‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 4)Chapitre 80 sur 106 · LE COMTE DE NASSAU AU 3IARÉCIIAL DE LA FORCE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE NASSAU AU 3IARÉCIIAL DE LA FORCE

Mission des sieurs de la Haye et Jenin.

Monsieur, étant naturellement porté au respect et à l'en- i632. treticn des personnes de piété et de mérite , entre lesquelles 28 janvier. je sais que vous possédez les premiers rangs , j'ai cru être obligé à satisfaire à mon inclination, en vous rendant particulièrement ce devoir. C'est pourquoi j'ai dépêché vers vous le sieur de la Haye, gentilhomme de mon Conseil , et le sieur Jenin , ministre de la parole de Dieu , auxquels j'ai donné charge qu'en apprenant l'état de votre santé, ils vous exposent aussi la confiance que j'ai prise en votre affection, et la passion en laquelle je suis de vous servir lorsque l'occasion à laquelle j'aspire me sera si favorable que de s'en présenter. Us vous diront donc ce qui en est, selon leur capacité, à laquelle je me remets, vous suppliant leur ajouter foi , et surtout vous persuader que je suis parfaitement, etc. Guillaume-Louis Comte de Nassau Sarbruck. De Sarbruck, ce 28* de janvier.

M. DE FEUQUIÊRE AU MARÉCHAL DE LA FORCE

Motifs qui l'ont empêché de lui écrire.

Monseigneur, l'espérance dans laquelle de jour à autre ^f^^»on m'a tenu ici de m'expédier, m'a fait manquer jusques à aujourd'hui à me donner l'honneur devons écrire, remettant

362 CORBESPONDANCES.

1632. à VOUS aller moi-même demander pardon de ce que je tarde 2 février, ^j longtemps à m'en retourner. Mon déplaisir est que je suis arrivé, et que je n'ai seulement encore pu faire parler de mes affaires. Vous savez, Monseigneur, de quelle importance elles me sont pour les abandonner : ce qui me fait croire que vous ne trouverez pas mauvais mon opiniâtreté à en venir à bout; cependant je fais ce que je puis pour faire en sorte que l'on vous envoie M. le Comte de la Gaze, pour donner le moyen à M. le Marquis, qui je m'imagine voudroit bien faire un tour en ces quartiers, de le pouvoir faire. Pour les nouvelles, elles sont ici si secrètes, que je pense que vous croirez facilement qu'elles ne viennent pas jusques à moi ; c'est de quoi je crois, Monseigneur, que vous vous mettez le moins en peine, et que l'on vous feroit plus de plaisir de vous envoyer de quoi faire subsister l'armée , ce qui, je crois, ne vous met pas en petit souci. Il ne faut jias une moindre expérience que la vôtre pour en venir à bout. Feuquière. De Metz, ce '2" de février.

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