‹ Mémoires authentiquesChapitre 52 sur 146 · INTRODUCTION. LIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LIX

à sa façon, les Mémoires, plus authentiques, de Villars * ou de la Fare ^ ; fouillant dans la correspondance de Madame, duchesse d'Orléans, dans les papiers de la Bastille, ou même dans les archives des Affaires étrangères (sur ce terrain il a devancé Lémontey) ; mais répétant toujours des maximes telles que celle-ci : « Un auteur de Mémoires historiques doit être d'une exactitude si sévère, que c'est en lui un vrai crime de renforcer ou d'affoiblir les couleurs, de taire des vérités importantes ou de les altérer, de prendre le ton moqueur et de se permettre les satires ^. »

Quant à M. de Richelieu, disons-nous, il ne sert que très incidemment de prétexte à certains chapitres dont l'impudence est caractéristique. Faut-il en citer quelques-uns : ceux de la duchesse de Bourgogne, du Masque de fer, de la conspiration de Cellamare, du duc d'Orléans ?

Après avoir indiqué, sans trop de rélicences, la nature de la liaison qu'il suppose avoir existé entre la duchesse de Bourgogne et le jeune duc, son filleul ^ Soulavie juge bon d'ajouter à ses premiers dires par une note insérée à la fin du volume *, et là, il fait renouveler par le maréchal lui-même un demi-aveu de son bonheur précoce et de la première et la plus illustre de ses conquêtes ®. Bien qu'un moderne rééditeur des Mémoires et de

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