoit sur ce sujet, auquel il étoit nommé, et se tournant vers lui : Vous avez été bien sage d'en user ainsi; si vous ne V eussiez fait, vous eussiez été en peine ; allez-vous-en trouver le Roi et lui faites savoir la même chose que vous me venez de dire. Ce qu'il fit soudain, dont sa Majesté lui témoigna beaucoup de gré.

Ledit Maréchal, son père, continua son voyage et alla de là à Saint-Germain faire sa révérence à leurs Majestés, desquelles il reçut tout le bon accueil qu'il eût pu souhaiter, et de même de son Eminence, qu'il trouva à Ruel. Son principal séjour fut à Paris, où il demeura six à sept mois pour im. des affaires qui l'y retenoient. Les continuelles visites qu'il eut généralement de tous les Grands et même de plusieurs des messieurs du Parlement, ses amis particuliers, témoignent la bonne estime en laquelle il étoit de tout le monde. Il alloit de temps en temps faire sa cour à Saint-Germain, recevant toujours de grandes caresses de sa Majesté, qui lui

>6w. disoit souvent qu'elle désiroit qu'il conservât sa santé et qu'elle le réservoit pour le besoin, afin de s'en servir en une bonne occasion. Après avoir pourvu à ses affaires, il s'en revint chez lui avec la permission de sa Majesté.

CORRESPOADAIVCES

ET

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