‹ Mémoires authentiquesChapitre 105 sur 146 · Le surlendemain, 3 novembre [Luynes, t. IV, p · texte numérisé non relu

Le surlendemain, 3 novembre [Luynes, t. IV, p

2. D'Argenson dit (t. IV, p. 42) : « C'est M. de Richelieu qui a arrangé toute la quitterie du Roi et de M""^ de Mailly. Le

une fois à Paris, ne revint plus à la cour, le Roi n'ayant pas la même répugnance pour l'empêcher d'y revenir que celle qu'il avoit pour la Taire partir de force * . Alors, W' de la Tournelle fut pour ainsi

Roi l'a mandé pour revenir ici de l'armée de Flandre beaucoup plus tôt qu'il n'eût fait sans cela. Il a conseillé au Roi d'écrire chaque jour un billet à la maîtresse délaissée, puis tous les huit jours, et, quand on lui raconte ce que le Roi a déjà fait sur cela, il dit : « Cela est selon mes principes, etc. »

1. On sait que M°"' de Mailly se trouva sans maison, sans fortune, et accablée des dettes que sa magnificence et son désintéressement avaient accumulées pendant les années de sa faveur. Voici ce que fit le Roi pour elle : « Aujourd'hui, 5 octobre 1742, ayant agréé la démission que la dame comtesse de Mailly a faite en faveur de la dame marquise de Flavacourt, sa sœur, de la place de dame du palais de la Reine, S. M. a voulu dédommager ladite dame comtesse de Mailly de la perte qu'elle fait des appointements aUribués à ladite place, et désirant même lui donner une nouvelle marque de considération, S. M. après s'être fait représenter son brevet du 20 novembre 1734, par lequel, pour les causes y contenues, elleauroit accordé 3.000 fr. de pension à ladite dame comtesse de Mailly, a juge à propos de l'augmenter jusqu'à la somme de 12. 000 fr. ;... veut et entend qu'elle en jouisse sa vie durant à commencer du 20 novembre 1741. . . « (Arch. nat. 0^86, f° 435.) Cette générosité fut complétée plus tard, en guise d'étrennes, par un don plus considérable, c Aujourd'hui, 30 décembre 1742, le Roi étant à Versailles, voulant donner à la dame comtesse de Mailly une nouvelle marque de sa bienveillance, S. M. lui a accordé et fait don de la somme de 20.000 fr. de pension. . . « (f° 528). Un peu plus tard, le Roi, pour tirer M"^-^ de Mailly de l'embarras où la mettaient ses créanciers, lui fit don de tout ce qui garnissait la maison qu'il lui avait donnée pour logement, diamants, bijoux, argenterie ou meubles (brevet du 4 mars 1743), et enfin, le 27 août de la même année, il lui accorda encore la jouissance, sa vie durant, de la maison que la duchesse de Le-sdiguières occupait précédemment dans la rue Saint- Thomas du Louvre [0*S1, f" 353 et 480 v").

dire maîtresse déclarée, et peu à peu elle le fut de la cour, et son crédit augmenta toujours par l'usage qu'elle en faisoit.

Quand M. de Richelieu arriva de l'armée, il trouva M™* de la Tournelle au comble de la joie et de la satisfaction, et il part il pour aller tenir les États de T^anguedoc.

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