LE DUC DE DEUX-PONTS AU MARÉCHAL DE LA FORCE
Il le prie d'épargner ses sujets ruinés par la guerre.
u février. Monsieur , comme la conformité de religion (en laquelle votre foi, zèle et constance vous mettent en exemple à notre siècle), nous unit d'un lien bien indissoluble, et m'oblige de plus près à vous honorer et servir : aussi me suis-je persuadé que cette même considération vous porteroit plus aisément qu'aucun autre, à celle de la désolation et impuissance esquelles la rigueur de la guerre a précipité mon Etat, pour épargner mes pauvres sujets, desquels il est impossible d'arracher le reste de leur naufrage sans les réduire à la faim, leur sucer le sang et leur ôter la vie , laquelle plusieurs de leurs ancêtres, sous la conduite des miens, ont autrefois valeureusement exposée en France pour le secours de ceux qui faisoient profession de pareille créance. Ce n'est pas que je ne sois disposé de tout mon cœur à rendre service à S. M. Très-Cbrétienne, selon mon possible; mais je juge qu'à son grand préjudice, son armée donnant par un surcroît de charge le dernier coup de ruine à mes sujets, elle y pourra prendre part par l'incommodité dans laquelle leur impuissance les réduira. C'est pourquoi, outre celles qu'en
14 fèYiier.