‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 4)Chapitre 9 sur 106 · LIVRE m, CHAPITRE XVH · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAPITRE XVH

pour s'en retournera Paris, et avant de partir, 1632. messieurs de son Conseil étant avec lui , il envoya chercher le Maréchal de la Force et lui dit : J'ai telle satisfaction des services que vous m'avez rendus, que je désire les reconnoitre et vous témoigner ma bonne volonté ; je vous donne la charg e de Maître de ma garde^ robe, qui est une des charges^ qui approche le plus de ma personne ; vous en pouvez disposer comme il vous plaira, V exercer autant que vous voudrez, et la remettre à votre fils quand vous voudrez ; je le vous permets. Sa Majesté commanda les Provisions lui en être délivrées, et après lui en fit prêter le serment.

Il en fit la charge pendant qu'il fut auprès de sa Majesté, qu'il accompagna jusqu'à Montauban, qui s'en retournoit à Paris, et de là, elle lui permit d'aller passer en sa maison de la Force, où il ne demeura que quatre ou cinq jours. Etant arrivé en la Cour, sa Majesté témoigna un grand contentement de le voir, et ayant exercé ladite charge encore quelques mois , il supplia le Roi qu'il trouvât bon qu'il la laissât au Marquis de la Force, son fils 5 ce qui lui ayant été accordé, les Provisions expédiées et le serment prêté, il entra en exercice de

ï Cette charge n'était pas alors sans importance, attendu qu'il n'y avait pas encore de Grand-]\IaUre de la garde-robe , cet office n'ayant été créé qu'en 16<39 par Louis XIV, pour le Marquis de Guitry,

1632. ladite charge, qui lui réussit si bien, que sa Majesté faisoit connoitre tous les jours combien elle avoit son service agréable.

Comme le Roi revenoit du Languedoc, Monsieur, son frère, qui étoit vers la ville de Tours avec l'agréalion de sa IMajesté, soit sur le déplaisir qu'il put avoir de la mort du Duc de Montmorency, ou des ombrages que ceux * qui étoient auprès de lui lui pouvoient donner, partit de là soudainement et tonovembrc.se retira encore à Bruxelles en Flandre.

1 Puylaurens, favori de Gaston, le détermiaa à aller rejoindre en Flandre Marie de Médicis.

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